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Vite, de la vitesse...

Dernière mise à jour : 15 sept. 2023

Changement de décor en début de soirée sur le plan d’eau de la Solitaire du Figaro Paprec qui, depuis 18 heures, s’est paré de gris sous une épaisse couche nuageuse. Après une journée au ralenti, les Figaro Beneteau 3 reprennent, eux, des couleurs, à mesure qu’ils retrouvent un peu de vitesse.

© Alexis Courcoux

La perturbation annoncée, et attendue, fait son entrée dan l’ouest de la mer Celtique. De l’air rentre progressivement par le sud. Ce vent frais, qui adonne progressivement, favorise d’abord les skippers qui ont dû ronger leur frein aujourd’hui sur une option ouest ; et perdaient des milles face à celles et ceux qui avaient mis du Nord dans leur trajectoire.


À une cinquantaine de milles du Fastnet, les affaires reprennent pour l’ensemble de la flotte, dans des conditions qui vont prendre du coffre cette nuit. Le sprint final, dont l’intensité promet de monter crescendo, est lancé. Tout est place pour une ultime course de vitesse, alors que l’incertitude la plus totale l’emporte ce soir quant au dénouement de cette première étape au départ de Caen-Ouistreham, prévu demain en début de matinée à Kinsale.


Ce soir, l’impétueux Benoît Tuduri (CAPSO - En Cavale), qui dispute la course pour la toute première fois, ouvre la marche en distance au but devant Nils Palmieri (TeamWork). Le Suisse de la flotte est lui-même suivi par deux autres bizuths, Julie Simon (DOUZE) et Romain Le Gall (Centre Excellence Voile - Secours populaire 17). Le « local de l’étape », Tom Dolan (Smurfit Kappa - Kingspan), pointe à 5 milles. Derrière, les fortes têtes du début de course, - Basile Bourgnon (Edenred), Corentin Horeau (Banque Populaire), Gaston Morvan (Région Bretagne - CMB Performance), etc. - progressent pied au plancher à une dizaine de milles des premiers. Prêts à tout donner pour un dernier run « sauvage »…



Les mots à la VHF

Nils Palmieri (Teamwork), joint à 15h00 : « en forme, prêt à attaquer la fin cette étape »

« Heureusement, nous avons le courant qui nous pousse un peu. Mais avec la houle, ce n’est pas très agréable à vivre. Je progresse lentement vers le but. J’attends que le vent de sud-ouest rentre. Je suis un peu tout seul et je me demande où ils sont tous passés. Ils ont dû faire un peu plus d’Ouest que moi qui ai choisi de faire une route plus directe. C’est un peu inquiétant. Mais je suis en forme et prêt à attaquer la fin de cette étape. »


Maël Garnier (J’❤️Garnier), joint à 17h00 :

« Je me suis remis dans le bon paquet avec de bons lièvres à côté. Il y avait Nils (Palmieri) et des poursuivants directs ce matin avec moi, et ils sont partis plus dans le nord. Je ne sais pas comment ça va croiser avec eux. Ça donne quelques doutes quand on voit les distances au but dans les pointages, c’est parfois trompeur. Mais j’ai un visuel, les petites voiles bleues d’Alexis Thomas à l’horizon. Il était avec moi hier soir et ce matin, je ne le lâche pas. Ce matin, je suis aussi revenu sur Charlotte (Yven). On ne se quitte plus depuis hier. En prévision du vent qui va bientôt rentrer, je fais des siestes à répétition. Je me prépare avec ma combinaison étanche et les sous-couches pour être bien au sec. Il faudra bien boire et bien se nourrir, c’est le dernier sprint. Il faut tenir, il ne reste plus grand chose, on voit le bout… »