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Camille Bertel à bord du bateau de la DC : une étape riche en enseignements

Dernière mise à jour : 3 sept. 2023

Depuis l’an dernier, Yann Chateau, Directeur de Course, embarque sur chaque étape, à bord du bateau de la Direction de Course, un jeune marin aspirant à faire l’édition suivante La Solitaire du Figaro Paprec. Sur la première étape, son choix s’est porté sur Camille Bertel, qui participera à la prochaine édition de la course. Bilan.


De gauche à droite : Aymeric Rabadeux, ostéopathe de course; Marine Rolland, médecin de course et Camille Bertel
@ Alexis Courcoux

Il y a une semaine, Camille Bertel s’apprêtait à embarquer à Caen (Calvados) sur We Explore, le catamaran de la Direction de Course. Une opportunité en or pour la jeune navigatrice qui a fait ses débuts cette année sur le circuit Figaro Beneteau. Arrivée dimanche dernier à Kinsale (Irlande), où s’est joué le dénouement de la première étape de la course, elle tire un bilan plus que positif de son expérience. « Je suis vraiment partie dans l’optique de préparer les navigations comme si je faisais la course. Je récupérais tous les jours les bulletins météo que Yann distribuait aux coureurs et faisais ma météo sur mon carnet afin d’établir une stratégie et une tactique de mon côté », raconte celle qui a participé la Transat Paprec au printemps dernier avec Pierre Leboucher. « C’était chouette parce qu’ensuite, j’avais les retours de Yann, qui est spécialiste de la météo, et de Bilou (Roland Jourdain, skipper de We Explore) sur ce que j’avais prévu. Et j’avais accès à une météo plus complète que celle que recevaient les coureurs. Ça m’a permis de voir ce qui était cohérent ou pas dans mes choix. Mission accomplie de côté-là, je suis super contente, d’autant plus que l’on a rencontré plusieurs situations météo assez intéressantes en mer. Quand on est sur son Figaro, on a plein de trucs à gérer. Je ne prends pas forcément le temps d’observer les nuages ni ce qui m’entoure », poursuit-elle. Selon Camille, l’expérience a été « plus que constructive » pour l’avancée de son projet avec Cap Ingélec.

Elle lui a aussi beaucoup apporté en vue de sa participation à la prochaine édition de La Solitaire du Figaro Paprec, sur laquelle elle ne sera qu’une « semi bizuth ». Mais aussi permis de découvrir ce que ça implique d’assurer la Direction de Course en mer. « En tant que coureur, on se dit que c’est facile. Je n’avais pas pris conscience de la responsabilité et de l’engagement que ça nécessite d’être Directeur de Course. Yann remplit ces tâches-là à merveille et avec le sourire en plus. C’est génial ».


Yann Chateau tire lui aussi un bilan positif de cette première étape avec Camille : « je trouve ça vraiment génial d’embarquer un jeune skipper sur le bateau de la Direction de Course. Camille a pu profiter aussi de l’expertise de Bilou, qui a aussi beaucoup échangé avec elle. On voit bien sur les différentes éditions de La Solitaire du Figaro Paprec que c’est dur pour les bizuths de tout bien prendre en considération, de bien comprendre tous les mécanismes de la course, les fonctionnements sécuritaires, VHF ou autres. Le fait de vivre une étape de l’intérieur a un double rôle, le premier étant de permettre à un skipper qui souhaite faire la course de voir comment ça fonctionne et de se rendre compte de l’importance des éléments sécuritaires que les coureurs n’ont pas toujours en tête car ils se battent déjà pour être performants. Ça a également servi à Camille à se projeter en tant que coureuse, de voir les informations qu’elle aura à disposition en mer. Je pense que ça aide les futurs bizuths à ne pas arriver dans un univers totalement inconnu parce que La Solitaire du Figaro Paprec reste une course extrêmement spécifique, qui n’a pas son égal. Les courses d’avant-saison ne font que 400 milles. Les bizuths n’ont jamais fait d’étape de 600 milles, avec des bateaux accompagnateurs. C’est un format qu’ils découvrent ». Sur la deuxième étape, Camille Bertel sera remplacée à bord par François Verdier, qui rêve de faire La Solitaire du Figaro Paprec l’an prochain.