Round d’usure en mer Celtique
17-08-2009

L’Irlande est déjà dans le sillage et la bataille fait rage en mer Celtique où il n’y a pas un seul, mais trois leaders à égalité parfaite ce matin : Frédéric Duthil, Gildas Mahé et un certain Michel Desjoyeaux. Ils sont immédiatement suivis de l’étonnant Aymeric Belloir, qu’on n’attendait pas à pareille fête. A 120 milles de la pointe anglaise, sous spi, personne ne veut lâcher le moindre mètre.
L’étape des saigneurs, « avec un a » selon le bon mot de Michel Desjoyeaux (Foncia), débute comme prévu par un premier round d’usure en mer Celtique. Dans 15 noeuds de vent d’ouest-sud-ouest (au 255°) et une mer désordonnée donc pénible, les solitaires lâchent les chevaux. « Ils sont sous spi au largue serré. La mer est encore agitée d’une houle résiduelle qui demande de l’application à la barre. Ils n’ont pas beaucoup dormi dans ces conditions », résume Jacques Caraës, à bord du catamaran direction de course. Tangon dans l’étai, bateau sur la tranche, les yeux rivés sur les compteurs, une main greffée à la barre et l’autre qui régule l’écoute de spi, les 52 solitaires luttent contre le sommeil et font route vers Land’s End à vitesse soutenue : un peu plus de 9 noeuds de moyenne, des pointes à 11 ou 12. La moindre vague, la moindre accélération du vent doit être exploitée pour ne pas lâcher un mètre aux petits camarades. Qui la veulent - eux aussi - cette dernière Manche décisive.
Duthil, Desjoyeaux et Mahé aux commandes
A une cinquantaine de milles dans le sud-est du Fastnet doublé peu après 22h hier soir, trois hommes sont en tête à égalité parfaite ce matin. Il y a là, bord à bord, Frédéric Duthil (Bbox Bouygues Telecom) et un certain Michel Desjoyeaux (Foncia) - tous deux prétendants à la victoire finale - mais aussi, sous leur vent, le leader d’hier soir Gildas Mahé (Banque Populaire). Tous trois affichent la même distance au but : 394,8 milles. Un demi-mille derrière ce triumvirat de gros bras, trois aspirants chevaliers celtes s’invitent au festin barbare : Aymeric Belloir (Cap 56, 4e), Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires, 5e) et François Gabart (Espoir Région Bretagne, 6e). La jeune garde ne veut ni se rendre ni mourir. Elle ferraille avec panache et s’intercale pour l’instant devant un escadron d’autres grands favoris dont Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles, 7e à 0,5 milles) et Yann Eliès (Generali). Ce dernier est d’ailleurs déjà maillot jaune virtuel puisque pointé en 8e position à 0,6 mille, alors que son premier rival au général Nicolas Lunven (CGPI) accuse un léger retard, en 28e position à 3,1 milles. Mais ce n’est qu’anecdotique pour le moment car il y a quelques idées sensiblement différentes dans la flotte pour s’affranchir des 120 milles restant à couvrir jusqu’à la pointe anglaise de Land’s End. Comme des routages le laissaient présager avant le départ hier, certains dont Nicolas Lunven optent en effet pour une trajectoire un peu plus à l’Est de la route et il y a par exemple 5 milles d’écart latéral entre le leader au général Nicolas Lunven et son premier dauphin Yann Eliès. Prudence donc dans l’interprétation des classements. Avec 30 bateaux en 3 milles dont les 10 premiers en un seul petit mille et les minuscules écarts au général, tout le monde a encore ses chances. Surtout quand on sait qu’une panne de vent taille XXL est attendue en Manche. La relative fraicheur physique et la lucidité seront alors des atouts de premier ordre. Mais tous le savent et le répètent : même si c’est le pire moyen d’éviter l’épuisement, il faut tout donner dans cette dernière bataille. Tout. Hardi compagnons, c’est ce qu’ils font.
Duthil, Desjoyeaux et Mahé aux commandes
A une cinquantaine de milles dans le sud-est du Fastnet doublé peu après 22h hier soir, trois hommes sont en tête à égalité parfaite ce matin. Il y a là, bord à bord, Frédéric Duthil (Bbox Bouygues Telecom) et un certain Michel Desjoyeaux (Foncia) - tous deux prétendants à la victoire finale - mais aussi, sous leur vent, le leader d’hier soir Gildas Mahé (Banque Populaire). Tous trois affichent la même distance au but : 394,8 milles. Un demi-mille derrière ce triumvirat de gros bras, trois aspirants chevaliers celtes s’invitent au festin barbare : Aymeric Belloir (Cap 56, 4e), Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires, 5e) et François Gabart (Espoir Région Bretagne, 6e). La jeune garde ne veut ni se rendre ni mourir. Elle ferraille avec panache et s’intercale pour l’instant devant un escadron d’autres grands favoris dont Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles, 7e à 0,5 milles) et Yann Eliès (Generali). Ce dernier est d’ailleurs déjà maillot jaune virtuel puisque pointé en 8e position à 0,6 mille, alors que son premier rival au général Nicolas Lunven (CGPI) accuse un léger retard, en 28e position à 3,1 milles. Mais ce n’est qu’anecdotique pour le moment car il y a quelques idées sensiblement différentes dans la flotte pour s’affranchir des 120 milles restant à couvrir jusqu’à la pointe anglaise de Land’s End. Comme des routages le laissaient présager avant le départ hier, certains dont Nicolas Lunven optent en effet pour une trajectoire un peu plus à l’Est de la route et il y a par exemple 5 milles d’écart latéral entre le leader au général Nicolas Lunven et son premier dauphin Yann Eliès. Prudence donc dans l’interprétation des classements. Avec 30 bateaux en 3 milles dont les 10 premiers en un seul petit mille et les minuscules écarts au général, tout le monde a encore ses chances. Surtout quand on sait qu’une panne de vent taille XXL est attendue en Manche. La relative fraicheur physique et la lucidité seront alors des atouts de premier ordre. Mais tous le savent et le répètent : même si c’est le pire moyen d’éviter l’épuisement, il faut tout donner dans cette dernière bataille. Tout. Hardi compagnons, c’est ce qu’ils font.


