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Ambiance ponton juste avant le top départ de l’étape 2 !

La concentration mais aussi les sourires étaient de mise ce dimanche matin sur les pontons de la Castle Park Marina, à Kinsale, que les 32 marins en lice sur la 54e édition de La Solitaire du Figaro Paprec ont quitté après trois jours en Irlande. Leurs réactions quelques minutes avant d’appareiller.

© Alexis Courcoux

Philippe Hartz (Marine Nationale - Fondation de la Mer)

« Ce matin, je me sens comme un mec qui ne va pas beaucoup dormir. Je me suis réveillé tôt, mais je suis content et j'ai hâte d'y aller. Je n'ai pas de préférence particulière quand il y a du vent ou pas de vent. Ce dernier est parfois un peu erratique, comme ça le sera aujourd'hui. Il va falloir rester calme. »


Elodie Bonafous (Queguiner - La Vie en Rose) : « Ça va, je suis bien reposée et j’ai bien profité de cette escale irlandaise autant que je le pouvais, c’était très sympa d’ailleurs. On va avoir des conditions météo très light sur toute l’étape, c’est assez rare que ça soit aussi faible. Ça va être plutôt cool, mais ça ne veut pas forcément dire que ça va être plus facile pour dormir et se reposer car stratégiquement, il y a pas mal de jeux et de pièges, il faudra être bien dessus ! Je suis contente, on va dans des terres inconnues pour moi et on arrive sur une terre que je connais bien, Roscoff ! En tout cas je suis en forme, je suis à fond, et je vais me donner au taquet tout du long et essayer d’être bien concentrée sur ma météo et ma vitesse pour jouer de façon optimale ! »


Basile Bourgnon (EDENRED) : « C'est la “deuxième première étape”, puisque les compteurs sont mis presque à zéro pour beaucoup de monde... Il va falloir être très, très, très, très patient parce qu'on va un peu se tirer les cheveux la première nuit. Notamment ce passage de vent très mou qui va durer quelques heures, cinq, six heures peut- être. Ça va arriver la nuit, par conséquent, on ne va pas beaucoup dormir. Ensuite, on espère que le vent va pouvoir rentrer pour faire un peu de route et pouvoir dormir un petit peu. Ce vent assez faible nous obligera à être concentré sur notre trajectoire, sur notre météo, à bien manger et gérer son sommeil...On va essayer de faire bien même si ce n'est pas les conditions dans lesquelles je suis le plus à l'aise. On a eu beaucoup de temps de sommeil sur la première étape, donc au final, tout le monde part avec beaucoup d'énergie, beaucoup d'envie et vers des endroits que l’on ne connaît pas encore. »


Guillaume Pirouelle (Région Normandie) : « Ça va peut-être être l’étape la plus compliquée, on se sait pas trop ce qui va se passer. Le vent va être très faible, et il va falloir faire avec ce qu’on a. C’est l’étape d’un petit peu tous les dangers, donc j’espère être dans le bon coup et dès le début pour peut-être partir un petit peu devant. Il n’y a pas vraiment de conditions dans lesquelles je suis plus à l’aise que d’autres mais ce ne sont pas les plus simples. C’est un peu plus aléatoire quand il y a en dessous de 6 nœuds. Il y a des risées qui tombent un petit peu aléatoirement donc c’est plus compliqué car on ne maîtrise pas tout. Il va falloir garder son calme on va dire, car on risque d’avoir des surprises ! Mais sinon, je me sens prêt, j’ai mes chances, et on verra à l'arrivée à Roscoff ! »


Laurent Givry (Cap Horn) : « Je dois bien penser à ceje dois faire. Il n’y a pas beaucoup de vent. Il va falloir rester concentré, ça va être dur mais je vais faire ce que j’ai à faire. Mentatement, ça va même si je suis un peu stressé. Mais comme d’habitude, ça ira mieux dès que j’aurai passé la ligne.»


Ben Beasley (Ocean Attitude) : «Je suis excité, pas autant stressé qu’avant le départ de la première étape mais un peu quand. Je suis prêt à partir sur l’eau et à commencer la deuxième étape. Je veux faire les choses simplement et naviguer aussi vite que je peux. J’espère ne pas trop m’éloigner une nouvelle fois trop loin du paquet. »


David Paul (Sailpoint.co/Just a Drop) : « Ça devrait être une étape avec des gains marginaux pour moi. Mais quand il y a du vent léger, être capable d’aller à 3 nœuds ou à 3,2 nœuds et réussir à maintenir cette vitesse peut faire la différence. Tu peux regarder quelqu’un partir devant. Et deux ou trois milles d’avance, c’est énorme ! Je me sens bien, je fais de petits pas en avant. Pour moi, c’est la même chose que sur la 4e étape de l’édition 2021, qui était très longue et lente, avec beaucoup de transitions. Je sais à quoi m’attendre et comment m’y préparer. »



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