Un podium grand ouvert
12-08-2010

Avec 44 concurrents arrivés hier soir à Kinsale en l’espace d’1h30, la troisième étape n’a pas révolutionné le classement général. Aucun bond ou dégringolade notoire à signaler, même si quelques-uns ont joué aux chaises musicales dans le top 20. Le skipper de Brit Air a gagné 13 minutes et occupe toujours la première ligne du tableau, 1h17’52’’ devant François Gabart (Skipper Macif 2010) lequel devance Thomas Rouxel (Crédit Mutuel de Bretagne) de 19 minutes. Mais il n’y a qu’une heure ensuite entre François et le 11e Laurent Pellecuer (Arnolfini.fr). Autant dire que le podium de cette 41e Solitaire est grand ouvert. Il sera aussi très cher.
Armel Le Cléac’h ne fanfaronne pas. D’abord parce que ce n’est pas le style de la maison et ensuite parce qu’il a raison. Sur le papier, ses 1h17 d’avance ne pèsent pas lourd face au… raz Blanchard, épouvantail de l’ultime étape à destination de Cherbourg. « Ce n’est pas dans la poche. Si on a le courant à contre et que les premiers passent, on peut très facilement perdre 1 heure, 2 heures, 3 heures… une marée. Je ne suis pas à l’abri jusqu’au 31e (qui n’est autre que le tenant du titre Nicolas Lunven, ndr) ». Sans aller jusqu’au scénario catastrophe, le marin de Morlaix sait que tout peut basculer pour quelques longueurs, quelques instants perdus : en 2003, année de sa victoire, il avait battu Alain Gautier de…13 secondes. En neuf participations sur La Solitaire, c’est d’ailleurs la première fois qu’il se retrouve dans le costume un peu étriqué de l’homme à battre. Mais, dit-il, « je ne me prends pas la tête avec ça. J’ai tout pour faire quelque chose de bien, alors à moi de ne pas faire d’erreur même si je surveillerai d’un peu plus près les petits camarades ».
Gabart et Rouxel dans le viseur des anciens
Les petits camarades sont à la fois soulagés et ravis qu’Armel n’ai pas claqué la troisième. Et nombre d’entre eux se verraient bien califes à la place du calife. Dans le sillage de Brit Air, François Gabart et Thomas Rouxel incarnent la génération montante de cette 41e Solitaire du Figaro. Ils n’ont pas encore 30 ans mais sont déjà plein de maturité et surtout, ils sont sans complexe. Mais ils ont encore le temps devant eux et se contenteraient fort bien d’une place au chaud sur leur cher podium. Une position déjà très convoitée. Le onzième concurrent, Laurent Pellecuer (Arnolfini.fr), n’a qu’une heure de retard sur le Skipper Macif 2010. Et entre les deux, une flopée d’anciens se bouscule au portillon. A commencer par Jérémie Beyou (BPI), 4e à 1h48 du premier. Jérémie connaît parfaitement les rouages de La Solitaire (disputée 10 fois, remportée en 2005) et le profil sportif de ses adversaires. « Est-ce que je peux encore gagner cette Solitaire se demande t-il ? Normalement non… ce qui veut dire anormalement, oui ! C’est déjà arrivé qu’un leader perde deux heures sur la dernière manche…».
En 5e position, Jeanne Grégoire (Banque Populaire) titille le tableau arrière de BPI avec 1h54’’ de débours sur le leader. La jeune maman est particulièrement dans le coup cet été et elle aussi songe forcément au podium, son meilleur résultat ayant été atteint en 2008 avec une jolie 5e place. Même combat pour Gildas Morvan (Cercle Vert) et Erwan Tabarly (Nacarat), tout deux en quête de résultats. Et plus loin pour Kito de Pavant (Groupe Bel), le troisième ex-vainqueur de ce top 11. Deux autres « jeunots » animent aussi la course aux avant-postes : Fabien Delahaye (Port de Caen-Ouistreham), vainqueur du classement Bénéteau des bizuths l’année dernière et celui qui risque fort de lui succéder cette année, Anthony Marchand (Espoir Région Bretagne). Enfin, il serait imprudent d’enterrer un Yann Eliès affamé (Generali-Europ Assistance), 15e à 2h36.
Comme l’analyse le très réaliste Erwan Tabarly, il faudrait un sacré concours de circonstances pour déloger Armel de son piédestal. Mais sur La Solitaire, rien n’est impossible et on a déjà connu bien des revirements à quelques encablures d’une ligne d’arrivée. C’est ce qui fait tout le sel de cette course et ce pourquoi il est si beau de la gagner.
C.El et BM
Gabart et Rouxel dans le viseur des anciens
Les petits camarades sont à la fois soulagés et ravis qu’Armel n’ai pas claqué la troisième. Et nombre d’entre eux se verraient bien califes à la place du calife. Dans le sillage de Brit Air, François Gabart et Thomas Rouxel incarnent la génération montante de cette 41e Solitaire du Figaro. Ils n’ont pas encore 30 ans mais sont déjà plein de maturité et surtout, ils sont sans complexe. Mais ils ont encore le temps devant eux et se contenteraient fort bien d’une place au chaud sur leur cher podium. Une position déjà très convoitée. Le onzième concurrent, Laurent Pellecuer (Arnolfini.fr), n’a qu’une heure de retard sur le Skipper Macif 2010. Et entre les deux, une flopée d’anciens se bouscule au portillon. A commencer par Jérémie Beyou (BPI), 4e à 1h48 du premier. Jérémie connaît parfaitement les rouages de La Solitaire (disputée 10 fois, remportée en 2005) et le profil sportif de ses adversaires. « Est-ce que je peux encore gagner cette Solitaire se demande t-il ? Normalement non… ce qui veut dire anormalement, oui ! C’est déjà arrivé qu’un leader perde deux heures sur la dernière manche…».
En 5e position, Jeanne Grégoire (Banque Populaire) titille le tableau arrière de BPI avec 1h54’’ de débours sur le leader. La jeune maman est particulièrement dans le coup cet été et elle aussi songe forcément au podium, son meilleur résultat ayant été atteint en 2008 avec une jolie 5e place. Même combat pour Gildas Morvan (Cercle Vert) et Erwan Tabarly (Nacarat), tout deux en quête de résultats. Et plus loin pour Kito de Pavant (Groupe Bel), le troisième ex-vainqueur de ce top 11. Deux autres « jeunots » animent aussi la course aux avant-postes : Fabien Delahaye (Port de Caen-Ouistreham), vainqueur du classement Bénéteau des bizuths l’année dernière et celui qui risque fort de lui succéder cette année, Anthony Marchand (Espoir Région Bretagne). Enfin, il serait imprudent d’enterrer un Yann Eliès affamé (Generali-Europ Assistance), 15e à 2h36.
Comme l’analyse le très réaliste Erwan Tabarly, il faudrait un sacré concours de circonstances pour déloger Armel de son piédestal. Mais sur La Solitaire, rien n’est impossible et on a déjà connu bien des revirements à quelques encablures d’une ligne d’arrivée. C’est ce qui fait tout le sel de cette course et ce pourquoi il est si beau de la gagner.
C.El et BM



