Côte à côte
08-08-2011

Alors que le soleil va se lever sur la presqu’île du Cotentin, la flotte tirait des bords le long des rives normandes pour s’abriter du courant de marée contraire qui s’inversait vers 6h00 : Adrien Hardy (Agir Recouvrement) emmenait une meute groupée en moins de dix milles dans une brise toujours soutenue de secteur Ouest. Le passage du chenal du Grand Russel s’effectuera donc avec le jusant favorable…
La première nuit a été agitée avec le passage de grains violents à l’image de celui qui préfigurait le front, dimanche après la bouée de Radio France : 35 nœuds en quelques minutes, des trombes d’eau et une mer qui se formait… Mais finalement, le vent s’est assagi dès le coucher du soleil pour une vingtaine de nœuds quand les 47 solitaires filaient grand train vers la pointe de Barfleur, au débridé. Et vers 23h, les leaders emmenés par Adrien Hardy (Agir Recouvrement), Eric Péron (Macif 2009) et Frédéric Duthil (Sepalumic) contournaient cette première pointe dans une brise d’une petite vingtaine de nœuds de secteur Sud-Ouest.
Vers 2h00, le front passait sur la flotte et la bascule du vent à l’Ouest-Nord Ouest était franche : le louvoyage pouvait commencer pour raser les côtes du Cotentin afin de s’abriter du courant de marée montante. Tous les solitaires repiquaient alors vers Cherbourg… sauf un ! Thomas Ruyant (Destination Dunkerque) était en effet le seul à prolonger son bord au large afin d’anticiper sur la renverse du courant prévue vers 6h00 à la pointe de La Hague, et sur une rotation plus marquée au secteur Nord-Ouest d’une brise qui oscillait entre 17 et 23 nœuds.
Vers 5h00 du matin, les premiers contournaient la pointe et s’engageaient dans le Gros du Raz, au pied du phare : les trente milles à parcourir pour déborder l’île anglo-normande de Guernesey devraient finalement être moins ardus que prévu puisque les skippers n’auront plus de bords à tirer et vont bénéficier du jusant au lever du jour. L’accélération s’annonce franche mais le passage névralgique de la pointe du Cotentin a eu pour conséquence d’étirer la flotte et de fatiguer les organismes. Reste à savoir aussi si l’option solitaire de Thomas Ruyant va porter ses fruits dans le passage du Grand Russel… En tout cas, les 47 concurrents de cette deuxième étape n’auront plus à affronter les forts courants des îles anglo-saxonnes dès ce midi et le champ stratégique va enfin s’ouvrir en s’engageant au cœur de la Manche.
Vers 2h00, le front passait sur la flotte et la bascule du vent à l’Ouest-Nord Ouest était franche : le louvoyage pouvait commencer pour raser les côtes du Cotentin afin de s’abriter du courant de marée montante. Tous les solitaires repiquaient alors vers Cherbourg… sauf un ! Thomas Ruyant (Destination Dunkerque) était en effet le seul à prolonger son bord au large afin d’anticiper sur la renverse du courant prévue vers 6h00 à la pointe de La Hague, et sur une rotation plus marquée au secteur Nord-Ouest d’une brise qui oscillait entre 17 et 23 nœuds.
Vers 5h00 du matin, les premiers contournaient la pointe et s’engageaient dans le Gros du Raz, au pied du phare : les trente milles à parcourir pour déborder l’île anglo-normande de Guernesey devraient finalement être moins ardus que prévu puisque les skippers n’auront plus de bords à tirer et vont bénéficier du jusant au lever du jour. L’accélération s’annonce franche mais le passage névralgique de la pointe du Cotentin a eu pour conséquence d’étirer la flotte et de fatiguer les organismes. Reste à savoir aussi si l’option solitaire de Thomas Ruyant va porter ses fruits dans le passage du Grand Russel… En tout cas, les 47 concurrents de cette deuxième étape n’auront plus à affronter les forts courants des îles anglo-saxonnes dès ce midi et le champ stratégique va enfin s’ouvrir en s’engageant au cœur de la Manche.



