Jean-Pierre Nicol en éclaireur à Guernesey
08-08-2011
Au pointage de 8h30 ce lundi matin, c’est Jean-Pierre Nicol (Bernard Controls) qui mène la danse. Après avoir doublé le raz Blanchard en fin de nuit, la flotte est passée par le canal du grand Russel entre Sark et Guernesey, où elle vient de raser la cardinale poétiquement dénommée la Noire Pute.
Jean-Pierre Nicol, troisième au classement général confirme son joli coup de la nuit, quand il fut le premier à aller louvoyer très à terre pour s’abriter au maximum des courants défavorables. En un mot pour faire joujou au ras des cailloux, au nord de la pointe du Cotentin, avant de s’affranchir du cap de la Hague par le trou de souris appelé le Gros du Raz, un passage très étroit et fort mal pavé. Une prise de risques qui paie donc pour Jean-Pierre Nicol, tandis que Fabien Delahaye (Port de Caen Ouistreham) et Gildas Morvan (Cercle Vert), à savoir les deux seuls qui l’avaient précédé lors de la première étape, sont respectivement pointés en 15e et 13e position à 3,1 et 2,5 milles. Jean-Pierre Nicol a réussi à un creuser un petit trou d’à peine un mille avec deux gros bras : les deux anciens vainqueurs de La Solitaire que sont Eric Drouglazet (Luisina) et Jérémie Beyou (BPI). Suivent dans l’ordre à moins d’un mille et demi du leader : Adrien Hardy (Agir Recouvrement, 4e), Thierry Chabagny (Gedimat, 5e) Eric Péron (Macif 2009), Erwan Tabarly (Nacarat), Thomas Rouxel (Bretagne Crédit Mutuel Performance), le bizuth Morgan Lagravière (Vendée) pointant en 9e position et Yoann Richomme (DLBC) fermant ce Top Ten en 10e position à 2 milles du leader.
Sur un bord relativement rapide (surtout comparé au long passage au louvoyage devant Cherbourg cette nuit), les bateaux de tête filent à un peu plus de 9 nœuds et s’apprêtent à enrouler Guernesey pour entamer leur traversée de la Manche, cap sur l’Angleterre. Ils ne sont plus que 46 en course, David Sineau qui a abandonné ce matin après avoir talonné avant le raz Blanchard (lire brèves précédentes) est à bon port à Cherbourg, où il a été escorté par le PSP Cormoran de la Marine Nationale.
« Tribord amures, dans une mer hachée et très agitée, la flotte évolue à 50 degrés du vent, au près bon plein, dans un ciel qui s’éclaircit peu à peu. Les skippers ont probablement pu se reposer un peu depuis le passage du raz Blanchard et la bascule du vent au nord-ouest », raconte le directeur de course Jacques Caraës
Bruno Ménard, à bord du PSP Cormoran de la Marine Nationale.
Sur un bord relativement rapide (surtout comparé au long passage au louvoyage devant Cherbourg cette nuit), les bateaux de tête filent à un peu plus de 9 nœuds et s’apprêtent à enrouler Guernesey pour entamer leur traversée de la Manche, cap sur l’Angleterre. Ils ne sont plus que 46 en course, David Sineau qui a abandonné ce matin après avoir talonné avant le raz Blanchard (lire brèves précédentes) est à bon port à Cherbourg, où il a été escorté par le PSP Cormoran de la Marine Nationale.
« Tribord amures, dans une mer hachée et très agitée, la flotte évolue à 50 degrés du vent, au près bon plein, dans un ciel qui s’éclaircit peu à peu. Les skippers ont probablement pu se reposer un peu depuis le passage du raz Blanchard et la bascule du vent au nord-ouest », raconte le directeur de course Jacques Caraës
Bruno Ménard, à bord du PSP Cormoran de la Marine Nationale.



