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ARTHUR HUBERT : 13EME INSCRIT À LA SOLITAIRE DU FIGARO PAPREC

En 2021, Arthur Hubert rejoint la Classe Figaro après avoir navigué en Class 40 et en IMOCA. Navigateur, ingénieur et bras droit de Louis Burton, il a terminé 9e de la Solitaire en 2022 et vient de remporter une étape du Tour de Bretagne à la voile.

1. Arthur, j’ai une première question. Si demain soir je te croise en soirée et que je te demande : ” Arthur, qu’est-ce que tu fais dans la vie ? ”. Qu’est-ce que tu me réponds ?

Je m’appelle Arthur Hubert, j’ai 32 ans et je vais bientôt en avoir 33. Alors déjà ça va dépendre de l’heure à laquelle tu me croises en soirée… Mais sinon, je suis navigateur et directeur technique de l’écurie BE RACING à Saint-Malo. Je rêve de bateau depuis tout petit. J’ai fait des études d’ingénieur, ensuite je suis parti travailler chez OC Sport à l’étranger. Suite à ça, j’ai rejoint l’écurie de racing pour le projet Espoir, qui est un projet qu’ils font tous les ans, et qui permet à un jeune de rentrer dans la course au large. J’y suis rentré en 2015, ce qui m’a permis de faire une Transat Jacques Vabre en Class40. A la suite de ça, je suis resté dans l’écurie en devenant responsable de production, Boat Captain d’Imoca, et maintenant directeur technique d’écurie. En parallèle de ça, je navigue en Figaro depuis trois ans avec MonAtoutÉnergie.fr ce qui m’a permis de naviguer en plus de travailler dans l’écurie.


2. Il s’agit de ta troisième participation cette année, quelle image as-tu de la Solitaire ?

C’est une chouette course, car déjà c’est l’une des rares épreuves en solitaire que j’ai faites, avec la Route du Rhum – Destination Guadeloupe en Class40. Ensuite, cette course est en monotype, et ça change tout ! C’est une course au chrono qui se court en plusieurs étapes, ce qui est cool car si l’on rate une étape cela nous permet toujours de revenir sur les leaders. Le fait qu’elle soit au chrono change aussi complétement l’approche de la régate, il ne faut jamais rien lâcher ! Si je devais jauger mon niveau d’excitation ça serait 100% car j’ai très envie d’y retourner avec un petit peu plus d’expérience que les deux années précédentes. J’ai appris à jouer avec un peu plus de vent l’an dernier ce qui me met un peu plus en confiance, et il faut que j’essaye de faire la même chose cette année ! Mon niveau d’appréhension est à 0%, parce que c’est un plaisir de faire du bateau et d’avoir de la chance de pouvoir participer à La Solitaire du Figaro Paprec. Il faut en profiter à fond, de ne pas avoir de regret, de se faire plaisir, et de ne pas oublier qu’on a de la chance de faire ça !


3. Dis-nous en plus sur tes sponsors ? ton projet ?

C’est un projet qui a été lancé il y a maintenant 2 ans avec MonAtoutEnergie.fr. Ça fera 3 ans cette année, et j’ai bon espoir que ça continue ! C’est un entreprise bretonne spécialisée dans la rénovation énergétique. J’ai fait des études d’ingénieurs aux arts et métiers et ça me permet de mieux comprendre les thématiques de terrains de rénovations énergétiques et de mise en place de leurs systèmes, donc c’est vraiment cool de pouvoir travailler avec de telles équipes. Au-delà de ça, c’est un sponsor qui est vraiment chouette car c’est un sponsor qui est basé dans les 5 départements historiques bretons, qui est impliqué sur le territoire au plus près des gens, qui fait travailler les locaux, et qui a une démarche de rénover les bâtiments pour moins consommer d’énergie ce qui est vraiment dans la tendance actuelle. Je suis extrêmement fière de porter leur couleur et en plus on partage des valeurs communes d’ambition sportives, donc c’est vraiment super !


4. Ton meilleur et pire moment en navigation ?

Mon meilleur moment, je dirais la ligne d’arrivée de la Route du Rhum ou du Vendée Globe de Louis Burton sur Bureau Vallée en 2020. Mon pire moment en navigation, on essaye de les oublier ! Ha Ha !


5. La Solitaire en 3 mots ?

Je dirais Exigeante, Monotype, et Combativité.

6. Raconte-nous ta journée type de marin, hors période de course.

Je suis navigateur en Figaro à mi-temps, et l’autre mi-temps est consacrée par mon travail dans l’écurie. Ma journée type commence à 8 heures et demie avec une réunion avec les équipes de BE Racing. On gère l’Imoca, des Class40, des Multi50, et mon bateau. On définit les objectifs de la journée par rapport aux objectifs de la semaine. Sinon mes journées sont remplies par la gestion des sous-traitants, des fournisseurs, des plannings, de la logistique, de l’administratif. Je fais petit peu de préparation physique (natation, course à pied, vélo) et globalement ça fait des belles journées.


7. Quelle chanson inavouable écoute-tu quand tu es seul au large et qui peut aider contre la fatigue ou l’angoisse ?

J’écoute beaucoup de musique commerciale et je me fais pas mal chambrer par mes potes à cause de ça ! Sur la Transat Paprec, on a écouté pas mal de JUL, ce qui est un peu la honte mais c’était cool. Après ça change tout le temps, dès que je découvre une musique sur Deezer je l’ajoute sur ma playlist, et sinon j’aime bien réécouter des vielles musiques !


8. Ton objectif cette année, tes ambitions futures ?

Mes ambitions futures, ça serait de continuer en Figaro ou sur un autre bateau sur un projet encore plus performant. Sinon pour cette année, je souhaiterais faire aussi bien que l’année dernière. Je suis entre guillemets qu’à mi-temps sur ce projet, donc de pouvoir rentrer dans le top 8 l’an dernier c’était une superbe satisfaction et j’espère pouvoir réitérer ce résultat cette année.


9. Un ancien figariste qui te sert d’exemple aujourd’hui ?

Non, je m’inspire de beaucoup de navigateur, mais il n’y en a pas un que j’idolâtre. Je respecte énormément l’ensemble de leurs parcours et je me base sur leurs expériences mais je n’ai pas d’exemple type.


10. Un dernier mot ?

Si la direction de course peut nous donner les résultats du foot ou du rugby pendant que nous sommes en mer ça serait top !