Chiffonniers au contact et suspense en Mer Celtique
12-08-2009

Fallait-il privilégier le gain vers l’ouest ou bien celui vers le nord ? C’est la grande question du jour après le virement de la nuit dernière dans la dorsale anticyclonique. A moins de 190 milles de Dingle, au moment d’attaquer la Mer Celtique, les écarts sont toujours infimes. Au contact, la bataille de chiffonniers bat son plein. Et le suspense est extraordinaire.
Faire de la vitesse et serrer le vent. Voilà le menu du jour pour les 52 Figaristes lancés, au près, dans la traversée de la dorsale anticyclonique depuis la nuit dernière. Tous semblent viser un point fictif au sud du Fastnet. « The Rock » n’est pas marque de passage, mais c’est dans son sud immédiat que pourrait bien se jouer le prochain moment clé de l’étape. A savoir une phase de transition entre le vent d’ouest à nord-ouest actuel qui oblige à vivre penché et la bascule au sud-ouest prévue demain qui permettra d’ouvrir les voiles en grand et d’envoyer les spis pour accélérer nettement vers Dingle, encore distant d’un peu moins de 190 milles ce mercredi après-midi.
Dans cette grande bataille vers l’Irlande, on peut constater d’abord que les leaders au classement général sont une fois de plus dans le coup. Le jeune Nicolas Lunven (CGPI, 11e à 1,9 mille) tient parfaitement son rang de maillot jaune et bénéficie en outre d’un bonus non négligeable : il navigue à vue, quasiment bord à bord, avec son plus dangereux adversaire Yann Eliès (Generali). Ce n’est pas forcément du luxe. Ces deux-là sont dans le paquet des leaders le plus proche de la route directe, mais aussi le plus à l’est de la flotte. Ce petit groupe est emmené depuis hier par Antoine Koch (Sopra Group) et Armel Tripon (Gedimat), tous deux auteurs d’une remarquable trajectoire. Entre autres…
Avantage gauche ?
Entre autres car dans l’ouest on est passé à l’attaque. En virant de bord un peu plus tard dans le début de la dorsale la nuit passée, des ténors comme Armel le Cléac’h (Brit Air), Gildas Morvan (Cercle Vert), Charles Caudrelier Benac (Bostik) et Erwan Tabarly (Athema). Ceux-là semblent désormais idéalement placés, à la fois parce qu’ils sont plus proches du vent venant de l’ouest et surtout parce qu’ils anticipent avec davantage de marge le fameux passage au sud du Fastnet. « Il faut attendre » assure Michel Desjoyeaux qui s’y connait un peu en stratégie, « mais je donnerais bien quelques crédits de plus à ceux de l’ouest.»
Au pointage de 16h, on constate un premier changement d’importance : Armel Le Cléach’ - un homme de l’ouest donc – vient s’intercaler en deuxième position à 0,2 mille, juste devant Armel Tripon qui était jusqu’ici quasiment à égalité avec Antoine Koch en tête et dont le Gedimat se retrouve désormais 3e à 0,6 milles. Et ce n’est pas un hasard, car cette alternance entre un homme de l’ouest et un homme de l’est se répète avec une régularité de métronome dans les 15 premiers. Il n’y a pourtant guère que 5 milles d’écart latéral entre la pointe gauche et la pointe droite des leaders… mais quelle bagarre !
Absolument rien n’est joué au moment où les concurrents sortent de la Manche ce soir, pour s’atteler à la traversé de la Mer Celtique. Et côté spectacle, pardon aussi : avec les deux leaders du général à droite (Nicolas Lunven et Yann Eliès) et leurs deux poursuivants immédiats (Charles Caudrelier Bénac et Armel Le Cléac’h) de l’autre côté, on attaque à tous les étages dans cette troisième étape vers les brumes d’Irlande. Or, malgré cette débauche d’inventivité et d’idées différentes, les écarts sont toujours infimes : les six premiers en un petit milles, les douze en deux milles, les vingt en quatre milles…
Autrement dit encore, il y a d’ores et déjà peu de chances que l’arrivée à Dingle demain soir jeudi accouche de grands écarts au classement général. Donc il est quasiment acquis que le suspense sera entièrement préservé avant la quatrième et dernière étape, ce dont on avait perdu l’habitude ces dernières années. Pour la 40e de La Solitaire, les Figaristes font décidément fort bien les choses.
Dans cette grande bataille vers l’Irlande, on peut constater d’abord que les leaders au classement général sont une fois de plus dans le coup. Le jeune Nicolas Lunven (CGPI, 11e à 1,9 mille) tient parfaitement son rang de maillot jaune et bénéficie en outre d’un bonus non négligeable : il navigue à vue, quasiment bord à bord, avec son plus dangereux adversaire Yann Eliès (Generali). Ce n’est pas forcément du luxe. Ces deux-là sont dans le paquet des leaders le plus proche de la route directe, mais aussi le plus à l’est de la flotte. Ce petit groupe est emmené depuis hier par Antoine Koch (Sopra Group) et Armel Tripon (Gedimat), tous deux auteurs d’une remarquable trajectoire. Entre autres…
Avantage gauche ?
Entre autres car dans l’ouest on est passé à l’attaque. En virant de bord un peu plus tard dans le début de la dorsale la nuit passée, des ténors comme Armel le Cléac’h (Brit Air), Gildas Morvan (Cercle Vert), Charles Caudrelier Benac (Bostik) et Erwan Tabarly (Athema). Ceux-là semblent désormais idéalement placés, à la fois parce qu’ils sont plus proches du vent venant de l’ouest et surtout parce qu’ils anticipent avec davantage de marge le fameux passage au sud du Fastnet. « Il faut attendre » assure Michel Desjoyeaux qui s’y connait un peu en stratégie, « mais je donnerais bien quelques crédits de plus à ceux de l’ouest.»
Au pointage de 16h, on constate un premier changement d’importance : Armel Le Cléach’ - un homme de l’ouest donc – vient s’intercaler en deuxième position à 0,2 mille, juste devant Armel Tripon qui était jusqu’ici quasiment à égalité avec Antoine Koch en tête et dont le Gedimat se retrouve désormais 3e à 0,6 milles. Et ce n’est pas un hasard, car cette alternance entre un homme de l’ouest et un homme de l’est se répète avec une régularité de métronome dans les 15 premiers. Il n’y a pourtant guère que 5 milles d’écart latéral entre la pointe gauche et la pointe droite des leaders… mais quelle bagarre !
Absolument rien n’est joué au moment où les concurrents sortent de la Manche ce soir, pour s’atteler à la traversé de la Mer Celtique. Et côté spectacle, pardon aussi : avec les deux leaders du général à droite (Nicolas Lunven et Yann Eliès) et leurs deux poursuivants immédiats (Charles Caudrelier Bénac et Armel Le Cléac’h) de l’autre côté, on attaque à tous les étages dans cette troisième étape vers les brumes d’Irlande. Or, malgré cette débauche d’inventivité et d’idées différentes, les écarts sont toujours infimes : les six premiers en un petit milles, les douze en deux milles, les vingt en quatre milles…
Autrement dit encore, il y a d’ores et déjà peu de chances que l’arrivée à Dingle demain soir jeudi accouche de grands écarts au classement général. Donc il est quasiment acquis que le suspense sera entièrement préservé avant la quatrième et dernière étape, ce dont on avait perdu l’habitude ces dernières années. Pour la 40e de La Solitaire, les Figaristes font décidément fort bien les choses.


