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En attente de la bascule

  • il y a 3 heures
  • 2 min de lecture

Si au fil des pointages quelques changements s'opèrent, sur l'eau la monotonie n'est pas à l’ordre du jour. Dans un flux sud-ouest d'une bonne vingtaine de nœuds, les 35 solitaires se démènent de la meilleure des façons pour faire face à cette mer croisée et assez haute qui ne facilite pas la tâche. La vie penchée n'est pas une option, elle est imposée et dans ces conditions les marins doivent tenter de se reposer, de se nourrir et de s’hydrater, tout en gardant en tête que pour bien performer, il faut barrer et faire attention à son matériel.


A l’arrière de la flotte, trois solitaires se font légèrement décrocher, Ellie Driver (STEM on the Startline), Marie Gendron (Kereis SNCF Voyageurs) et Joss Creswell (digiLab).

Les leaders, quant à eux, sont à un peu moins de la moitié du parcours et progressent à plus de sept nœuds vers le sud. Il y aura une bascule à négocier mais qui n’interviendra que demain. Il sera alors temps de penser à la suite et surtout à l'atterrissage sur l’Espagne et la zone de petit temps le long de la côte. Comme en cyclisme, les premiers alternent en tête pour reprendre des forces et passer le relais. Une similitude très lointaine mais après Nicolas Lunven (PRB) c’est au tour d’Arno Biston (Article.1) d’emmener ses concurrents vers l’autoroute du soleil.

©Nicolas Lunven
©Nicolas Lunven

« Il y a des petits points, parfois assez intéressants. On a vu notamment Arno Biston à un moment donné qui a tiré la barre pour essayer de transformer le latéral qu'il avait dans l'ouest du gain vers le sud. C'était assez efficace à un moment donné. La flotte est un peu positionnée pour la prochaine bascule qui n'aura lieu que demain. On sent bien dans les échanges avec les marins, en tout cas entre les marins entre eux, que ça a été vraiment éprouvant. Pas mal de petits bobos matériels, tous très humides. Et là, on touche le premier rayon de soleil qui va faire le plus grand bien à la flotte, je pense. L'heure était aussi au repos pour pas mal d'entre eux », analyse Yann Chateau, directeur de course de La Solitaire du Figaro Paprec.

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