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ANALYSE // Le point de la mi-journée : Nicolas Lunven

Publie le 31/08/2020

Tous les jours pendant que les 35 marins de La Solitaire du Figaro sont en mer, nous vous proposons l’analyse d’un expert de la course au large. Pour cette première, Nicolas Lunven, double vainqueur de l’épreuve.

Alexis Courcoux/La Solitaire du Figaro
Alexis Courcoux/La Solitaire du Figaro

« La nuit n’a pas été simple : quand on regarde bien les traces des uns et des autres, on voit que certains ont fait un peu de marche arrière, peut-être même que plusieurs ont mouillé, mais au final, ils ont quand même réussi à progresser vers l’ouest et là, en fin de matinée, ils ne sont plus très loin d’être sortis d’affaire de cette zone de « pétole », ils vont pouvoir récupérer du vent un peu plus établi de sud. Au niveau stratégique, il semble que ce soit le groupe du milieu, qui est le plus nombreux avec Xavier Macaire, Corentin Douguet et Tom Laperche aux avant-postes, qui va le mieux s’en sortir. J’ai l’impression que ce sont ceux qui sont le plus dans l’ouest qui vont toucher le vent les premiers, donc c’est plus favorable pour ce groupe, par rapport notamment au groupe du sud, qui est à la même longitude mais est en retard sur la route directe, je ne suis pas sûr que les sudistes arrivent à toucher le vent avant le groupe du milieu. Ils auront en outre peut-être un angle un peu moins bon par rapport au vent. Quant à ceux qui sont partis au nord dimanche soir, Armel Le Cléac’h, Frédéric Duthil et Yann Eliès, malheureusement, ça n’a pas marché pour eux. Et comme en termes de longitude, ils sont en retrait par rapport au groupe de devant, ça me semble compliqué. Si je mets ma souris sur le bateau d’Armel, qui est en retrait, l’écart qui le sépare de la tête de flotte est d’à peu près 17 milles, ce n’est pas la fête, d’autant qu’à court terme les plus riches vont continuer à s’enrichir. Mais ce n’est pas pour autant terminé, il peut y avoir encore beaucoup de retournements de situation, particulièrement avec le Figaro Bénéteau 3 qui a un potentiel de vitesse beaucoup plus variable que le précédent. Il est capable d’accélérer beaucoup plus à certains angles et 3 nœuds de plus, ça fait tout de suite des grosses différences. Donc je pense qu’il faut s’habituer à avoir des écarts plus importants que ce que l’on connaissait en Figaro 2, ça veut dire des écarts qui peuvent se faire, mais aussi se défaire. »

Le classement à 12h : 1. Xavier Macaire (Groupe SNEF), 2. Corentin Douguet (NF Habitat), 3. Tom Laperche (Bretagne CMB Espoir), 4. Fabien Delahaye (Laboratoires Gilbert), 5. Loïs Berrehar (Bretagne CMB Performance)

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