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20 heures très physiques !

05-08-2010

Au large de Belle-Ile, au près dans une mer hachée et une vingtaine de nœuds de vent, Armel le Cléac’h, François Gabart et Jérémie Beyou mènent le bal après 20 heures de course éprouvantes et très physiques.

Longtemps mené par Jérémie Beyou (BPI), le long bord de reaching pour remonter le golfe de Gascogne va finalement tourner à l’avantage d’Armel Le Cléac’h qui s’était légèrement décalé au large. A 21h57, le skipper de Brit Air, accessoirement vainqueur de la première étape, enroule en tête la bouée SN1 devant Saint Nazaire et remporte ainsi le Grand Prix GMF Assistance. Il est suivi de près par François Gabart (Skipper Macif 2010) et Jérémie Beyou (BPI). Ces trois hommes mènent toujours le bal au premier pointage de la matinée.

Transgascogne Express

Depuis la bouée de Saint-Nazaire, les 45 navigateurs tirent des bords le long des côtes du Morbihan. Le ciel est étoilé, le vent s’est légèrement calmé mais le clapot est toujours formé. Au pointage de 4h30, la flotte était étalée sur 35 milles, entre les joueurs de l’intérieur de Belle-Ile, - un petit groupe de six composé de Corentin Douguet (E.Leclerc Mobile), Adrien Hardy (Agir Recouvrement), Jean-Paul Mouren (M@rseillentreprises), Alexis Loison (AllMer Ineo Gdf Suez), Arnaud Godart-Philippe (Senoble) et Jonny Malbon (Artemis) - et la grande majorité partie au large, dans le Sud. Loin de la côte et de ses dangers, c’est l’opportunité de prendre un peu de repos. Car les 20 dernières heures de course ont été exténuantes. Hier en début d’après-midi, le vent est rentré jusqu’à atteindre 25 nœuds moyens (30 dans les rafales). La mer s’est formée et bientôt quelques jolies crêtes déferlantes sont apparues. Au coucher du soleil, le spectacle était magnifique, mais il fallait alors s’imaginer seul, sous spi lourd, accroché à la barre d’un monotype de 10 mètres... Des conditions assez furieuses pour une transgascogne express.

115 milles de louvoyage
« C’est une étape vraiment physique. Ils ont tout eu : une dorsale à passer, du reaching fort avec une conduite assez sauvage, une mer de travers dans le golfe de Gascogne dans 30 nœuds de vent, résume le Directeur de Course Jacques Caraës. Au large de Belle Ile, le vent est mollissant mais il y a un clapot résiduel important qui rend la marche pénible. »

Ce matin, peu de skippers ont répondu à la vacation média et cette nuit, c’était silence radio. Même Jean-Yves Chauve n’a pas animé son émission hier soir pour laisser le canal à la sécurité. Qu’ils soient concentrés sur leur route ou qu’ils récupèrent, les solitaires savent que le chemin pour Brest est encore long : il reste encore 115 milles de louvoyage le long des côtes bretonnes, entre cailloux et courants. Les premiers sont attendus dans le goulet dans la nuit de jeudi à vendredi...


C.El à bord du catamaran Direction de Course

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