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MAG // Dunkerque, un air de découverte

Publie le 08/09/2020

Pour la première fois de son histoire, La Solitaire du Figaro fait escale à Dunkerque où arriveront dans la soirée de mardi les 35 solitaires partis dimanche de la Baie de Saint-Brieuc pour la deuxième étape. Un terrain de jeu peu connu des Figaristes, même si beaucoup y sont passés sur le Tour de France à la voile.

« Je ne suis jamais allé à Dunkerque, je suis content d’arriver là-bas en bateau, c’est un peu pour ça aussi qu’on fait de la voile, pour voyager, voir comment c’est ailleurs. » Comme beaucoup de marins au départ de la 51e édition de La Solitaire du Figaro, Tom Laperche (Bretagne CMB Espoir) va en profiter pour découvrir un nouveau terrain de jeu, lui qui n’avait jamais été plus au nord en Figaro Bénéteau qu’à Dieppe, terme de La Solitaire 2019. Pour le bizuth du Team Vendée Formation, Kevin Le Bloch, installé à l’année à Saint-Gilles Croix-de-Vie, la découverte va même plus loin, puisqu’avant cette Solitaire, il confiait n’avoir « quasiment jamais navigué en Manche ».

Quant à l’Anglo-Australien Jackson Bouttell (Fromagerie Gillot), il se souvient de « quelques convoyages il y a dix ans le long de cette côte », mais sans s’être jamais arrêté à Dunkerque, théâtre en 1940 de la fameuse Opération Dynamo, rembarquement vers l’Angleterre des troupes britanniques pour échapper à l’avancée de l’armée allemande (porté à l’écran par Christopher Nolan dans le film Dunkerque). Mais également théâtre, depuis la première édition en 1978, de nombreux grands départs du Tour de France à la Voile, épreuve à laquelle plusieurs marins inscrits sur La Solitaire du Figaro 2020 ont participé, en Farr 30, M34 ou Diam 24. Et visiblement, le passage par la cité nordiste ne les a pas laissés insensibles, comme le confirme Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) : « Je connais Dunkerque par le Tour de France à la voile en Diam 24, j’ai quelques amis là-bas. Je sais que l’ambiance est très chaude, ça me fait plaisir d’y retourner. Je pense que La Solitaire du Figaro ne doit pas se limiter à un tour de Bretagne, je suis ravi d’aller sur cette nouvelle ville. »

Lui aussi passé par Dunkerque sur le Tour, Robin Follin (Ville de Sainte-Maxime) ajoute : « D’un point de vue nautique, je connais juste le parcours banane de 0,8 mille devant la digue de Malo-les-Bains, une arrivée d’étape en Figaro, ça ne sera pas la même chose. » Achille Nebout (Be Green Ocean) confirme : « J’ai fait pas mal de Tours de France à la voile à Dunkerque, mais on restait près de la côte, je connais donc juste un peu la zone d’arrivée, mais le reste, pas tant que ça, donc ça va être une découverte, je suis content d’aller là-bas. »

Un autre marin particulièrement content d’y retourner, c’est Yann Eliès, qui garde un très bon souvenir d’un passage dans la cité du célèbre corsaire Jean Bart. « Mon meilleur souvenir, c’est d’avoir vécu une partie de la Coupe du monde de foot 1998 lors d’un Grand Prix de Figaro Bénéteau 1, on se souvient tous de l’endroit où on était à cette époque ! J’ai toujours été marqué par la chaleur des Dunkerquois, qui nous accueillent les bras ouverts, nous invitent à manger et dormir chez eux. C’est un peuple de mer, ils ont été pêcheurs à la morue, navigateurs au grand large, beaucoup de bateaux partaient de là pour aller faire du commerce en Amérique. » Et le skipper de Quéguiner Matériaux-Leucémie Espoir de conclure : « Ce sont les Ch’tis qui disent ça : quand on arrive dans le Nord, on braie (pleure) deux fois, une fois quand on arrive, une fois quand on repart, je trouve que l’expression est bien trouvée. »

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