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PAROLES // Erwan Le Draoulec : « J’ai toujours confiance en moi »

Publie le 06/09/2020

31e et 6e bizuth de la première étape de La Solitaire du Figaro, Erwan Le Draoulec était forcément déçu de sa prestation, conscient d’avoir commis des erreurs, d’autant qu’il fait figure des prétendants à la victoire au classement Bénéteau des bizuths-Eric Ingouf. Le Skipper Macif 2020 espère bien se rattraper sur la deuxième étape qui s’élance ce dimanche à 11h.

Alexis Courcoux/La Solitaire du Figaro
Alexis Courcoux/La Solitaire du Figaro

Quel regard portes-tu sur ta première étape ?
C’était une super première étape, du vrai large, vachement sympa à faire, avec le contournement du Fastnet, les belles couleurs irlandaises. Après, sur le plan sportif, je pense avoir fait un super début de course en allant du bon côté et en essayant de m’accrocher au bon paquet qui avait un moment distancé les autres. Et sans doute parce que j’ai eu envie de toujours faire mieux et de vouloir rattraper les gars devant, j’ai choisi de passer un peu tout seul au sud du DST des Scilly, cette option était loin d’être complètement fausse, mais peut-être que je ne l’ai pas forcément bien exécutée, si bien que j’ai perdu quelques places dans l’histoire. Heureusement pour moi qu’il y a eu ce petit resserrement final qui fait que si je suis déçu car pas bien classé, je ne suis pas très loin de toute la flotte.

As-tu douté psychologiquement ?
C’est sûr que ça a été un peu dur. J’ai vraiment cru avoir fait quelque chose de bien et quand je me suis rendu compte que c’était mort, ça a été dur à digérer. Je me suis dit que ce n’était pas malin, j’ai pris des risques, c’était peut-être une erreur.

Te dis-tu que c’est une bonne leçon en vue de la suite de La Solitaire du Figaro ?
Toute leçon est bonne à prendre, c’est sûr qu’on apprend plus en faisant des erreurs qu’en gagnant. J’ai appris plein de choses sur cette première étape, c’est ce que je suis venu faire sur ce circuit, c’est ma première année. Pour qu’il y ait des marins devant, il faut qu’il y en ait derrière, j’espère qu’un jour, je serai devant.

Tu étais considéré avant le départ comme le favori en bizuth, du fait que tu as débuté sur le circuit Figaro Bénéteau l’an dernier (blessé, il n’avait pas couru La Solitaire), est-ce que ça t’a mis de la pression au moment d’aborder cette 51e ?
La pression, on ne me la met pas au sein de l’équipe Macif, s’il y a quelqu’un qui me la met, c’est moi. J’y croyais et j’y crois toujours. C’est sûr que je n’ai pas mis toutes les chances de mon côté avec cette première étape, alors que j’avais le plus de milles au compteur, que c’était une épreuve de large, passer quatre jours en mer, c’est vraiment quelque chose que j’ai beaucoup fait. Je n’étais vraiment pas dans la découverte, c’était la septième fois que j’allais au Fastnet, il n’y avait aucun stress là-dessus, mais finalement, je n’ai pas bien exploité tout ça, j’ai fait l’erreur du petit jeune en n’acceptant pas ma position et en voulant toujours plus. Mais ça ne me met pas la pression et j’ai toujours confiance en moi sur ce classement des bizuths, même si je suis un peu déçu de ma copie. Ce n’est pas grave, c’est ma première année, j’ai le droit de faire des erreurs.

Tu joues le classement des bizuths sur cette Solitaire, est-ce une priorité pour toi quand tu es en mer ? Regardes-tu tout le temps le classement de tes concurrents ?
Forcément, on y pense, c’est une classe où il y a tellement de niveau que je ne vais pas avoir la prétention de dire que je vais finir sur le podium de La Solitaire du Figaro, donc oui, quand j’ai vu au Fastnet que j’étais troisième bizuth, ça a joué dans mon choix de partir dans mon coin pour essayer de passer les deux devant moi. Si j’avais été vingtième et premier bizuth, j’aurais sans doute été plus sage. Mais c’est sûr que c’est quelque chose que je regarde et qui va influencer mes choix. Ça reste l’objectif principal.

Que t’inspire la météo de la deuxième étape ?
Il y aura du jeu lors de la traversée de la Manche qui s’annonce loin d’être facile, avec des petites transitions. Ce n’est pas tout écrit, les fichiers ne sont pas tous d’accord, il va y avoir du courant, du côtier, notamment entre Le Havre et Dunkerque, pour le coup, ce sont des nouvelles choses pour moi. Je suis content de naviguer dans ces coins-là, c’est une découverte pour moi, je n’ai jamais été plus loin que Cherbourg, c’était il y a un mois sur la Drheam-Cup.

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