Nuit tactique en Manche en attendant le front
09-08-2008
Les 46 figaristes ont passé la première nuit au près pour s’extirper de la pointe du Cotentin et font cap au sud-ouest en direction de la bouée Brittany, leur prochain point de passage, à 250 milles de leurs étraves. Sur cet immense bord de louvoyage, en attendant le front, les marins commencent à tricoter entre veines de courant et bascules de vent. Mais pour sortir de la Manche, chacun a déjà choisi son camp.
En attendant le front qui doit balayer la flotte en fin de matinée, la nuit a été relativement calme, avec une quinzaine de nœuds de sud-ouest et une excellente visibilité. Le froid, en revanche, est bel et bien là, un froid presque automnal, obligeant les marins à s’accoutrer de leurs polaires, cirés et bonnet.
Dans ces conditions de navigation maniables, les premiers choix stratégiques ont vu le jour. La flotte est nettement scindée en deux ensembles inégaux. Un petit groupe, auquel appartient le leader du classement général Nicolas Troussel (Financo), a choisi de passer à l’extérieur des îles anglo-normandes et évoluait ce matin au nord de la route. De l’autre coté, la majorité de la flotte s’est glissée entre Guernesey et Jersey, et progresse près des côtes, à la longitude de Bréhat, à l’abri du trafic maritime.
L’écart latéral est à l’échelle de cet immense bord de près océanique qui n’en est d’ailleurs qu’à ses prémices : 45 milles séparent Gérald Veniard (Macif), le concurrent le plus au nord, et Laurent Gouezigoux (Boistech), qui n’est pas seulement le plus méridional de tous, mais qui pointait aussi en tête au classement de 04h00, à quelques centaines de mètres de Frédéric Duthil (Distinxion Automobile), de Nicolas Bérenger (Koné Ascenseurs) et d’Armel Tripon (Gedimat). Pour l’instant, ce groupe des sudistes semblait être bien placé pour aborder une petite bascule du vent, évoquée par la majorité d’entre eux à la vacation de 5h00 ce matin. Eole est en train de se caler dans l’axe de la route et dans les heures qui viennent, les virements de bords devraient se succéder à un rythme plus élevé.
Cela dit, les écarts en distance au but restent réduits après seulement 12 heures de course – 12 milles entre le leader et Elodie Riou (KPMG), en queue de peloton- et il faudra attendre les premiers croisements, comme sur une petite régate en baie, pour juger de la pertinence des choix tactiques opérés cette nuit.
En attendant, les marins surveillaient de près leur baromètre qui n’avait pas encore amorcé sa chute. Toute la flotte s’apprête en effet à vivre, dans les prochaines heures, un passage de front qui apportera, comme prévu, son lot de vents forts (30 à 35 nœuds).
Dans ces conditions de navigation maniables, les premiers choix stratégiques ont vu le jour. La flotte est nettement scindée en deux ensembles inégaux. Un petit groupe, auquel appartient le leader du classement général Nicolas Troussel (Financo), a choisi de passer à l’extérieur des îles anglo-normandes et évoluait ce matin au nord de la route. De l’autre coté, la majorité de la flotte s’est glissée entre Guernesey et Jersey, et progresse près des côtes, à la longitude de Bréhat, à l’abri du trafic maritime.
L’écart latéral est à l’échelle de cet immense bord de près océanique qui n’en est d’ailleurs qu’à ses prémices : 45 milles séparent Gérald Veniard (Macif), le concurrent le plus au nord, et Laurent Gouezigoux (Boistech), qui n’est pas seulement le plus méridional de tous, mais qui pointait aussi en tête au classement de 04h00, à quelques centaines de mètres de Frédéric Duthil (Distinxion Automobile), de Nicolas Bérenger (Koné Ascenseurs) et d’Armel Tripon (Gedimat). Pour l’instant, ce groupe des sudistes semblait être bien placé pour aborder une petite bascule du vent, évoquée par la majorité d’entre eux à la vacation de 5h00 ce matin. Eole est en train de se caler dans l’axe de la route et dans les heures qui viennent, les virements de bords devraient se succéder à un rythme plus élevé.
Cela dit, les écarts en distance au but restent réduits après seulement 12 heures de course – 12 milles entre le leader et Elodie Riou (KPMG), en queue de peloton- et il faudra attendre les premiers croisements, comme sur une petite régate en baie, pour juger de la pertinence des choix tactiques opérés cette nuit.
En attendant, les marins surveillaient de près leur baromètre qui n’avait pas encore amorcé sa chute. Toute la flotte s’apprête en effet à vivre, dans les prochaines heures, un passage de front qui apportera, comme prévu, son lot de vents forts (30 à 35 nœuds).


