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Dernière nuit en mer ?

Publie le 15/09/2021

Rien n’est moins sûr ! Pour preuve, l’ETA (Estimated Time Arrival) se dessine entre vendredi en deuxième partie de nuit, voire tôt le matin… Et il reste encore fort à faire avant d’embouquer l'estuaire de la Loire à Saint-Nazaire. Les attaques risquent de fuser de la part des concurrents qui vont tenter le tout pour le tout, la mistoufle pourrait bien corser le final.

Au grand large de la chaussée de Sein (70 milles dans son ouest), Pierre Quiroga (Macif 2019) et sa bande progressent sous spi bâbord amure à 6 nœuds. L’intention du premier au classement général provisoire est claire, comme il l’a expliqué encore cet après-midi : « Je protège Tom Laperche et une bonne partie de la flotte, mais je me méfie de Xavier Macaire et de Tom Dolan. Je vais passer à 15 milles de la baie d’Audierne. Je commence une stratégie de défense et de protection. La dorsale nous rattrape un peu. On va passer proche de Belle Ile dans l’après-midi, il peut se passer des choses. Je vais rester précautionneux, je me force à barrer pour conserver la vitesse optimale ».

Le vent relativement stable et les bateaux à plat ont permis aux concurrents de recharger les batteries toute la journée. De quoi conserver une bonne lucidité lorsqu’il faudra faire des choix cruciaux. D’autres rongent leur frein, ont eut moins de flair et enchaîné les déconvenues. Comme Arthur Hubert que le navire suiveur Express est allé rejoindre. « J’aimerais être plus proche des copains ou au moins savoir où ils sont. J’ai été abandonné par Eric Peron il y a 24h. Je me sens un peu seul ! Mon iridium ne charge plus donc je ne reçois plus la météo. J’essaie de faire au mieux mais je n’ai plus beaucoup de vent. Je ne sais pas trop comment je vais m’en sortir d’ici la fin de la course, j’imagine que ça va être long. Avec la houle, le spi a du mal à tenir, je suis beaucoup sur le pont aux réglages. »

36h de régate au contact… ou pas. Dans tous les cas, il va falloir tenir !

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