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Glissades vendéennes

À l’heure où tous les Figaro sont gris, la flotte de La Solitaire du Figaro Paprec poursuit sa descente du golfe de Gascogne. Après une navigation au ras des cailloux pour s’extirper des griffes d’une dorsale anticyclonique, les 31 skippers, qui ont sorti les spis en début de soirée hier, progressent dans un flux de nord-ouest bien établi d’une quinzaine de nœuds, les obligeant à tirer des bords au portant.






Après la navigation au louvoyage en zigzags au ras des côtes bretonnes de la première nuit, place à une glissade en escalier à une cinquantaine de mille au large des plages vendéennes. Il reste environ cent milles en ligne directe jusqu’à la prochaine marque matérialisant le prochain Sprint Intermédiaire en bordure des côtes aquitaines. Les premiers solitaires y sont attendus ce soir, entre 21h et minuit.


À l’aube de cette nouvelle journée, Élodie Bonafous (Quéguiner-La Vie en Rose) tient bon en tête de flotte. La navigatrice progresse en très bonne compagnie. Ce matin, les dix premiers, jusqu’à Guillaume Pirouelle (Région Normandie), se tiennent dans un rayon de 3 milles, avec des écarts qui évoluent au rythme des empannages.


Dans ce top ten matinal, on note le retour en force aux avant-postes de Benoît Mariette (Génération Senioriales) et de Pierre Daniellot (Team Vendée Formation), premier bizuth ce matin, légèrement décalé dans l’est. Tous deux tirent visiblement, aujourd’hui, les bénéfices de leur investissement en baie d’Audierne, d’hier.


Du côté des trois plus solides prétendants au podium final de cette 54e édition, un certain statu-quo semble encore l’emporter sur l’eau. Au coude-à-coude, à 2,5 milles de la chef de file, Basile Bourgnon (Edenred) et Loïs Berrehar (Skipper Macif 2022) ne se perdent pas de vue. Tout comme Corentin Horeau (Banque Populaire), qui pointe en embuscade à 1,3 mille derrière eux.


Enfin ce matin, difficile de ne pas noter la trajectoire divergente de Benoît Tuduri (CAPSO en Cavale). Fidèle à lui-même, le premier bizuth au classement général provisoire, n’a pas peur de passer en mode attaque : cap à l’est, toute. En approche du nord de l’île d’Yeu, celui qui ne manque ni d’audace, ni d’inspiration, semble parti à la conquête de brises thermiques. Affaire à suivre…


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