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PAROLES // Xavier Macaire : « Cette fois-ci, elle est pour moi, pour de vrai ! »

Publie le 03/09/2020

Vainqueur de la première étape de La Solitaire du Figaro ce jeudi au petit matin, Xavier Macaire (Groupe SNEF) a confié sa satisfaction de décrocher enfin sa première victoire d’étape.

Alexis Courcoux/La Solitaire du Figaro
Alexis Courcoux/La Solitaire du Figaro

Xavier, on imagine que vu cette arrivée extrêmement serrée, c’est un soulagement pour toi de l’emporter ?
Oui c’est un soulagement ! L’arrivée a été assez tendue, parce que plus on approchait de la ligne, plus le vent mollissait, ça resserrait de derrière, je voyais les copains arriver de plus en plus près, j’avais vraiment peur de me faire voler cette victoire juste sur la ligne d’arrivée après une énorme étape super belle, un aller-retour au Fastnet génial.

T’es-tu dit à un moment que ça allait être juste pour la victoire ?
Oui, plus je voyais revenir Loïs, plus j’avais peur. D’autant que j’avais un bout coincé dans l’hélice qui faisait un peu de traînée en plus, je n’étais pas à 100% du bateau.

Tu as été devant quasiment tout au long de l’étape, cette victoire est-elle méritée ?
Oui, c’est ce qu’on peut dire. C’est super, parce que pour gagner une étape, il faut être devant un moment ou un autre, je m’étais dit ça depuis un moment. Et une fois qu’on est devant, c’est hyper dur d’y rester, je suis content de ce que j’ai fait, j’ai réussi bien maîtriser la vitesse, les trajectoires, la stratégie.

Ça fait longtemps que tu l’attendais cette victoire ?
Oui, ça fait longtemps que je l’attendais, que je voyais des camarades faire péter le jéroboam à l’arrivée parce qu’ils gagnaient l’étape, j’ai faut des podiums, mais ça faisait un petit moment que je me demandais si je pourrais y arriver moi aussi. Il faut savoir que j’avais gagné deux fois avant d’être déclassé sur jury, ça m’était resté un peu en travers de la gorge. Cette fois-ci, c’est bon, elle est pour moi, pour de vrai !

Dans quel état finis-tu cette étape ?
Je suis dans un état second, je suis en train de me reconnecter à la terre alors que j’étais à fond dans mon monde de navigateur de course, mais je pense que je vais m’écrouler assez vite, parce que je n’ai pas eu du tout de sommeil cette nuit, très peu la journée d’avant, toute cette accumulation d’efforts physiques et stratégiques fait que je vais bientôt tomber.

Comment as-tu fait pour résister à la pression de tes poursuivants dans les derniers milles ?
Je ne sais pas, c’est juste par l’adaptation, le travail, les efforts, en essayant d’être tout le temps dessus. Ça ne s’explique pas, quand ça ne marche pas, tu te demandes comment font les autres, et quand ça marche, ça paraît naturel, ça n’est pas un déclic particulier. Tu fais des bonnes trajectoires, des bonnes vitesses, et ça passe.

On dit souvent qu’une victoire d’étape est un déclic pour gagner ensuite La Solitaire du Figaro, cela peut-il être le cas pour toi ?
Peut-être, ça me parle. C’est vrai qu’une victoire d’étape, c’est un cran au-dessus, ça me plaît cette idée. Sur cette étape, j’ai réussi à poser mon jeu

Et finalement, il y a très peu d’écarts à l’arrivée…
Oui, très peu, ça resserre vachement. C’est dur parce qu’à des moments, il y avait beaucoup d’écarts. Sur certains bords, je travaillais la vitesse, je comparais toutes les cinq-dix minutes les distances, les vitesses, si je gagnais ou perdais, je travaillais à fond pour distancer les copains, j’essayais toujours de grappiller, j’en voulais toujours plus. J’ai passé les Héaux de Bréhat avec 2,5 milles d’avance, et ça resserre après. Mais c’est le jeu, c’est comme ça sur La Solitaire.

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