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Au bout du suspense…

Publie le 16/09/2021

Nous y voilà ! Après un mois de course, plus de 2.500 milles parcourus, la délivrance approche pour les 34 marins engagés sur La Solitaire du Figaro. Une chose est certaine, ces marins savent ménager le suspense ! À seulement quelques heures de l'arrivée, on peine à savoir qui va remporter cette quatrième et ultime étape en Loire-Atlantique.

Une fin de course passionnante

Les marins nous ont offert un scénario de rêve toute la journée, un savant mélange d’action et de suspense : impossible dans ces conditions de décrocher de la cartographie !

Au petit matin, ce jeudi, c’est la scission : un groupe de 5 bateaux prend le large. Tom Laperche (Bretagne - CMB Performance), Pierre Quiroga (Skipper MACIF 2019), le Bizuth Pep Costa (Cybèle Vacances - Team play to B), Alexis Loison (Région Normandie) et Nils Palmieri (TeamWork) tentent ce que le normand appelle “le coup de la cuillère”, optant pour une route plus sud. L’idée est de toucher une pression plus stable au large.

Positionnés plus au nord, un vingtaine de marins misent sur la brise thermique pour les propulser vers Saint-Nazaire. Ce groupe est composé entre autres de Pierre Leboucher (GUYOT Environnement - Ruban Rose), Xavier Macaire (Groupe SNEF), Gildas Mahé (Breizh Cola), Fabien Delahaye (Groupe Gilbert), Tanguy Le Turquais (Quéguiner - Innoveo) ou encore Erwan Le Draoulec (Skipper Macif 2020).

Tous ont dans leur visée la Bouée S-N1, première bouée d’entrée du chenal, proche du parc éolien en mer de Saint-Nazaire. Il restera encore seize milles à parcourir avant de franchir, enfin, la ligne d’arrivée, symbole de délivrance pour tous.

Un océan de doutes

Mais avant cela, la pétole s’est installée sur le plan d’eau comme en témoignait en début d’après-midi Tom Dolan (Smurfit-Kappa – Kingspan) : “Je n’en peux plus, le vent n’arrête pas de bouger. Je ne lâche pas la barre. Le vent mollit, j’ai 6 nœuds : on arrive dans une grosse mollasse. J’avance à 4,5 nœuds, ça refuse beaucoup. Ça va chauffer à terre, ça va être la grosse pétole.”

À bord de GUYOT Environnement – Ruban Rose, Pierre Leboucher confirme : “Le vent a bien molli et ça va continuer, ça ne tiendra pas jusqu’à S-N1 comme ça. Je n’ai pas trop envie d’être ici, je serais bien passé à l’intérieur de Belle-Ile ce matin, mais Xavier (Macaire) et Tom (Laperche) ne semblaient pas vouloir m’accompagner donc je me suis décalé avec eux. S’il y a des bateaux qui sont passés à la côte, je pense qu’ils ont raison ! Il fait beau, il y a de la visibilité, ça cumule, il y aura du vent thermique à terre. Peut-être qu’Alexis Loison y est, je ne sais pas ! »

De l’autre côté du plan d’eau…. La même expectative et le doute qui s’installe quant à l’issue de cette quatrième étape: “Les conditions ne sont pas faciles, explique Tom Laperche ( Bretagne CMB Performance) et dans la tête, ce n’est pas facile non plus. Je pense qu’on a perdu du terrain. On fait quand même beaucoup de route par rapport aux autres. On va voir !”

Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) navigue, lui aussi, en eaux troubles : “C’est l’émotion en mer ! Je ne sais pas si c’est une bonne opération ce que je fais, on verra bien ce que ça donne à la fin ! ». Surtout, depuis deux jours, les marins ne visualisent sur leur AIS que les bateaux les plus proches. Comme la flotte est dispersée, impossible donc de savoir exactement où sont placés leurs adversaires et de reconstituer un tableau précis du jeu qui se déroule en ce moment.
Le suspense devrait bientôt prendre fin : les deux groupes convergent vers la marque S-N1. Les concurrents devraient à nouveau se voir autour de 18h30 et pouvoir, alors, identifier leurs adversaires directs.

Point météo et premières ETA

Les premiers bateaux sont attendus entre 18h30 et 21h30 à la bouée S-N1 ; on assistera ensuite à une vraie course de vitesse avec un long bord en route directe vers la ligne, dans 8 nœuds de vent plein ouest, en bâbord amure.

En raison des faibles conditions de vent prévues sur zone, le comité, en liaison avec la direction de course, jugera l’arrivée de cette quatrième étape à la cardinale SE Lambarde que les premiers concurrents devraient atteindre entre 22h30 et minuit.

Les Figaro Bénéteau 3 remonteront l’estuaire de la Loire avant de passer le sas et de rejoindre le bassin et le ponton de la Base sous-marine.

Comment suivre les arrivées ?

Un direct arrivées est prévu sur la ligne pour les premiers concurrents puis un interview du vainqueur de l’étape et du vainqueur au classement général (avant jury). Le direct sera diffusé sur la page Facebook, la chaîne Youtube et le site internet de la course.

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