đŹ Les mots des marins Ă leur arrivĂ©e Ă Royan !
- Alexis LOTTON
- 4 sept. 2024
- 20 min de lecture
DerniĂšre mise Ă jour : 5 sept. 2024

đ„ Tom Dolan (Smurfit Kappa - Kingspan), vainqueur de la 2e Ă©tape :
« Câest ma 2e victoire sur une Ă©tape, mais la premiĂšre fois que je passe la ligne en premiĂšre position, ça fait quelque chose. La derniĂšre fois, câĂ©tait en Irlande, il y avait un peu moins de monde sur lâeau. Je suis un peu fatiguĂ© mais trĂšs heureux. Les derniĂšres heures ont Ă©tĂ© un peu longues. Je savais que jâallais ĂȘtre face au courant. Jâavais peur que le vent mollisse Ă lâapproche de la cĂŽte et de perdre lâavantage en temps que jâavais pour le classement gĂ©nĂ©ral. Ăa aurait pu ĂȘtre pire. Ce que je retiens ? Quâil faut croire en les choix mĂ©tĂ©o que lâon fait avant le dĂ©part parce que câĂ©tait une Ă©tape oĂč tout sâest jouĂ© sur le positionnement stratĂ©gique au niveau de la mĂ©tĂ©o, surtout la premiĂšre nuit aprĂšs le passage de front en Espagne. Jâai suivi mon plan qui Ă©tait bien ancrĂ© dans ma tĂȘte et Ă chaque fois, jâĂ©tais lĂ oĂč je voulais ĂȘtre et ça marchait. Le plus difficile a Ă©tĂ© de voir tout le monde revenir Ă lâarrivĂ©e. Je nâavais vu personne pendant 24 heures. Je ne voyais mĂȘme pas les feux de nuit des autres. Il faut que je me concentre sur la rĂ©cupĂ©ration, la nutrition et la prĂ©paration physique et de la mĂ©tĂ©o. Il ne faut pas faire de plans sur la comĂšte et rester concentrĂ© sur le process que jâai mis en place. On verra ce qui se passe aprĂšs. Je vais regarder oĂč en est Gaston (Morvan). »

đ„ Gaston Morvan (RĂ©gion Bretagne - CMB Performance), 2e de la 2e Ă©tape :Â
« Il sâest passĂ© des choses pendant les derniĂšres 24 heures. La partie sans pilote a Ă©tĂ© hyper dure. Je ne savais mĂȘme pas si jâallais pouvoir aller jusquâĂ la ligne dâarrivĂ©e. Il y avait beaucoup de milles Ă faire Ă la barre et au final, jâai vu que jâarrivais Ă tenir Ă peu prĂšs le rythme de devant, ça mâa motivĂ© aussi Ă barrer et Ă garder Wings of the Ocean Ă cĂŽtĂ© de moi. AprĂšs, ça sâest plutĂŽt bien goupillĂ© et au final, jâai rĂ©ussi Ă rĂ©cupĂ©rer le pilote au petit matin. Jâai donc pu me poser un peu, bien jouer la fin de course et me placer juste devant Alexis Thomas. Tom Dolan Ă©tait loin devant. Il est parti en tĂȘte et a gĂ©rĂ© sa course comme un chef du dĂ©but Ă la fin. Il nây avait pas beaucoup de miettes Ă ramasser. Mais jâai pris tout ce que je pouvais prendre. LâĂ©tape a lâair assez importante en termes de classement gĂ©nĂ©ral. Câest peut-ĂȘtre la plus importante, on verra Ă la fin. Je suis content dâĂȘtre arrivĂ© en 2e position et de mâĂȘtre autant battu pour barrer le bateau. Je suis satisfait, je suis dans le match pour le classement gĂ©nĂ©ral ».Â

đ„ Charlotte Yven (Skipper Macif 2023), 3e de la 2e Ă©tape :Â
« CâĂ©tait trop bien, une super Ă©tape qui sâest bien dĂ©roulĂ©e du dĂ©but Ă la fin. Je suis trop contente. Jâai eu lâopportunitĂ© dâenvoyer mon spi ce matin avant Alexis, je crois que câĂ©tait lâopportunitĂ© Ă saisir. Je crois quâil a dormi un peu trop longtemps et moi, jâai sautĂ© sur lâoccasion et je suis passĂ©e devant. Je nâai jamais vĂ©cu une fin de course aussi longue parce quâil fallait tenir la vitesse et ne pas se faire rattraper par le petit groupe de trois bateaux qui poussait fort derriĂšre. On a fait presque du tout droit pendant 48 heures. Il fallait faire en sorte que le bateau aille tout le temps vite, au moins aussi vite que les autres. Ce nâĂ©tait pas Ă©vident parce que câĂ©tait un peu long mais jâai bien rĂ©ussi mon coup. On a eu beaucoup de mer, il faut rĂ©ussir Ă faire avancer le bateau vite. Il faut ĂȘtre pas mal sur les rĂ©glages des voiles. Je pense que je nâai quasi pas dormi les 36 premiĂšres heures mais jâarrive assez reposĂ©e. Je vais commencer par savourer cette 3e place. On nâa pas encore fait la 3e étape mais je peux dĂ©jĂ dire que jâai rĂ©ussi ma Solitaire. Je serai contente dans tous les cas, le reste ne sera que du bonus mais jâaurai Ă cĆur de confirmer tout ça pour faire un beau classement gĂ©nĂ©ral Ă la fin. »Â

Alexis Thomas (Wings of the Ocean), 4e position :Â
âCâĂ©tait intense dĂšs le dĂ©but, il y a eu des bons retournements de situation. Je suis vraiment content de mes dĂ©parts, que ce soit sur l'Ă©tape d'avant, sur cette Ă©tape-lĂ , ou que ce soit sur les derniĂšres courses de la saison.
Je m'Ă©tais vraiment dit qu'il fallait que j'arrive Ă ĂȘtre devant dĂšs le dĂ©but, parce que la vie est souvent plus simple quand on est devant dĂšs le dĂ©but. Les flottes ont tendance Ă s'Ă©carter et ça part par l'avant. J'ai rĂ©ussi Ă faire ça sur les deux premiĂšres Ă©tapes, donc je suis vraiment content. Sur cette Ă©tape-lĂ , ça n'a fait que s'amplifier. Une fois qu'on est devant, on peut contrĂŽler la flotte.C'Ă©tait un chouette dĂ©but de course.
Je ne pense pas qu'il y avait de bons ou de mauvais cĂŽtĂ©s Ă prendre au lancement Ă Gijon. Je pense que ce qu'il fallait surtout, c'est ĂȘtre sur les rĂ©glages Ă fond, Ă la relance sur le bateau, et surtout ne pas s'affoler, Ă changer de voile dans tous les sens. Vraiment rester sur son air, garder l'inertie du bateau, tout en finesse, essayer de rĂ©gler les voiles. MĂȘme si, par moments, on n'a pas la bonne voile, accepter juste, mais surtout ne pas perturber l'air du bateau.
Je pense que c'est ce que j'ai rĂ©ussi Ă plutĂŽt bien faire. Cette navigation depuis Sisargas n'Ă©tait pas Ă©vidente. Je pense que j'Ă©tais vraiment cĂŽtĂ© intĂ©rieur, cĂŽtĂ© de la cĂŽte, donc j'avais moins de vent. Et une mer encore plus croisĂ©e que Tom, qui Ă©tait un peu plus au large. Il ne m'a pas amenĂ© la vie simple, le petit Irlandais. J'ai essayĂ© de le raccrocher, j'ai rĂ©ussi Ă le passer, et Ă un moment donnĂ©, il est reparti, parce que je me suis fait prendre dans un grain. C'est comme ça, c'est le jeu. Ce matin, je n'ai pas mis la bonne alarme, j'Ă©tais en train de dormir, et ça faisait un petit moment que Charlotte dĂ©boulait sous spi, et moi j'ai un peu tardĂ© Ă mettre mon spi, en plus je me rĂ©veille, la tĂȘte dans le coltard, boum, j'envoie mon spi, je fais des conneries, je perds quelques prĂ©cieux mĂštres Ă ce moment-lĂ .
Je suis vraiment content pour Charlotte, si ça avait été quelqu'un d'autre, ça m'aurait fait chier. Là c'est Chacha, j'adore Chacha, on a commencé ensemble le Figaro, on s'est entraßnés ensemble, donc je suis vraiment content qu'au bout de 4 ans, elle accÚde à une marche du podium, je suis vraiment trop content pour elle, et pour la MACIF, du coup c'est vraiment chouette.
Ăa relance pour la 3Ăšme Ă©tape, c'est vrai que ça me donne envie d'avoir une petite bouteille, on verra bien.â

Hugo Dhallenne (YCSL - Primatice - SLB Pharma), 5e position : âOn a eu de la mole au dĂ©but donc nous avons dĂ» nous arracher pour partir devant, on a bossĂ© dur pour ne pas se retrouver derriĂšre. Il y a de gros Ă©carts sur cette Ă©tape avec le groupe de derriĂšre. LâĂ©tape 3 va dĂ©prendre de la mĂ©tĂ©o, mais je vais essayer de faire ma route sans trop regarder les autres et surtout en essayant de bien naviguer ! â

Martin Le Pape (DEMAIN), 6e position :Â
âOn se rend compte quâune Ă©tape peut se jouer sur un dĂ©part dans 3 nĆuds de vent. LâĂ©tape se joue comme ça, c'est un peu particulier. Jâai une profonde fatigue qui commence Ă sâinstaller, car deux belles Ă©tapes, ça tire pas mal. La clĂ© ça va ĂȘtre de se reposer et dâĂȘtre focus pour la derniĂšre Ă©tape. Cette Ă©tape a Ă©tĂ© compliquĂ©e. Elle se termine bien pour le premier paquet. Nous nâavions pas beaucoup dâĂ©cart Ă lâissue de la premiĂšre Ă©tape, voilĂ câest fait, ça ne se joue pas Ă grand chose. Il fallait partir avec la bonne risĂ©e dĂšs le dĂ©part de Gijon. LâĂ©tape pouvait se gagner ou se perdre lĂ . Jâai une pensĂ©e pour ceux qui perdent beaucoup sur cette Ă©tape alors quâil nây pas forcĂ©ment de raison. Il reste une Ă©tape et ça peut aussi se passer de la mĂȘme façon. Pour le moment, je savoure le fait dâĂȘtre devant et je vais me mettre en condition pour la prochaine. Le plus difficile, c'Ă©tait la mer et lâinstabilitĂ© du vent. Les deux combinĂ©s empĂȘchent de dormir. CâĂ©tait trĂšs difficile de trouver un moment pour se reposer. Elle Ă©tait un peu stressante cette Ă©tape.â

LoĂŻs BERREHAR (Skipper Macif 2022), 7eme position
âOn est enfin arrivĂ©s ! CâĂ©tait lâĂ©tape la plus courte et pourtant, elle mâa semblĂ© la plus longue ! On a eu une premiĂšre nuit pleine de rebondissements et de pĂ©ripĂ©ties avec un petit peu dâalĂ©atoire, sans dĂ©nigrer la performance des premiers ! Mais câest vrai que derriĂšre eux il y a eu assez peu dâopportunitĂ©s stratĂ©gique de revenir en tĂȘte de flotte. Un peu déçu, mais on sauve les meubles. On n'a pas fini la course donc je vais me reposer pour la prochaine Ă©tape ! â Â

Jules Delpech (ORCOM), 8e position :Â
âĂtape difficile, je pense que câest un bon rĂ©sumĂ©. Il y a eu beaucoup de mer et un vent trĂšs instable. Il fallait ĂȘtre sur le bateau sans arrĂȘt, je nâen pouvais plus de me tenir sur le bateau. Rien que manger, câĂ©tait une galĂšre. Physiquement, cette Ă©tape a Ă©tĂ© trĂšs compliquĂ©e. Peu dâoptions, mĂȘme si le dĂ©but Ă©tait intĂ©ressant pour sortir de la mole et comment attaquer le front. Il y avait quand mĂȘme des passages intĂ©ressants, mais pas suffisants pour bousculer le classement. En mer, il fallait se battre pour conserver sa place, car la moindre erreur pouvait nous faire perdre beaucoup. Content que cette Ă©tape soit derriĂšre, vivement la prochaine.â

Ălodie Bonnafous (QUEGUINER - La Vie en Rose), 9e position :Â
âJe savais que ça allait ĂȘtre une manche avec peu dâoptions, mais je ne pensais pas quâil allait y avoir des Ă©carts aussi vite. Sur le dĂ©but de la course, je nâĂ©tais pas si mal que ça, Ă la fin de la pĂ©tole quand ça redĂ©marre, mais je nâai jamais rĂ©ussi Ă rattraper ceux de devant. Il nây a pas Ă©normĂ©ment de bateaux devant, mais ceux qui y sont sont loin. Il y a vraiment eu zĂ©ro opportunitĂ©, câest un peu dur moralement. Une nuit, nous nous sommes appelĂ©s avec Alexis et Victor et nous Ă©tions dâaccord pour dire que nous ne prenions pas de plaisir. Une nuit dans les orages, ça a Ă©tĂ© un peu lâenfer. Ăa aurait pu ĂȘtre sympa, nous Ă©tions en Espagne, jâai vu des baleines, les orques, jâavais un peu peur, mais en fait, non. Jâai hĂąte de regarder la cartographie pour regarder un peu ce qui sâest passĂ©, mĂȘme si ça ne changera pas grand chose. Une Ă©tape pas compliquĂ©e mais qui a fait la diffĂ©rence.â
Alexis Loison (GROUPE REEL), 10e position :Â
âHeureusement quâelles ne sont pas toutes comme ça. Sinon, je nâen aurais pas fait 18. Dur, dur, ça se joue la premiĂšre nuit, en fait, mĂȘme la premiĂšre journĂ©e. Il y a des bateaux qui sâĂ©chappent et adieu. Je fais ma course avec les gens avec qui jâĂ©tais et Ă chaque classement jâai ravalĂ© ma salive et je prenais sur moi. Il nây avait rien Ă faire. CâĂ©tait un bord tout droit, juste de la vitesse et faire marcher le bateau. Ăa peut encore jouer un peu, mais, bon, elle Ă©tait bien compliquĂ©e cette Ă©tape.â

Tom Goron (NAVALEO), 11e position, Vainqueur du trophée Beneteau des Bizuths :
âJâai un peu de rĂ©ussite au dĂ©but grĂące Ă un bon dĂ©part, mais malheureusement, je nâarrive pas Ă rester dans le bon groupe. Il fallait rester dans les premiers, mais il y a des phases que je nâai pas rĂ©ussi Ă bien gĂ©rer. Ăa a pas mal bougĂ©, ensuite jâai rĂ©ussi Ă avoir une bonne vitesse, mais je nâĂ©tais pas Ă cĂŽtĂ© de nâimporte qui. Jâai rĂ©ussi Ă faire ce que je voulais, ĂȘtre le premier bizuth, Ă la onziĂšme place je crois, câest bien. Câest un plus. Je vais continuer de naviguer comme je voulais le faire depuis le dĂ©but, lâobjectif est dĂ©jĂ rempli.â

Basile Bourgnon (Edenred), 12e position :Â
âJe nâai pas Ă©tĂ© avantagĂ© sur cette Ă©tape. Jâai eu un problĂšme avec mon Ă©cran intĂ©rieur. Câest arrivĂ© une heure aprĂšs le dĂ©part, je ne sais pas comment. Je ne suis pas entrĂ© dans le bateau une seule fois et lâĂ©cran sâest Ă©teint 3 h aprĂšs le dĂ©part. Je nâavais que lâĂ©cran extĂ©rieur, je ne voyais pas trĂšs bien. La premiĂšre nuit, jâai eu un problĂšme au ventre, ce qui ne mâa pas donnĂ© toute lâĂ©nergie dont jâavais besoin pour sortir de cette mole affreuse. DĂšs quâils sont partis, câĂ©tait impossible de les rattraper. Il fallait juste sâaccrocher. Sur une route aussi rectiligne, câĂ©tait impossible. Ăa nâa pas Ă©tĂ© long, mais difficile. Le golfe de Gascogne, en ligne droite, il ne se passe pas grand chose. Tu as juste envie que ça sâarrĂȘte et repartir sur de nouvelles bases.â

Victor Le Pape (Région Bretagne - CMB Espoir), 13e position :
âĂa partait fortement par devant. Ăa ne sâest pas jouĂ© Ă grand-chose. On a discutĂ© avec Alexis et nous nous sommes quand mĂȘme demandĂ©s ce que nous avions fait au bon Dieu. Ă chaque classement, nous prenions des milles et des milles et des milles, câĂ©tait possible. Jâai passĂ© la nuit Ă la barre, la mĂ©tĂ©o derriĂšre Ă©tait terrible. Je suis lĂ , mais jâaurais pu ĂȘtre 20 milles derriĂšre. En fait, ça s'est jouĂ© Ă Gijon. Il y a eu un dernier patch de molle (zone sans vent) et câest de nouveau parti par devant. Quâest ce que tu veux, câest le jeu. Pas beaucoup de plaisir, jâespĂšre que sur la troisiĂšme ça sera mieux.âÂ
Pep Costa (VSF Sports), 14e position :Â
âCâĂ©tait une Ă©tape vraiment compliquĂ©e, vraiment frustrante, je suis restĂ© Ă un moment sous des nuages et jâai perdu tous ceux qui Ă©taient Ă cĂŽtĂ© de moi. Faire du babord depuis la Corogne jusquâici au reaching, câest un peu la pire punition qui peut tâarriver, sans aucune option ni rien. CâĂ©tait dur, je me sentais bien mais je nâai jamais pu revenir, je suis restĂ© sous les nuages et je ne pouvais rien faire. Mais bon, câest le jeu, jâai bataillĂ© jusquâau bout. Au final, lâĂ©cart nâest pas aussi grand que ce matin quand on a appris quâon avait 40 milles de retard. Ăa va, câest cher payĂ©, mais voilĂ câest la life. Il reste une Ă©tape, il va falloir la gagner, yâa plus le choix.âÂ

Arno Biston (Tizh Mor), 15e position :Â
"Jâimagine que certains prendront des Ă©carts bien pires que le mien, mais ce nâest pas la question. Câest une arrivĂ©e sous le soleil, mais câest un peu triste malgrĂ© tout. Tout sâest jouĂ© dans les trois premiĂšres heures, et je nâai pas pu ĂȘtre dans le bon paquet. Ensuite il fallait essayer de revenir, mais on a pris le grain quâils nâont pas pris devant, et les 10 milles se sont transformĂ©s en 30⊠et nous sommes malgrĂ© tout lĂ Ă Royan, finalement. LâĂ©tape a Ă©tĂ© relativement courte, mais on a passĂ© beaucoup de temps sur le mĂȘme bord⊠alors câest super intĂ©ressant pour faire des tests de vitesse, mais en termes de compĂ©tition ce nâest pas ce quâil y a de plus excitant, surtout quand on sait que les premiers sont Ă 30 milles devant. Pour le classement des Bizuths, il doit y avoir 30 minutes dâĂ©cart, donc ce nâest pas la fin du monde, tout peut encore Ă©voluer lors de la derniĂšre Ă©tape."

Quentin Vlamynck (Les Ătoiles Filantes), 16e position :Â
âLa remontĂ©e a Ă©tĂ© trĂšs longue et jâai des problĂšmes de vitesse que je nâai pas rĂ©ussi Ă rĂ©soudre. Ce nâest pas grave du coup, jâai dormi. Je suis trĂšs déçu. En passant lâĂźle, je pense avoir eu un truc coincĂ© sous le bateau, je nâai pas rĂ©ussi Ă correctement lâenrouler et aprĂšs, ça a Ă©tĂ© une course de vitesse et je nâai pas pu suivre le rythme. Jâai essayĂ© pas mal de choses, mais ça nâa pas marchĂ©. Câest dommage, car jâĂ©tais devant Jules et ça aurait fait une belle place.â
Romen Richard (Passion SantĂ© - Trans-Forme), 17e position :Â
âLâĂ©tape nâa pas Ă©tĂ© compliquĂ©e, juste difficile la premiĂšre nuit. AprĂšs, câĂ©tait foutu. Nous avons eu des grains, je ne sais pas ce quâil sâest passĂ©. Câest comme ça, il fallait ĂȘtre devant la premiĂšre nuit, tant pis. Je suis restĂ© bloquĂ© sur le dĂ©but du retour, aprĂšs il y en a certains qui sont restĂ©s encore plus bloquĂ©s que moi. Au dernier classement, il y avait Almond qui Ă©tait 40 milles derriĂšre alors que nous Ă©tions collĂ©s quand il y a eu la molle, ça aurait pu ĂȘtre pire. 17e ou 25e, je ne sais pas, je crois quâil y a 4 h. Il reste une Ă©tape, on verra bien.â

ChloĂ© Le Bars (Endobreizh), 18e position :Â
âJe me sens plutĂŽt bien, mais un bilan un peu mitigĂ©. Je suis déçue dâavoir plusieurs heures dans la vue, mais en mĂȘme temps contente dâavoir fait de mon mieux et dâavoir travaillĂ© comme je le voulais. En revanche, au niveau du rĂ©sultat, il nâest pas lĂ , mais lâobjectif de travail, oui.Â
Je pensais que jâavais bien gĂ©rĂ© la molle, mais au final, non pas du tout. Jâai butĂ© dans une molle alors que jâĂ©tais juste Ă cĂŽtĂ© de Charlotte et Tom Dolan, ça fait vraiment rager. Je me suis arrĂȘtĂ© lĂ et aprĂšs, eux sont partis. En ayant eu le classement aprĂšs, je me suis dit... dommage. Il fallait ĂȘtre bien concentrĂ© pour ce dĂ©part dans le petit temps. Il fallait aussi, je pense, avoir une petite part de chance. Je nâai pas rĂ©ussi Ă enchaĂźner autant de siestes que jâaurais voulu. Il fallait bien sâappliquer pour bien finir, mĂȘme en milieu de tableau. Le golfe de Gascogne Ă©tait un peu long quand mĂȘme. AprĂšs avoir contournĂ© les iles Sisargas et que jâai vu la distance quâil restait... 350 milles, je me suis dit ah oui quand mĂȘme.â

MaĂ«l Garnier (SELENCIA - CERFRANCE), 19e position :Â
âLe dĂ©but Ă©tait vraiment bien mou en baie de Gijon, et je pensais mâen ĂȘtre bien tirĂ© en Ă©tant dans le paquet de tĂȘte juste avant que ça ne commence Ă mollir, mais Ă 300 mĂštres prĂšs, je nâai pas pris le vent. Jâai compris que ça allait ĂȘtre dur de rentrer, et ça mâa bien refroidi. Mais bon, je nâai rien lĂąchĂ©, je suis restĂ© dans le jeu et jâai fait ce que je savais faire. Jâai essayĂ© de faire des placements, qui nâont pas fonctionnĂ© donc ça mâa encore distancĂ© de Basile et les autres avec qui jâĂ©tais au niveau de lâĂźle. Mais je ne regrette pas, câest comme ça. Câest un peu ingrat, jâai un peu lâimpression de passer Ă cĂŽtĂ© de cette Solitaire avec cette 2Ăšme Ă©tape, câest dommage.â

Paul Morvan (Foricher Les Moulins - Bagatelle), 20e position :Â
"Cette Ă©tape Ă©tait sympa, beaucoup plus de plaisir que sur la premiĂšre. Les conditions Ă©taient cool, un peu rude de jouer en Ligue 2 on va dire. Jâai bien bataillĂ© avec un bon groupe, avec Thomas , jâai rĂ©ussi Ă rattraper MaĂ«l, jâai doublĂ© Normandie, câĂ©tait sympa. Au niveau du classement, je fais 20, 23 je pense, ce nâest pas terrible. Sur lâeau, je me suis Ă©clatĂ©, jâai lâimpression de ne pas avoir mal naviguĂ©, juste loupĂ© le coup au dĂ©part. Avec du monde autour de moi, je mâen sortais pas mal. Comme disait Alexis au dĂ©part de La Solitaire, peu importe ce que je fais sur lâeau, câest comment je le fais. LĂ , câest un peu mon cas, je suis content de ma façon dâavoir naviguĂ©. HĂąte dâĂȘtre Ă dimanche prochain.â

Romain Le Gall (Centre excellence voile - Secours populaire voile 17), 20e position :Â
âUn peu déçu de la tournure que ça a pris, bien sĂ»r. Je fais un bon dĂ©part et c'est dommage parce que je pense que c'est lĂ que ça se joue. Une fois qu'on est allĂ© partir devant, aprĂšs, c'Ă©tait gagnĂ©, quasiment.
Et je n'arrive pas la premiĂšre nuit Ă accrocher le wagon de tĂȘte. LĂ , je me retrouve dans des bulles sans vent le long de la cĂŽte. Du coup, ça fait que je perds beaucoup de terrain rapidement. Et aprĂšs, une fois qu'on Ă©tait derriĂšre, de toute façon, cette Ă©tape-lĂ , c'Ă©tait impossible de revenir. Donc, assez déçu du dĂ©but de course. AprĂšs, je pense que c'Ă©tait un peu aussi la loterie en fonction des risĂ©es sur le plan d'eau. AprĂšs, mĂȘme la suite de la course, je n'Ă©tais pas trop dans le match. Je n'ai pas rĂ©ussi Ă faire avancer mon bateau comme je voulais. Donc oui, forcĂ©ment déçu, mais c'est comme ça. Maintenant, on se concentre sur sur l'Ă©tape trois et on oublie le gĂ©nĂ©ral.â Jules Ducelier (RĂGION NORMANDIE) 22e :Â
âContent d'ĂȘtre arrivĂ©, enfin. Ăa a Ă©tĂ© un peu long, un peu tout seul, de bout en bout. On est parti dĂšs la premiĂšre nuit avec beaucoup d'Ă©cart. Je n'ai pas rĂ©ussi, j'ai fait pas mal d'erreurs la premiĂšre nuit et le deuxiĂšme jour pour rĂ©ussir Ă accrocher un paquet. Je suis arrivĂ© un peu tout seul au caillou du demi-tour Ă la pointe espagnole. J'ai l'aĂ©rien qui a cassĂ© lundi soir. C'est un peu la galĂšre pour barrer. Je suis bien cramĂ©, mais content d'ĂȘtre arrivĂ©. Je vais me reposer pour la suivante.â
Philippe Hartz (MARINE NATIONALE - GICANE) 23e :Â
âJe ne pensais pas qu'il y aurait autant de temps d'Ă©cart quand mĂȘme. C'Ă©tait conforme. Les premiers servis seraient les premiers servis. Mais Ă ce point-lĂ , je n'aurais pas cru. Quand j'ai vu les mecs de devant Ă 7 nĆuds dâallure quand nous, on Ă©tait Ă zĂ©ro, je me suis dit : Ouh lĂ lĂ , ça va faire mal. Je crois que c'est Jules qui a rĂ©ussi Ă passer au vent. Et aprĂšs, au milieu, on est restĂ© tankĂ©s. Ăa a mis hyper longtemps pour nous...
Et ensuite, on a fait que prendre des douloureuses. Par exemple le front on Ă©tait plus tard, par consĂ©quent c'Ă©tait moins bien. Cette aprem on a eu moins de jus Ă l'arrivĂ©e. La totale... AprĂšs, c'est le jeu, c'est comme ça. Mais c'est sĂ»r que j'aimerais bien avoir un peu plus de plaisir sur la troisiĂšme Ă©tape, parce que lĂ , les deux premiĂšres, ça commence Ă faire un peu long comme solitaire.â
Laure Galley (DMG MORI ACADEMY), 24e position :Â
âCâĂ©tait une Ă©tape pas facile, avec le dĂ©part dans la pĂ©tole et le vent qui tournait dans tous les sens, câĂ©tait un peu nâimporte quoi. AprĂšs câĂ©tait sympa de longer entre Cap Ortegal et La Corogne, la cĂŽte est jolie alors quâon passe plus au large gĂ©nĂ©ralement. En plus câĂ©tait mon anniversaire, donc câĂ©tait un beau cadeau !
AprĂšs sur le retour, au dĂ©but il sâest passĂ© pas mal de choses, il y avait des tampons, mais ensuite dans le golfe de Gascogne jâĂ©tais un peu toute seule, je voyais un peu en pointillĂ© Ă lâAIS Jules Ducelier et Philippe Hartz, donc jâai trouvĂ© le temps un peu long. Sur la fin, le vent sâest un peu levĂ© donc ça mâa bien aidĂ© pour lâarrivĂ©e !â
Romain Bouillard (DĂ©crochons la Lune), 25e position :Â
âĂa a Ă©tĂ© un peu compliquĂ© la premiĂšre nuit. Câest parti par devant, il fallait ĂȘtre dans le bon train. Je me suis rappelĂ© un conseil de sage de Romen Richard, il faut que tu sois en mer pour kiffer, parce que ça va ĂȘtre long La Solitaire. Jâen ai donc profitĂ© pour me faire Ă manger, pour bien dormir, et bien entendu, pour faire avancer le bateau comme il le fallait dans le groupe de derriĂšre. Je suis trĂšs content dâĂȘtre arrivĂ© Ă Royan et je vais attaquer la troisiĂšme Ă©tape comme il faut. En tout cas, je vais revenir lâannĂ©e prochaine pour prendre ma revanche.â
Jacques Delcroix (Actual), 26e position :Â
âCâĂ©tait une Ă©tape mentalement difficile. Il fallait ĂȘtre bon dĂšs le dĂ©but. AprĂšs ça partait par devant. Je pense quâil fallait, au moment de la pĂ©tole, partir avec les premiers. Entre 6 et 12 heures aprĂšs le dĂ©part, il nây avait plus grand chose Ă tenter. CâĂ©tait un peu long et frustrant du coup. Jâai essayĂ© de me battre avec ceux qui Ă©taient Ă cĂŽtĂ© de moi, dans le club des derniers. Tu espĂšres ne pas ĂȘtre dernier du club des derniers. Ce nâĂ©tait pas hyper marrant. Ce n'Ă©tait que du nord ouest sous gennaker. On sâest bien fait bizuter pour cette premiĂšre. On fera mieux sur la prochaine Ă©tapeâ.
Camille Bertel (Cap Ingelec), 27e position :Â
âJe suis trĂšs déçue, car on a beaucoup dâĂ©carts avec le premier groupe. Ăa va ĂȘtre difficile Ă rattraper et mĂȘme rattrapable sur la troisiĂšme Ă©tape. Mon dĂ©part nâa pas Ă©tĂ© mauvais, mais Ă la sortie de la baie de Gijon je nâarrivais pas Ă trouver la bonne vitesse. JâĂ©tais dans le petit train derriĂšre et je me suis accrochĂ© pour essayer au moins de remonter sur mon groupe, mais ça nâa pas Ă©tĂ© suffisant pour compenser les Ă©carts. La remontĂ©e a Ă©tĂ© longue et pas forcĂ©ment intĂ©ressante. Il n'y avait pas grand monde Ă lâAISâ.
Thomas De Dinechin (Almond), 28e position :Â
âL'Ă©tape deux ne sâest pas dĂ©roulĂ©e comme je le souhaitais. Il fallait bien se dĂ©gager de lâEspagne dans la molle, ça ne tirait que par devant. Le petit mille que tu prends au dĂ©part, au premier classement, se transforme en dix milles. Tu ne peux rien y faire. AprĂšs les Ăźles Sisargas, il y a une pointe avec des grains et de nouveau, il y a une redistribution des cartes. Ăa passe encore pour ceux de devant. Nous ne faisions que subir, lâanticyclone nous a rattrapĂ© et câest encore la punition. Il fallait rester zen en prenant sur soi. Il y a encore une Ă©tape, on va peut-ĂȘtre pouvoir se refaire. Il y a de la frustration. Tu as envie de faire quelque chose de bien, mais en 48 h, tu as la solitaire qui te passe entre les mainsâ.
Ădouard Golbery (Verder - Seastemik), 30e position :Â
C'était génial...(rire).. non c'était dur. C'était dur cette course. C'était dur, c'était long et c'était trÚs frustrant parce que tout s'est joué sur les cinq premiÚres heures. Et aprÚs, ça a fait que partir par devant et c'était du tout droit. Et on savait qu'il y avait peu de moyens de revenir. Et c'était à chaque classement, je prenais 10 000, donc c'était l'enfer. C'est l'enfer. Je n'ai jamais autant hurlé sur un bateau. Mais c'était cool, on a fait du bateau, il n'y a pas à se plaindre. Mais oui c'était une étape difficile.
La remontĂ©e du golfe de Gascogne, c'Ă©tait un peu entre deux. J'ai essayĂ© de faire un peu comme la prĂ©vision et le routage le suggĂ©rait, puis mĂȘme ça, ça n'a pas marchĂ© parce qu'il y a eu un petit front orageux qui est passĂ© sur nous, qui nous a collĂ©. Donc, j'ai reperdu ce que j'avais gagnĂ©. En fait, le vent Ă©tait trĂšs instable pendant toute la course, donc je n'ai pas dormi du tout. Il n'y a vraiment pas du tout. C'Ă©tait assez engagĂ© pour ça, Ă chaque fois que je mettais le minuteur et que je m'allongeais, il se passait un truc.
Mais je retiens aussi le positif, c'Ă©tait cool de faire du bateau, c'est gĂ©nial de faire du Figaro. Il y a des moments oĂč jâavais la vitesse, mais j'ai un peu couru aprĂšs la musique pendant toute la course. AnaĂ«lle Pattusch (NEMO), 33e position :Â
Contente d'arriver. Ce n'était pas une étape si facile, mais c'était trop bien. J'ai pris beaucoup de plaisir. J'ai fait pas mal de petites erreurs au début qui coûtent trÚs cher, mais c'était trop bien.
Déjà , j'avais un pilote automatique fonctionnel contrairement à la premiÚre étape. En revanche cette fois, c'est moi, le pilote qui marchait un peu moins.
Mais si je tire des enseignements de cette étape, je pense que initialement je m'étais fait une stratégie je n'ai pas suivie, surtout sur les dévents et les zones de tampon. Pour la prochaine je pense beaucoup plus me tenir à ce que j'ai préparé en amont plutÎt qu'une fois sur l'eau, improviser...
Maintenant mon programme,c'est d'aller dormir un peu et prĂ©parer le bateau pour ĂȘtre prĂȘte pour la troisiĂšme et aussi profiter un peu de Royan. Ăa va ĂȘtre trop bien. Il y a un joli village de course, je me rĂ©jouis de dĂ©couvrir ça.
Lomano Takasi (REAUTE CHOCOLAT), 34e position :Â
âJe me sens comme un perdant Ă lâEuromillions. LâĂ©tape Ă©tait top avec encore beaucoup dâexpĂ©riences emmagasinĂ©es. JâĂ©tais pas mal sur le dĂ©but de course en Ă©tant dans le bon groupe au dĂ©part, mais aprĂšs avec la pĂ©tole, ça a Ă©tĂ© la kermesse. Le plus difficile a Ă©tĂ© le manque dâoption du dĂ©but Ă la fin. Savoir quâau bout de 12 heures de course, le game Ă©tait terminĂ© et que nous allions faire le petit train, et bien, câest long. Pour rester motivĂ©, il faut Ă©couter de la musique et surtout tenter de grappiller des positions et des milles. Jâai loupĂ© un passage de grain qui mâa coĂ»tĂ© 4 places dans l'aprĂšs-midi. On fait ce que lâon aime, câest toujours positifâ.
Thierry Levayer (ALOFI Sailing), 35e position :Â
âĂa a Ă©tĂ© une Ă©tape plus civilisĂ©e que la premiĂšre, On a eu des conditions plus simples. MĂȘme si nerveusement ce nâest pas simple, quand il nây a pas de vent au dĂ©but, le retour a Ă©tĂ© plus facile avec un temps plus calĂ© et mĂȘme un peu de soleil. Câest dommage de tomber dans des trous de vent et de voir les copains passer et ne pas rĂ©ussir Ă les rattraper. Je me suis fait plaisir, mais il faut que jâarrĂȘte de trop raser la cĂŽte en pensant que le vent va tourner. Je me fais avoir Ă cause de ça. Mon objectif sur la troisiĂšme Ă©tape est de ne pas mettre le bateau sur les caillouxâ.
Anthony Quentin (JPS Controle), 36e Position - Hors temps :
âAu dĂ©but, nous n'avons pas eu trop de vent, ça allait, jâavais la bonne vitesse, jâĂ©tais avec le bon paquet. AprĂšs, il y a eu de la mer au niveau de La Corogne et comme tu le sais, je suis malade en mer dans ces conditions. Pendant 24 h jâĂ©tais out. AprĂšs, câĂ©tait un long bord et mon amure de gennaker a explosĂ©e. Jâai hĂ©sitĂ© Ă la changer, mais dans la mer quâil y avait, câĂ©tait mission impossible. Mâallonger le long du bout dehors, câĂ©tait trop dangereux, jâai des enfants, je ne voulais pas tomber Ă lâeau. Du coup, jâai effectuĂ© ce bord avec mon petit spi. Ce nâĂ©tait clairement pas la voile idĂ©ale, jâĂ©tais toujours Ă la limite mais je nâavais que ça pour avancer correctement. Le bord Ă©tait serrĂ©, je perdais un nĆud par rapport aux autres. Je pense avoir bien gĂ©rĂ© la mĂ©tĂ©o, ça, c'est une belle satisfaction. Je ne savais pas oĂč jâĂ©tais par rapport aux autres. Le petit spi sous ces allures, câest chaud au dessus de 100° du vent, il se couche. Je nâai pas pu dormir sur ce long bord, presque 48 h sans dormir. Si jâavais eu un gennaker ça aurait Ă©tĂ© une autre histoire. Dâavoir cassĂ© le gennaker sur le plus long bord de ma vie, ce n'est vraiment pas le bon moment.







