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Paul Morvan (Foricher - French Touch), vainqueur de la troisième étape et 3e du classement général de La Solitaire du Figaro Paprec 2026

  • il y a 8 heures
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 6 heures

Paul Morvan (Foricher - French Touch) a franchi la ligne d’arrivée au Havre en 1ère position ce jeudi à 01h17m57s heure française. Il aura mis 3 jours 6 heures 17 minutes et 57 secondes pour boucler le parcours théorique de 630 milles de la troisième étape de la 57e édition de La Solitaire du Figaro Paprec. En pratique, le skipper français a parcouru 679.12 milles à la vitesse moyenne de 8,67 noeuds.


Avec cette victoire, Paul Morvan signe un podium et décrochant la 3e place au classement général de cette 57e édition de La Solitaire du Figaro Paprec ! Avec un temps de course cumulé de 11 jours 3 heures 32 minutes 20 secondes. Il finit 46 minutes et 1secondes derrière le vainqueur Nicolas Lunven (PRB).


© Vincent Olivaud
© Vincent Olivaud

Paul Morvan (Foricher - French Touch) - Vainqueur de l'étape 3 :

« Sur la fin, quand nous nous sommes approchés de Cherbourg, j'ai fait un petit décalage. Déjà j'ai eu la vitesse assez vite, alors que normalement au sous-gennaker, ce n’est pas forcément mon point fort.


 Et là, parfois, comme ça, on met la bonne voile, on borde et j’avais un bon feeling.


Quand on est sorti du bord de spi, on était en friche complète, il y avait 35 nœuds de la mer croisée, on voyait plus le jour, ça faisait depuis 20 heures qu'on était en croix complète dans le bateau.


 Et moi une fois qu'on a affalé le spi j’ai vérifié la tactique,  je suis allé voir l'ordinateur et j'ai vu qu'il y avait la bascule de courant à Cherbourg à aller chercher et donc j'ai assez vite pris cette option avec vraiment cet objectif d'aller dans les premiers à Cherbourg. Une fois que je suis rentré dans cette veine de courant, ça m'a amené jusqu'au bout du bout. Ça plus une bonne vitesse, ça m'a permis de revenir mais c'était tendu parce qu'il fallait passer du mode où c'était très chaud car nous nous faisions coucher sous spi au mode où il fallait affaler le petit spi tous ensemble,


Nous longions le DST, les cargos passaient juste à côté à ce moment-là, c'était un vrai carnage.


On était une meute de 4-5, avec les gars affutés depuis le début de la saison, tous les mecs qui avaient envie de la gagner.


Et après assez vite, il fallait switcher pour repasser sur le mode tactique, donc c'est ça que j'ai plutôt bien fait. Mais ça ne m'arrive pas souvent d'aller plus vite que des Loïs Berrehar ou des Hugo Dhallenne sur ces bords un peu débridés qui sont hyper durs. Le coup, je l'ai vu venir assez tard du coup. À partir de Cherbourg je me suis dit tiens j'ai un bon positionnement et ce courant-là va me pousser un plus moi qu’ eux pendant encore longtemps, quasiment jusqu'à la ligne. C’est là que je me suis remis un petit coup de boost mais en même temps j'avais un peu peur parce que ça ressemblait vachement aux conditions du trophée BPGO et c'était un carnage, on avait déchiré toutes les voiles et à un moment donné j'ai même commencé à enlever un peu de power dans les voiles, je me disais, là je ne le sens pas, j'avais l'impression qu'on était à la limite du truc.



 Et au final ça va, mais je pense quand même qu'on n'était pas loin de tout casser avec des cracks un peu partout ».



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