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LES RÉACTIONS DES MARINS À L'ARRIVÉE À KINSALE

Dernière mise à jour : 1 sept. 2023


Les marins se sont succédés au ponton de la Castlepark Marina à Kinsale. Leurs réactions ci-dessous :


© Alexis Courcoux

Nils Palmieri (TeamWork) 4ème avant Jury : « C’était une très belle étape, avec peu d’écarts à l’arrivée. Je suis un peu déçu de ne pas accrocher le podium. J’ai un peu trop attaqué tout le temps. Je pense que sur le dernier coup, ce n’était pas nécessaire. Mais j’ai montré que j’étais capable de faire des trucs, même si au contact j’ai un peu plus de mal. Je suis content de commencer cette Solitaire avec une 4e place, comme je l’avais terminée l’an passé. Le parcours était vraiment joli. On est passé au sud de l’île avant d’arriver ici, c’était vraiment génial. Sûrement une des plus belles étapes que j’ai faite en Figaro. »



© Alexis Courcoux

Robin Marais (Ma Chance Moi Aussi) 5ème avant jury: « Ça fait du bien d’arriver dans ce beau pays avec une bonne étape, enfin ! C’est ma meilleure étape, de loin. Il aura fallu cinq ans pour en arriver là. J’ai vaincu la malédiction. J’ai fait un début de course plutôt tranquille, un peu sur la réserve. J’ai beaucoup, beaucoup dormi au début. Et puis je n’ai pas de très bon choix à l’île de Wight. Mais après j’étais bien reposé. J’ai bien étudié la météo en arrivant aux Scilly. Je n’ai pas tout compris sur les choix de la flotte. Je ne voulais pas aller dans la dorsale. Je me disais qu’il fallait mieux la contourner un peu par le nord parce qu’il y avait plus de pression au nord. J’avais tout ça assez clair dans la tête (...) Après, j’ai cravaché ; et ça l’a fait. Je suis trop content. Ces arrivées de Figaro restent quelque chose d’assez dingue. »



Alexis Thomas (La Charente Maritime), 6ème avant jury :

© Elodie Lietin

: « Je n’y croyais pas trop au début, même un moment j’étais un petit peu dans les choux. J’ai fait confiance à mes options. J’ai fait du bord rapprochant à partir des Scilly, et ça c’est un plutôt bien passé. J’étais un petit peu surpris quand j’ai entendu le classement général, plutôt agréablement surpris, même si je trouvais que j’avais bien navigué en faisant des bons bords. On est tous passé au même endroit dans les Scilly, mais il y avait une dorsale avec une grosse gauche attendue. Tout le monde s’est retrouvé dans la pétole. Le passage de la transition de la dorsale s'est fait assez rapidement pour moi. C’est mon premier vrai résultat en Figaro donc ça fait plaisir. Pour la suite, c’est cool, même s' il y a très peu de temps entre chaque concurrent.»


Basile Bourgnon (EDENRED), 7ème avant jury :

© Alexis Courcoux

« Depuis le début, je suis dans le coup, il faut mettre de la cadence pour accrocher les anciens. Je pensais les avoir sur le physique, mais purée il ne lâchent rien ! Je suis content d'avoir bien navigué, d'avoir été incisif. Je n'ai jamais pensé ou navigué en pensant aux autres. J'ai toujours navigué là où je voulais être placé. Et ça a été bien jusqu'à la fin où on s'est fait un peu dépasser par un groupe plus à l'ouest, mais ce n'est pas grave, l'écart n'est pas énorme. J'avais tout le monde autour de moi, tout Port-la-Forêt. Tu ne peux pas fermer l'œil 20 minutes sans qu'ils aient rattrapé 10 longueurs. Ça a été hyper éprouvant physiquement. J'ai pas beaucoup dormi, pas beaucoup mangé (...) Oui, il faut se faire mal de toute façon. Il faut rester dehors s'il pleut, s'il ne pleut pas, s'il y a du soleil, c’est ça la Solitaire. »




Romain Le Gall (Centre Excellence Voile - Secours Populaire, 8e :

© Alexis Courcoux

« Je suis un peu fatigué, mais content d'être là. C'était une chouette étape, ma première sur La Solitaire. Avec toute la flotte, on se voit tout le temps, c'est hyper intense et on arrive tous en même temps. J'étais plutôt dans le match niveau stratégie. J'ai réussi à aller dans les bons coups. Le seul hic, c'est d'avoir déchiré mon grand spi au retour de la Manche mais j’ai réussi à le réparer. Il a tenu toute la course et là, il y a trois heures, il vient d'exploser en mille morceaux. C'est pour ça que j'ai perdu quelques places à l'arrivée. Il y avait de superbes images, plein de passages avec des dauphins. Le long de l'île de Wight, c’était magnifique (...) »


Alexis Loison (Groupe REEL), 9e :

© Alexis Courcoux

« L’étape a failli s’arrêter à la bouée Paprec parce qu’il y a eu un carton avec Hugo Dhallenne. Après ce moment, savoir que j’étais toujours en course était ma plus grande joie. Sur l’étape, il y a eu des super jolis coups et des moins beaux, mais on arrive tous dans un mouchoir de poche. J’ai pris beaucoup de plaisir sur cette étape avec pas mal de petits coups à jouer. Je n’ai pas tout fait bien, mais personne ne fait tout bien. Ça aurait été bien de faire un joli coup à la fin, mais je sentais ça un petit peu trop osé donc c’est toujours pareil, des fois il faut savoir rester calme dans ses ardeurs… Ça se joue à rien… Il n’y a quasiment pas d’écart même si les écarts de distance peuvent être conséquents pendant l’étape. Mais au final, le vent nous ramène et on arrive tous en même temps ! »


Elodie Bonafous (Queguiner - La Vie en Rose), 10e :

© Alexis Courcoux

« En raison d’un gros mal de crâne au début, j'ai plutôt accumulé beaucoup de sommeil pour le faire passer. Et j'ai trouvé ça pas mal parce que j'étais hyper lucide et plutôt en forme sur les périodes un peu importantes. Mais apparemment pas assez, parce que j’ai tardé un peu à virer de bord pour aller vers le Fastnet quand on est passés aux îles Scilly. Sinon, dans l'ensemble, je suis plus contente de ma course, j'ai réussi à être devant, à avoir de la vitesse, à bien réfléchir à ma stratégie, à bien me mettre dans mon rythme à bord avec mes petites routes bien calées. J'ai eu beaucoup de plaisir. J'ai trouvé cette étape très chouette. Au final, en termes de temps, elle compte quasiment pour du beurre vu que c'est quand même hyper serré. Ça s'est terminé bord à bord comme un entraînement à Port- la- Forêt. Maintenant, on va profiter de l'étape à Kinsale pour se reposer, visiter un peu .»


Loïs Berrehar (Skipper MACIF 2022), 11e :

©Alexis Courcoux

« C’était une sacrée étape. J’ai bien aimé naviguer. J’étais plutôt dans le match, en tous cas sur les trois premiers quarts, jusqu’à ce que l’on fasse n’importe avec Corentin Horeau (Banque Populaire) et Guillaume (Pirouelle). On s’est regardés, personne n’a viré. On est resté puis au bout d’un moment, on a fini par y aller. J’imagine que pendant ce temps-là, nos camarades en ont profité pour aller tout droit. C’était un peu frustrant de mener la course avec une belle bataille à cinq bateaux, je crois. On a fait de beaux moments de stratégie, de navigation et de vitesse. Dans la dorsale, c’était un peu dur mais au final, on sauve les meubles à l’arrivée. Il y a peu d’écarts. Et un bizuth qui gagne l’étape, c’est beau. Bravo à lui ! »


Guillaume Pirouelle (Région Normandie), 12e :

© Alexis Courcoux

« La course s’est très bien passée au début ; et puis ça a commencé à merder aux Scilly. Je n’avais même pas vu qu’il y en avait derrière qui n’avaient pris du tout le même chemin que nous. Pour moi, il n’y avait pas trop de questions à se poser niveau stratégie. Si je devais le refaire, je referais pareil parce qu’au niveau de la météo, c’est ce que l’on était censé faire. Après, je ne sais pas où sont passés les autres. Je ne sais pas s’ils ont eu plus du vent ou pas. On est restés tout l’après-midi dans la pétole. Les autres ont fait moins de route tout simplement. C’est clair que c’est une déception. Après, heureusement, il n’y a pas beaucoup d’écarts en temps donc rien n’est fait. Il y a largement de quoi inverser le classement d’ici la fin. C’est un peu dur de s’engager comme ça pendant quatre jours pour finalement pas grand-chose à la fin, mais c’est le jeu ».


Gaston Morvan (Région Bretagne – CMB Performance), 13e :

© Alexis Courcoux

« C’était une sacrée étape. Je suis content d’être arrivé en Irlande. Il s’est passé pas mal de choses. La traversée de la Manche était intéressante. J’ai du mal à comprendre où sont passés les premiers de l’étape. Mais ça a bien joué. C’était cool. On est bon petit paquet avec beaucoup de concurrents de Port-la-Forêt. On s’est un peu retrouvés tous ensemble. C’était bien. J’ai fait quelques bons petits coups, quelques petits décalages. Ça ne va compter pour grand-chose. J’ai 40 minutes d’écart avec le 1er je crois. Je me dis que c’est un bon prologue, donc tout va bien. L’année dernière, ça s’était déjà un peu passé comme ça sur la première étape et ça n’avait pas trop influé sur le classement général par la suite. Il va encore se passer tellement de choses. Je ne suis pas attaqué pour la suite, pour prendre ma revanche. »


Charlotte Yven (Skipper MACIF 2023), 14e :

© Elodie Lietin

« Il s’est passé plein de choses. De mon côté, c’était un peu l’ascenseur. Je ne suis pas très bien partie, mais je me suis bien refait la première nuit ou la 2e journée. Je suis revenue au contact des dix premiers. J’étais contente. Je suis redescendue un peu en bas de classement après Bréhat et j’ai réussi à revenir en faisant des petits coups entre Bréhat et le Fastnet pour me glisser à nouveau dans le paquet de tête. Je ne suis pas hyper contente de ma nav’ de début de course, mais contente de ma fin de course donc on va essayer de l’appliquer. J’ai bien aimé le passage un peu plus mou où il avait quand même des coups à jouer sur la fin. Et sinon on a eu une belle traversée de Manche sous gennaker. C’était sympa aussi ! »


Maël Garnier (J’❤️Garnier), 15e :

© Elodie Lietin

« Ça va plutôt bien pour une arrivée de première étape. J’ai eu vraiment des hauts et des bas. J’ai pris un bon départ. Je suis passé à la bouée de dégagement dans les 6-7 premiers puis une amure de spi a fait des caprices (...) Aux Needles, j’ai tenté un coup, mais ça n’est pas passé. Ça aurait été bien si j’avais continué fort mon option mais j’ai retraversé la flotte, chose qu’il ne faut jamais faire. On a fait de longs bords côte à côte avec Charlotte (Yven). On a fait des options complètement différentes mais hier matin, on était encore ensemble dans la molle. J’ai pris beaucoup de plaisir. J’ai plutôt navigué dans le paquet. Je n’ai pas pris de grosse cartouche niveau temps. On est tous groupés. Les 20-25 premiers se tiennent en une heure. On va remettre les compteurs pour la 2e étape


Corentin Horeau (Banque Populaire), 16e :

© Alexis Courcoux