Très variée côté météo, complète côté parcours avec autant de côtier que de grand large, agitée d’une foule de péripéties… et bien sur archi dominée par ce grand champion qu’est Armel Le Cléac’h, cette Solitaire 2010 restera comme un des meilleurs crus de ces dix dernières années. Voici le bref résumé des quatre étapes, le film de la course.
Arthur Le Vaillant (Philia Promotion Immobilière) a signé la meilleure performance des bizuths sur la dernière étape, la nuit dernière (20e). Mais au général du classement Bénéteau des bizuths, c’est Anthony Marchand, le skipper d’Espoir Région Bretagne qui s’impose, devant Yoann Richomme (DLBC) et Damien Guillou (La Solidarité Mutualiste). On retiendra encore le talent du Portugais Francisco Lobato (ROFF/Tempo-Team) et celui du malchanceux Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat). Tous deux méritaient mieux.
La Solitaire du Figaro est une course bien organisée : le podium de cette dernière étape entre Kinsale et Cherbourg-Octeville, arrivé en l’espace de 10 minutes seulement, est aussi celui du classement général ! Un tiercé pas tout à fait dans l’ordre, certes : François Gabart (Skipper Macif 2010) troisième de l’étape est un superbe deuxième au général et c’est l’inverse pour Corentin Douguet (E.Leclerc Mobile), 2e de l’étape et qui arrache la 3e place au général, son deuxième podium après celui de 2007. Autrement dit, seul François Gabart goûte pour la première fois aux honneurs d’une place dans les trois premiers sur la reine des courses en solitaire. Mais le roi des rois, le prince des princes, c’est bien entendu l’incroyable Armel Le Cléac’h (Brit Air), totalement intouchable cette année. Avec trois victoires d’étape sur quatre possibles, Armel entre dans le club très fermé des double vainqueurs de l’épreuve... et n’a manqué que de très, très peu un grand chelem historique. Le Chacal est déjà une légende. Aux pontons de Cherbourg-Octeville, au milieu d’une foule enthousiaste et gaiement bruyante, on a pu recueillir les premières réactions de ces trois marins d’exception. Les voici.
Ce mercredi 18 août à 21 heures 15 minutes et 24 secondes, Armel Le Cléac’h a franchi le premier la ligne d’arrivée de la 4e étape située à l’entrée de la grande rade de Cherbourg-Octeville. Le skipper de Brit Air, grand vainqueur de cette Solitaire du Figaro, a mis 2 jours, 6 heures 30 minutes et 24 secondes pour parcourir les 435 milles de cette course de portant, à la vitesse moyenne de 7,98 nœuds. Il était immédiatement suivi – à 3 minutes et 4 secondes ! - de Corentin Douguet (E.Leclerc Mobile) qui devra attendre l’arrivée de ses adversaires directs pour savoir s’il s’octroie aussi la 3e place du général. La deuxième de ce même classement général est déjà promise à François Gabart (Skipper Macif 2010)… troisième de cette étape !
Au grand large de Guernesey, quatre seigneurs s’apprêtent à affronter la dernière sentinelle : ce fameux raz Blanchard où le courant va s’inverser à partir de 18h40, en devenant défavorable. En tête dans le même mille, Armel Le Cléac’h (Brit Air), Corentin Douguet (E.Leclerc Mobile) et dans une moindre mesure François Gabart (Skipper Macif 2010) jouent la victoire d’étape. Les deux premières places du général, elles, semblent acquises. Mais il y a un match énorme pour la troisième marche du podium. Verdict vers 20h.
Coup de théâtre devant les côtes bretonnes ! Le vent est en train de s’essouffler, le courant de s’inverser face à la marche, et les écarts latéraux de se transformer en écarts tout court au passage de Lizen Ven ! Les 10 premiers ont mis presque 1h50 pour doubler la cardinale ouest située en face de l’Ile Vierge (Plouguerneau sur le continent). Armel Le Cléach (Brit Air), toujours devant, vient de s’adjuger le Grand Prix GMF Assistance ! Attention, ne pas tenir compte du classement de 4h30, perturbé par le passage de la marque… seul le pointage à Lizen Ven fait foi.
Le jeu de mot est facile mais c’est bien une histoire de pépins qui se joue vers Cherbourg, dans tous les sens du terme. D’abord parce qu’on est toujours sous spi – sous «pépin », comme on dit dans le jargon - dans un flux de nord-nord-ouest soutenu. Ensuite parce que les premières avaries surviennent : Jérémie Beyou, 4e au classement général, a déchiré sa grande voile ballon.
A 01h01’33’’ très exactement, Gildas Morvan (Cercle Vert) était le premier concurrent à doubler le phare du Fastnet et à envoyer le spi quelques poignées de secondes devant Corentin Douguet (E.Leclerc Mobile) et Kito de Pavant (Groupe Bel). Mais au premier pointage de 4 heures ce mardi matin, alors que les 42 marins ont entamé leur grand schuss sous spi dans un copieux nord-ouest de 25 à 30 nœuds, devinez qui est en tête? Armel Le Cléac’h, le grand patron de cette 41e édition ! A bord de Brit Air comme de ses 41 jumeaux, le programme de la journée est simple : barrer, barrer et encore barrer.
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Départ survolté et deux abandons
16-08-2010
Ce sont des navigateurs survoltés qui ont abordé cette ultime étape de 435 milles à destination de Cherbourg-Octeville. Jean-Pierre Nicol (Bernard Controls) et Laurent Pellecuer (Arnolfini.fr) se sont partagés les lauriers en baie de Kinsale et mènent le bal en direction du Fastnet. Mais ce début d’après-midi a surtout été marqué par un incident malheureux survenu avant le départ : une collision violente entre les Figaro Bénéteau 2 de Bernard Stamm et de Matthieu Girolet. Les dégâts sont tels que les deux skippers ont dû se résoudre à se retirer de la course.
Très abimés après leur collision juste avant la deuxième procédure de départ, Cheminées Poujoulat et Entreprendre Lafont Presse sont arrivés au ponton de Kinsale à 15h30.
Le départ de la quatrième et dernière étape de La Solitaire du Figaro 2010 sera donné demain lundi à 14h, devant Kinsale. Destination Cherbourg-Octeville (435 milles), via une bouée à aller virer en Bretagne Nord, au large de l’île Vierge. Tout est encore possible pour les 44 solitaires, d’autant que les météorologues américains et européens ne sont pas d’accord. Tous voient une étape essentiellement sous spi dans du vent de nord-ouest, mais pour les Américains celui-ci n’excèderait pas 10 à 15 nœuds alors que les Français prévoient… 10 nœuds de plus !
Qu’est-ce qu’on les aime ces visages aux arrivées d’étape ! Ces yeux explosés de sommeil, les traits tendus par l’effort, la démarche chaloupée des corps titubants gentiment sur les pontons. Intense La Solitaire ? Dure ? Ces images valent cent fois mieux qu’un long discours. Dans cette épreuve, les marins acceptent parfois de payer le prix fort pour vivre pleinement leur aventure sportive. Ils se font mal, au sens propre comme au figuré, mais ils aiment ça…
Les débutants dans l’épreuve ne sont que huit sur cette Solitaire du Figaro. Mais ils se livrent un match superbe… et se permettent de flirter avec le Top Ten au classement général ! Avec les deux premiers en 18 minutes et le podium provisoire en moins d’une heure, pour les bizuths tout se jouera sur la dernière manche à destination de Cherbourg.
Avec 44 concurrents arrivés hier soir à Kinsale en l’espace d’1h30, la troisième étape n’a pas révolutionné le classement général. Aucun bond ou dégringolade notoire à signaler, même si quelques-uns ont joué aux chaises musicales dans le top 20. Le skipper de Brit Air a gagné 13 minutes et occupe toujours la première ligne du tableau, 1h17’52’’ devant François Gabart (Skipper Macif 2010) lequel devance Thomas Rouxel (Crédit Mutuel de Bretagne) de 19 minutes. Mais il n’y a qu’une heure ensuite entre François et le 11e Laurent Pellecuer (Arnolfini.fr). Autant dire que le podium de cette 41e Solitaire est grand ouvert. Il sera aussi très cher.
Au charmant port de Kinsale, tous les concurrents sont arrivés en rafale : 15 minutes pour le podium, une demi-heure pour les 20 premiers, 1h seulement jusqu’au 38e. Complète, engagée, exigeante, cette troisième étape accouche d’un podium inédit, où deux jeunes hommes Adrien Hardy (Agir Recouvrement) et Jean-Pierre Nicol (Bernard Controls) encadrent un inévitable cador : Yann Eliès (Generali-Europ Assistance). Tous les concurrents sont désormais attablés, ensemble, au Yacht Club de Kinsale pour refaire le match, cette étape où le Fastnet était une « bouée au vent » remarquablement placée. Voici les premières réactions des nouveaux héros de La Solitaire.
Ce mercredi 11 août à 20 heures 08 minutes et 45 secondes, Adrien Hardy a franchi la ligne d’arrivée située à 2 milles au large du port de Kinsale. Le skipper d’Agir Recouvrement a mis 2 jours 6 heures 8 minutes et 45 secondes pour parcourir les 349 milles de cette étape express entre Brest et Kinsale (Irlande), à la vitesse moyenne de 6,45 nœuds. Le marin de 26 ans remporte cette étape au terme d’un duel au couteau avec Yann Eliès, depuis le passage du Fastnet cet après-midi à 13h30. A bord de Generali-Europ Assistance, Yann franchit la ligne d’arrivée seulement 1 minute et 17 secondes dans le tableau arrière du vainqueur. Jean-Pierre Nicol (Bernard Controls) complète le podium tandis qu’Anthony Marchand termine huitième et 1er bizuth, 5 secondes devant Francisco Lobato !
Moins de deux minutes, c’est le laps de temps qui sépare les cinq premiers au phare du Fastnet doublé ce mercredi à 13h30…. 116 secondes après 300 milles de course ! Adrien Hardy (Agir Recouvrement) est le premier à envoyer le spi après le rocher, suivi de Yann Eliès (Generali-Europ Assistance) et Thomas Rouxel (Crédit Mutuel de Bretagne). Mais rien, absolument rien n’est joué à 30 milles du finish, alors que le vent est instable sous les falaises irlandaises et que des options se dessinent au portant. Les écarts sont dérisoires et les prétendants à la victoire, qui naviguent à vue, sont morts de faim. Verdict à Kinsale aux environs de 20 heures.
En approche d’Erin, la flotte tricote un joli pull irlandais. A 40 milles du « Rock », le phare du Fastnet, on assiste à une furieuse bagarre de virements de bord, dans un vent qui ne cesse d’osciller dans les variantes du secteur nord. Attention aux pointages, donc, car au gré des virements, les leaders changent. Ce matin, à 4h, c’est Nicolas Lunven (Generali), vainqueur de La Solitaire l’an passé, qui tient bon la barre et le vent. Mais rien n’est fait…
Les 24 premières heures de course, humides et rugueuses, n’ont pas créé d’écart au sein de la flotte qui avance désormais au près en direction du Fastnet. Le fameux rocher sera doublé mercredi matin pour une arrivée prévue à Kinsale à partir de 17 heures. Le leader du classement général provisoire Armel Le Cléac’h a pris les commandes de cette troisième étape, succédant à Thomas Rouxel, en tête pendant les 24 premières heures de course. Aux avant-postes depuis Brest, Jean-Pierre Nicol complète le tiercé.
La traversée de Manche – sportive, aveugle et humide - touche à sa fin, alors que la flotte entre dans une zone de vents très instables et faibles en approchant de Wolf Rock. Impérial, le Brestois Thomas Rouxel (Crédit Mutuel de Bretagne) a augmenté son avantage pris dans le goulet hier soir… mais il est suivi à un mille de l’inévitable Armel Le Cléach (Brit Air).
Si les 349 milles de cette troisième étape à destination de Kinsale (Irlande) sont à l’image des premières heures de course dans le goulet de Brest, il faudra avoir le cœur bien accroché ! Le départ a été donné à 14 heures. S’en est suivi une série de rebondissements rocambolesques ou malheureux : départs volés, collisions, talonnages et spectacle grandiose au ras de falaises. En fin d’après-midi, dans la brume et sous la pluie, la flotte s’extirpait des côtes brestoises pour une traversée de Manche humide et sportive.
Humide en Manche, tactique en mer Celtique, esthétique du Fastnet à Old Head sous les falaises du sud Irlande. Cette troisième étape de 349 milles à destination de Kinsale sera courte et sans doute intense, alternant sprint musclé au largue puis louvoyage aléatoire vers l’Eire. A 24 heures du départ en rade de Brest (lundi à 14 heures) les solitaires y vont de leurs commentaires et analyses.
La décision du Jury est tombée ce samedi matin à Brest. Yann Eliès – qui avait été contraint d’embrayer son moteur pour se déséchouer lors de la première étape – écope de deux heures de pénalité. Conséquence immédiate : le skipper de Generali - Europ Assistance dégringole de la 2e à la 19e place. Et le classement général est bouleversé dans la première moitié de la flotte avec un nouveau podium composé dans l’ordre d’Armel Le Cléac’h (Brit Air), François Gabart (Skipper Macif 2010) et Thomas Rouxel (Crédit Mutuel de Bretagne).
Après quelques heures de sommeil brestois réparateur, c’est déjà le temps des bilans à mi-parcours sur La Solitaire du Figaro. Et pour résumer, on a deux certitudes et une question. Côté certitudes, Armel Le Cléac’h (Brit Air) et François Gabart (Skipper Macif 2010) sont plus que jamais les deux hommes à battre. La question est celle du cas Yann Eliès (Generali-Europ Assistance), qui sera étudié par le Jury demain matin samedi.
Déjà deux habitudes en seulement deux étapes sur cette Solitaire du Figaro 2010 : primo c’est Armel Le Cléac’h (Brit Air) qui gagne, deuxio l’arrivée se joue en nocturne. Aux pontons de Brest cette nuit, au port du Moulin Blanc, on a recueilli les premières impressions d’un ‘Chacal‘ impérial. Concentré jusqu’aux derniers hectomètres aux écoutes, sous spi, c’est un Armel Le Cléac’h impressionnant qui s’est offert une deuxième victoire consécutive ce vendredi 6 août à 2h44’40, dans de tous petits airs portants. Juste derrière lui, la bataille pour la deuxième place a été splendide elle aussi et indécise jusqu’au bout entre Jérémie Beyou (BPI) et le jeune François Gabart (Skipper Macif 2010), qui a finalement pris le meilleur sur son aîné.
Ce vendredi 6 août à 2 heure 44 minutes et 40 secondes, Armel Le Cléac’h a franchi en vainqueur la ligne d’arrivée devant le port de plaisance du Moulin Blanc, à Brest. Le skipper de Brit Air a mis 2 jours 12 heures 44 minutes et 40 secondes pour parcourir les 385 milles de cette deuxième étape entre Gijón et Brest, à la vitesse moyenne de 6,34 nœuds. En cette seule édition 2010, Armel Le Cléac’h double le nombre de ses victoires d’étape sur La Solitaire : de deux à quatre ! François Gabart (Skipper Macif 2010) et Jérémie Beyou (BPI) complètent le podium brestois.
Armel Le Cléac’h (Brit Air) mène toujours la flotte qui louvoie en s’approchant de Penmarc’h, devant Jérémie Beyou (BPI) et François Gabart (Skipper Macif 2010). Huit bateaux sont encore dans le coup sur cette deuxième étape en provenance de Gijón (385 milles). Parmi eux, deux bizuths : Anthony Marchand (Espoir Région Bretagne) et Francisco Lobato (ROFF/tempo Team) ! Frédéric Duthil (Bbox Bouygues Telecom), lui, a été contraint à l’abandon ce matin.
La tête de flotte tire désormais un bord vers l’ouest, au large de la pointe nord de Groix. Et alors que Frédéric Duthil (Bbox Bouygues Telecom) a confirmé son abandon en rentrant à Lorient, Armel Le Cléac’h (Brit Air) n’en finit plus d’imposer sa domination. En témoigne l’évolution des écarts entre les pointages : 0,4 mille d’avance sur le deuxième, Jérémie Beyou (BPI) à 4h, puis 0,5 mille à 8h et enfin 1,5 mille à 11h !
Au large de Belle-Ile, au près dans une mer hachée et une vingtaine de nœuds de vent, Armel le Cléac’h, François Gabart et Jérémie Beyou mènent le bal après 20 heures de course éprouvantes et très physiques.
Conduite, maîtrise, trajectoire… et vitesse, parfois sous spi au largue serré : dans 20 à 25 nœuds de vent, la bagarre fait rage au beau milieu du golfe de Gascogne, avec des positionnements marqués d’Est en Ouest. Au pointage de 16h, Jérémie Beyou (BPI) mène la danse sur la route directe.
A la latitude d’Arcachon, soit à 160 milles de la première marque de parcours de Saint-Nazaire, la flotte étalée en longitude, a entamé sa course de vitesse sur un bord dans le golfe de Gascogne. Le vent s’est renforcé mais demeure très instable. Il y a donc du pain sur la planche dans l’aube grise de cette deuxième journée de mer. Pour l’instant, l’oriental Jérémie Beyou (BPI) est aux commandes suivi de Kito de Pavant (Groupe Bel) et Jean-Pierre Nicol (Bernard Controls).
Grand beau temps et joli départ à 14h ce mardi après-midi pour le départ de la deuxième étape de La Solitaire du Figaro. Destination Brest, via une bouée à virer au large de Saint-Nazaire. Yann Eliès (Generali-Europ Assistance) joue les éclaireurs inspirés pour l’entame de cette traversée retour du golfe de Gascogne.
Dernière journée sous le soleil de Gijón. A bord des Figaro Bénéteau 2, les préparateurs démontent les winches, lustrent les carènes et on charge dans les cockpits les premiers sacs de provisions. Quant aux 45 solitaires, après de longues heures de sommeil réparatrices et de nombreux passages sous les mains expertes des kinés, ils révisent leur copie pour le deuxième acte : 418 milles en direction de Brest. 72 heures d’une course mi-hauturière mi-côtière. Départ mardi à 14 heures.
La Solitaire du Figaro ce n’est pas une course mais… dix courses : chacune des quatre étapes et le classement général, inventaire à multiplier par deux puisque des classements particuliers récompensent les performances des débutants sur l’épreuve, les fameux « bizuths ». Ils sont huit cette année, et on les retrouve à tous les étages de la première hiérarchie établie à Gijón.
Très dure, mais magnifique et passionnante première étape. Voilà pour résumer l’avis général des skippers croisés sur le quai de Gijón, cette nuit et ce matin. On veut bien les croire. Côté chiffres, chacun fait ses comptes et estime ses chances pour la suite.
A Gijón cette nuit, on salue les vainqueurs de cette extraordinaire première étape, remportée à 1h14 ce samedi 31 juillet par Armel Le Cléac’h (Brit Air), devant Yann Eliès (Generali-Europ Assistance) et Eric Peron (Skipper Macif 2009). Un classement qui s’entend avant Jury. Celui-ci statuera notamment sur le cas de Yann Eliès lors de la session prévue à Brest. Mais n’anticipons pas. Aux pontons du port de plaisance, les arrivées se succèdent, avec des écarts certes significatifs – à partir du 7e on est à plus d’une heure du leader et plus d’1h30 à partir du 22e – mais finalement pas si conséquents au regard des 515 milles de cette première manche marquée par des rebondissements incessants et un nombre incroyable de « coups » à jouer. Voici les premières déclarations de ceux qui deviennent cette nuit les hommes à battre de cette Solitaire du Figaro 2010.
Ce samedi 31 juillet à 1 heure 32 minutes et 14 secondes, Armel Le Cléac’h a franchi la ligne d’arrivée située à 2 milles au large du port de Gijón. Le skipper de Brit Air a mis 3 jours 11 heures 14 minutes et 32 secondes pour parcourir les 515 milles de cette étape passionnante entre Le Havre et Gijón, à la vitesse moyenne de 6,19 nœuds. C’est sa 9e Solitaire et sa 3e victoire d’étape depuis ses débuts dans l’épreuve en 2000.
A 65 milles du finish espagnol, Armel Le Cléac’h, Eric Peron et Yann Eliès ont pris les affaires en main. Mais les classements ne cessent de changer d’avis et de leaders.Lorsque minuit aura sonné non loin de la ligne d’arrivée, certains carrosses pourraient se transformer en citrouilles et inversement. Attendons-nous à un final palpitant à Gijón au tout petit matin…
Belle nuit de glisse au beau milieu du golfe de Gascogne, dans un vent de 13 à 15 nœuds qui prend de plus en plus de Nord. La flotte est groupée, mais la guerre des empannages vient d’être déclenchée. Armel Le Cléac'h est en tête devant Yann Eliès et Thomas Rouxel.
Sous spi depuis l’aurore, les 45 solitaires, à la latitude de Belle-Ile, plongent bon train vers le sud, emmenés par un trio composé d’Armel Le Cléac’h, Yann Eliès et Thomas Rouxel. Mais la hiérarchie est hautement instable et évolue à chaque classement. La course au portant est passionnante et va bientôt devenir épuisante. Dans le golfe de Gascogne, une dorsale ventrue guette les marins. Il faudra la franchir et se coltiner de longues heures de petit temps. Gijón est encore bien loin…
Sublime spectacle, cette fin de nuit à la pointe de Bretagne. Le phare du Four salue une flotte regroupée qui embouque le chenal éponyme sous spi, dans du vent de nord-ouest faible mais enfin portant. Armel Le Cléac'h fait l'éclaireur devant le bizuth Yoann Richomme et Jérémie Beyou.
A 20h43 ce mercredi 28 juillet, Yann Eliès prévient la Direction de Course qu’il s’est échoué sur la plage de Primel dans le nord Finistère, à l’entrée de la baie de Morlaix. Le PSP Cormoran de la Marine Nationale qui est sur zone est prévenu une minute plus tard, à 20h44, et met aussitôt son semi-rigide à l’eau pour aller à la rencontre du skipper. Mais finalement, à 20h48, ce dernier parvient à se déséchouer seul avec l’aide de son moteur, du spi et des ballasts du bateau. A 21h05, il prévient à nouveau Jacques Caraës, le Directeur de Course pour signaler que tout allait bien et qu’il continuait sa route en direction de Gijón
Les 45 solitaires ont mis dans leur sillage les deux passages clés de cette première étape que sont la pointe du Cotentin et les îles anglo-normandes. Ils tirent actuellement des bords dans un vent d’ouest léger au large des Côtes d’Armor. Et sont très loin d’être au bout de leur peine : un autre gros morceau les attend cette nuit à la pointe Bretagne. La guerre d’usure ne fait donc que commencer.
La tête de flotte est désormais entre la pointe du Cotentin et Guernesey. Eric Péron (Skipper Macif 2009) et Erwan Tabarly (Nacarat) mènent la danse juste après le passage du raz Blanchard. Il y a eu beaucoup de jeu cette nuit... et des écarts ce matin.
La première étape de La Solitaire du Figaro 2010 a été lancée à 14 heures devant les falaises du Havre. Un départ de petit temps sous un plafond gris troué de lumières pâles, digne des grandes heures de l’épreuve estivale. Les 45 figaristes s’apprêtent à passer leur première nuit en mer, au près, en direction de la pointe du Cotentin. Plusieurs écueils sur leur route : des algues, du jus et une stratégie délicate au louvoyage dans un vent voué à fraîchir jusqu’à 20 nœuds à l’approche du Raz Blanchard.
Les 45 solitaires, Laurent Gouezigoux en tête, ont quitté vers 10h30 les quais du bassin Paul Vatine qui les retenaient depuis presque 10 jours dans la cité du Havre. Derniers mots échangés au moment de larguer les amarres et de prendre le départ, tout à l’heure à 14 heures, de la première étape en direction de l’Espagne.
Escarpée, risquée, plaisante, longue, tactique, déterminante... Les 45 figaristes ne manquent pas de qualificatifs pour décrire la première étape de la 41e Solitaire du Figaro qui partira demain à 14 heures en baie du Havre. Une étape qui se jouera en terrain miné !
C’est le Champion de France Gildas Morvan (Cercle Vert) qui a remporté le Prologue Suzuki ce dimanche après-midi au Havre, devant Ronan Treussart (Lufthansa) et Thomas Rouxel (Crédit Mutuel de Bretagne). Un tour de chauffe mouvementé : dans le petit temps et le courant, quatre procédures de départ ont été nécessaires. Et la dernière, sous pavillon noir, a entrainé la disqualification de huit bateaux, dont ceux des anciens vainqueurs Kito de Pavant (Groupe Bel) et Jérémie Beyou (BPI).
Avant toute grande représentation, il faut une générale pour vérifier que le décor est bien planté, les acteurs dans le coup et la mise en scène efficace. Le Prologue Suzuki a lieu ce matin dimanche, en baie du Havre. Pour les 45 concurrents comme pour l’organisation, il fait office de répétition avant la grande première de mardi prochain.
Allez, un peu de douceur dans ce monde de brutes qu’est la course au large en solo. Un brin de féminité dans cet entretien léger avec Jeanne Grégoire, Isabelle Joschke et Karine Fauconnier, les trois filles engagées dans la 41e Solitaire qui sont loin, très loin d’être des midinettes…
Cette année, ils sont 45 candidats à cette 41e édition de La Solitaire du Figaro qui partira du Havre mardi 27 juillet à 14 heures. Comme toujours, le plateau est bigarré et de très grande qualité. Revue des troupes en Haute Normandie à 48 heures du Prologue Suzuki.
La ville du Havre a revêtu ses plus belles couleurs pour accueillir La Solitaire du Figaro. Sous le soleil depuis le début de semaine, le bassin Paul Vatine vit désormais au rythme de la classique estivale. Les choses sérieuses commenceront sur l’eau dès dimanche 25 juillet avec le Prologue Suzuki. En attendant à terre la fête bat son plein.
La 41ème édition est bel et bien lancée ! Ce mardi, l’ensemble de la flotte est désormais amarrée aux pontons du Bassin Paul Vatine au Havre, ville départ de cette Solitaire 2010. 45 concurrents fins prêts à en découdre mais en attendant place aux festivités, c’est sous le soleil que le village de la course à ouvert ses portes au public. J-7 avant le départ !
Du 20 juillet au 22 août, la 41ème édition de La Solitaire du Figaro sera sans aucun doute l’événement nautique majeur de l’été. Avec 48 inscrits dont 8 bizuths et 5 étrangers, quelques uns des plus grands marins du moment se sont donnés rendez-vous sur la classique estivale. Un superbe plateau et un parcours de 1717 milles nautiques, qui entre étapes sprints et marathons, devraient garantir une très belle compétition.
Avec 77 préinscrits et la participation de véritables piliers de la course au large, La Solitaire du Figaro 2010 s’offre l’un des plateaux les plus qualitatifs de ses quarante dernières éditions. Le coup d’envoi sera donné pour la toute première fois au Havre le 27 juillet prochain, pour 1 717 milles nautiques de parcours côtiers et d’étapes de large.
La Solitaire du Figaro 2010 et ses 1 717 milles nautiques se placent sous le signe de la découverte et des retrouvailles. En retournant à Gijón et Kinsale, la course renoue en effet avec des souvenirs qui font partie de la riche histoire de La Solitaire du Figaro. Entre ces deux étapes étrangères, alternent nouveauté et fidélité puisque Le Havre accueillera pour la première fois la course en donnant le départ de cette 41ème édition. Alors que Brest et Cherbourg-Octeville renforcent un peu plus encore cette année, les attaches qui les lient à cette grande classique qu'est La Solitaire.
Après une incroyable 40ème édition, La Solitaire du Figaro se tourne d'ores et déjà vers 2010 et dévoile ses villes françaises. Le parcours de La 41ème Solitaire du Figaro sera divulgué dans son intégralité le vendredi 4 décembre au Nautic à Paris.
Un plateau exceptionnel, de jeunes talents qui se révèlent, des stars de la voile qui ont fait honneur à leur rang, un podium magnifique, des bizuths enthousiastes… Une superbe victoire du jeune Nicolas Lunven au classement général et une couverture médiatique record. Cette 40e Solitaire du Figaro a fait bien plus que tenir ses promesses. Une édition anniversaire qui a su jusqu'à la dernière étape tenir, concurrents, presse, partenaires et le public toujours plus nombreux… en haleine.
En terminant quatrième à Dieppe, 5 minutes derrière le vainqueur d’étape Antoine Koch, Nicolas Lunven remporte à la régulière La 40e Solitaire du Figaro. Pour sa troisième participation le vannetais de 26 ans s’impose devant deux marins bien plus expérimentés, que lui : Yann Eliès et Frédéric Duthil.
Sur les pontons de Dieppe, fourbu de fatigue mais aussi respirant un bonheur tout en mesure, Nicolas Lunven (CGPI), le grand vainqueur de cette 40e Solitaire du Figaro, a répondu aux questions tous azimuts. Voici donc les premiers mots de ce jeune homme de 26 ans qui accède à la légende de la course au large et… faIt mieux que son papa Bruno, deuxième de cette même épreuve voilà 25 ans.
Ce mercredi 19 août à 14 heures 12 minutes et 48 secondes, au terme d’un suspense insoutenable, c’est Antoine Koch (Sopra Group) qui a coupé le premier la ligne d’arrivée de cette quatrième et dernière étape de La Solitaire du Figaro, entre Dingle et Dieppe. Les écarts sont infimes, ils se comptent en poignées de secondes. Le suivaient sur la ligne Nicolas Troussel (Crédit Mutuel de Bretagne) et Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires). En prenant une magnifique 4e place moins de 6 minutes après le vainqueur du jour, le maillot jaune Nicolas Lunven (CGPI) a réussi à contenir tous ses adversaires au classement général. A 26 ans, Nicolas Lunven devient le grand vainqueur de cette 40e édition de La Solitaire du Figaro !
Incroyable ! Les classements publiés toutes les demi-heures montrent un top 10 à chaque fois différent. Le dernier en date (11h30) fait émerger un nouveau tiercé de leaders composé dans l’ordre d’Antoine Koch (Sopra Group), Nicolas Troussel (Crédit Mutuel de Bretagne) et Paul Meilhat (Domino’s Pizza). Il y a toujours 19 bateaux en moins de 2 milles, soit 19 concurrents en mesure de rafler cette hallucinante quatrième étape.
Le suspense est à son comble au beau milieu de la Manche. Dans la panne de vent générale, les leaders que sont toujours Frédéric Duthil, Charles Caudrelier Benac, Michel Desjoyeaux et Yann Eliès sont attaqués de toutes parts ! Et si on remettait tous les compteurs à zéro ? Ce n’est pas impossible !
C’est parti pour les dernières 24 heures, peut-être moins, d’un suspense énorme. Pourquoi ? Simplement parce que 15 des prétendants à la victoire finale sont tous dans un mouchoir de poche et ensuite parce qu’un nouveau départ pourrait avoir lieu ce soir après le passage de la marque de Fairway à l’ouest de l’île de Wight. Petits airs, courant contraire et bords tactiques sont au programme pour ces 112 derniers milles en Manche en direction de Dieppe.
Pour l’heure, Frédéric Duthil et Charles Caudrelier Benac nous offrent un magnifique duel en tête, devant un peloton avide de renverser la hiérarchie.
Joli feu d’artifice de trajectoires en Manche. Depuis le cap Lizard cette nuit, les solitaires ont lancé les grandes manœuvres, dans un vent qui a pris beaucoup de sud. Frédéric Duthil tient toujours tête à Michel Desjoyeaux et Nicolas Lunven est repassé devant Yann Eliès.
Aux commandes de la course depuis cet après-midi, Frédéric Duthil, Michel Desjoyeaux, François Gabart, Charles Caudrelier Benac et Gildas Mahé étaient à 18 heures sur le point de passer la marque de Wolf Rock, à la pointe sud-ouest de l’Angleterre. Mais dans quel ordre ? Le jugement de ce Grand Prix GMF sera délicat compte tenu des nuances d’option et de la proximité de ces différents candidats. Une seule (quasi) certitude ce soir : les 52 solitaires vont vivre une nuit compliquée sous les côtes anglaises, au moment d’aborder la phase côtière de cette 4e étape à destination de Dieppe.
L’Irlande est déjà dans le sillage et la bataille fait rage en mer Celtique où il n’y a pas un seul, mais trois leaders à égalité parfaite ce matin : Frédéric Duthil, Gildas Mahé et un certain Michel Desjoyeaux. Ils sont immédiatement suivis de l’étonnant Aymeric Belloir, qu’on n’attendait pas à pareille fête. A 120 milles de la pointe anglaise, sous spi, personne ne veut lâcher le moindre mètre.
Ce dimanche à 13h14, les 52 solitaires sont partis en guerriers à l’attaque d’une quatrième étape qui recèle les plus fous espoirs de victoire pour une bonne moitié d’entre eux. Chasseurs ou chassés, ils l’ont promis : tous se donneront à fond dans cet épilogue passionnant qui s’achèvera à Dieppe dans un peu plus de trois jours. Après quatre heures de course le long des côtes irlandaises, Gildas Mahé (Banque Populaire), premier à la bouée Radio France, ouvre toujours la voie.
Pas d’écarts ou si peu. Un suspense aussi énorme qu’inévitable. De l’air pour l’entame mais une grosse panne de vent annoncée en Manche. Un marathon de 511 milles pour écrire la dernière page, décisive, de cette 40e Solitaire du Figaro. Ce dimanche à 13h, on place ces quelques ingrédients premier choix dans une marmite irlandaise et on donne le coup de canon de la lutte finale vers Dieppe. Allons revoir la Normandie.
La 40e Solitaire du Figaro va donc se jouer sur la dernière manche entre Dingle et Dieppe. Jusqu’au bout du bout du suspense, donc, avec dix bateaux qui tiennent en une demi-heure, quinze en une heure et vingt-cinq en deux heures. Dans le haut du classement, la bousculade au portillon est encore plus intense : les trois premiers en onze minutes ! Les leaders Nicolas Lunven, Yann Eliès et Jérémie Beyou vont donc jouer gros. Mais pas seulement eux…
Après ce finish incroyable et ces arrivées en rafale, voici les premiers mots des vainqueurs en Irlande, à Dingle : le grand vainqueur Jérémie Beyou (Bernard Paoli), Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles), encore deuxième, et Eric Péron (Skipper Macif), troisième de cette manche de folie, mais qui n’aura que peu d’incidences au classement général avant le départ du quatrième et dernier acte vers Dieppe.
Ce jeudi 13 août à 23 heures 45 minutes et 27 secondes, dans la baie de Dingle, Jérémie Beyou a coupé le premier la ligne d’arrivée de la troisième étape de La Solitaire du Figaro, au terme d’un suspense insoutenable. Le skipper du Figaro Bénéteau 2 Bernard Paoli a mis 3 jours, 10 heures 45 minutes et 27 secondes pour parcourir les 485 milles de cette étape incroyable à 5,86 noeuds de moyenne. Une étape marquée par deux « mistoufles » de premier choix, la première dans le sud du Fastnet, la seconde… 15 milles avant l’arrivée ! Jérémie Beyou s’adjuge ainsi sa deuxième étape consécutive, devant Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) déjà deuxième à Saint Gilles Croix de Vie et Eric Péron (Skipper Macif). Les écarts sont infimes, ils se comptent en secondes. Tout se jouera sur la dernière manche à destination de Dieppe !
Les terres irlandaises sont en vue depuis midi et le spectacle des Figaro Bénéteau sous spi serpentant entre les cailloux de Dursey Head est à couper le souffle. La splendeur du paysage environnant a de quoi rasséréner les marins d’autant qu’ils sont bientôt au bout de leurs peines. A 27 milles de l’arrivée Antoine Koch, en tête depuis hier soir, mène toujours les débats devant Armel Le Cléac’h et Frédéric Duthil.
Rien ne va plus en mer Celtique. Le lisse déroulé de cette fin de troisième étape en direction de Dingle est en train d’en prendre un sacré coup. Le vent vient de s'écrouler et de refuser en grand obligeant une partie de la flotte à virer de bord, cap à l’ouest. L’approche des côtes irlandaises semble de plus en plus complexe dans l’esprit des marins. Il faudra peut-être attendre les toutes dernières longueurs dans la baie de Dingle (ce soir ou cette nuit) pour connaître les lauréats de ce troisième acte… faites vos jeux.
Fallait-il privilégier le gain vers l’ouest ou bien celui vers le nord ? C’est la grande question du jour après le virement de la nuit dernière dans la dorsale anticyclonique. A moins de 190 milles de Dingle, au moment d’attaquer la Mer Celtique, les écarts sont toujours infimes. Au contact, la bataille de chiffonniers bat son plein. Et le suspense est extraordinaire.
En milieu de Manche, Antoine Koch (Sopra Group) et Armel Tripon (Gedimat) mènent la danse en compagnie de Nicolas Lunven (CGPI) et Yan Eliès (Generali), à 220 milles de l’arrivée à Dingle prévue demain soir jeudi, entre 17 et 23h. Mais méfiance : dans leur ouest, d’autres gros bras fourbissent leurs armes…
Ça y est. Au milieu de la Manche sur une mer presque lisse, l’armada de La Solitaire du Figaro a franchi l’axe de la dorsale anticyclonique et enclenché son virement de bord aux premières heures du jour, entre 2 et 3 heures du matin. Le vent a basculé à l’ouest-nord-ouest, la flotte s’est répartie sur un grand axe de 14 milles et progresse au près bon plein bâbord amure sur la route directe. Charles Caudrelier Benac (Bostik) en éclaireur.
Face à la baie d’Audierne, la flotte a mis le cap à l’ouest dans des vents faibles de secteur nord qui, pour l’instant, barrent la route directe vers l’Irlande. Les premières 24 heures de course ont été le théâtre d’une bataille de toute beauté, Michel Desjoyeaux et Charles Caudrelier Benac en tête. Mais au moins quatre autres skippers peuvent prétendre au titre de leader provisoire dès le prochain pointage de ce soir.
Les 52 solitaires sont embarqués depuis cette nuit dans une vraie régate côtière au près, à slalomer entre les îles. Au petit matin, les hostilités ont été déclenchées dans l’archipel des Glénan : ça commence à virer dans tous les sens tandis que la situation doit se corser avec un vent destiné à s’essouffler au moment de passer le cap Caval... d'ici quelques heures.
C’est parti pour la troisième étape de cette 40ème Solitaire du Figaro : 485 milles complexes entre Vendée et Irlande, de Saint-Gilles Croix de Vie à Dingle. Vent d’Ouest, mer plate et navigation tonique sont au menu pour l’instant. La suite sera plus complexe avec, entre autres, la négociation d’une dorsale anticyclonique.
En escale à Saint Gilles Croix de Vie depuis trois jours, les 52 solitaires s’apprêtent à reprendre la mer et les hostilités. Lundi à 13 heures, l’armada sera lancée à l’assaut d’une troisième étape qui s’annonce réjouissante pour les coureurs comme pour les spectateurs. Les 485 milles à destination de Dingle, au sud-ouest de l’Irlande, promettent échauffourées stratégiques et rebondissements au classement. En route pour quatre jours de course passionnants !
La Solitaire du Figaro a toujours célébré ses jeunes premiers. Au sein du classement général, il y a donc une course dans la course, celle qui oppose les bizuths ou les rookies comme on dit Outre-manche, bref, ceux pour qui La Solitaire rime avec première fois.
Il y aura deux Solitaire du Figaro cette année : l’avant et l’après Saint-Gilles. La deuxième étape a accouché d’écarts au classement général encore plus insignifiants qu’à La Corogne : le podium tient en 24 minutes, les vingt premiers en une heure et demie. Le tout à quelques jours d’attaquer les cols hors catégorie que sont les troisième et quatrième étapes. Nicolas Lunven, 26 ans, n’a que 17 minutes d’avance…
Y’a de la joie à Saint Gilles Croix de Vie ce jeudi soir pour les trois hommes qui réussissent à se hisser sur le podium de cette deuxième étape. Pour le grand vainqueur Jérémie Beyou (Bernard Paoli) en tout premier lieu bien sûr, mais aussi pour le jeune Nicolas Lunven (CGPI) qui engrange sa deuxième place de deuxième et prend la tête du classement général de La Solitaire, à 26 ans. Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles), troisième, est aux anges lui aussi.
Ce jeudi 6 août à 20 heures 20 minutes et 37 secondes, devant Saint-Gilles Croix de Vie, Jérémie Beyou a coupé le premier la ligne d’arrivée de la deuxième étape de La Solitaire du Figaro. Le skipper du Figaro Bénéteau 2 Bernard Paoli a mis 2 jours 4 heures 21 minutes et 37 secondes pour parcourir les 365 milles de ce run de vitesse entre La Corogne et Saint-Gilles Croix de Vie, à la vitesse moyenne de 6,97 nœuds.
A 16h14, Jérémie Beyou a enroulé en tête la bouée SN1, avant-dernière marque de parcours avant l’arrivée à Saint Gilles Croix de Vie et s’est adjugé ainsi le Grand Prix GMF Assistance. Le skipper de Bernard Paoli qui déboule sous spi vers l’île d’Yeu dispose d'une belle avance de 11 minutes sur son poursuivant direct Nicolas Lunven (CGPI). Derrière, c’est un joli tir groupé avec dans l’ordre Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) et Nicolas Troussel (Crédit Mutuel de Bretagne) revenus grâce à leur belle trajectoire au dessus de la route. Charles Caudrelier Benac (Bostik) complète le top 5. Il reste encore 36 milles à parcourir au portant dans un vent de nord bien installé (17 nœuds) pour finish prévu vers 21 heures dans le port vendéen.
Pas de temps mort dans la course de vitesse qui trace une diagonale impeccable dans le golfe de Gascogne. A la latitude d’Oléron ce matin, Jérémie Beyou mène la flotte avec un peu plus d’1,5 milles d’avance sur le jeune Nicolas Lunven, décidément très efficace, et qui menace maintenant directement le maillot jaune de Yann Eliès.
Dans le golfe de Gascogne, la course poursuite continue pour les 52 solitaires qui évoluent en formation, à 175 milles de SN1, la prochaine marque de parcours à virer à l’embouchure de la Loire. Dans une atmosphère humide et grisâtre, les bateaux filent au bon plein à 7/8 nœuds de moyenne. Après Laurent Pellecuer et Charles Caudrelier Benac, Jérémie Beyou est le nouveau leader d’un tir groupé composé d’une quinzaine de concurrents.
Le passage pluvieux du front cette nuit et son lot de couloirs avec et sans vent a redistribué les cartes. Laurent Pellecuer mène la danse devant… Jérémie Beyou et Nicolas Lunven, revenus du diable vauvert.
Sous un ciel voilé parsemé de quelques trouées bleues, les 52 solitaires ont fini par s’ébrouer tout doucement dans les petits airs galicien, après deux heures de retard dans la baie de la Corogne. A 16h34 à la bouée Radio France, Armel Tripon (Gedimat) menait la cohorte qui tente désormais de gagner le large, scindée en deux groupes : 13 leaders et… les autres qui accusent un retard estimé à un mille. En route pour une lente nuit.
Aujourd'hui à 14h, on remet les compteurs à zéro ou presque pour 365 milles à destination de Saint Gilles Croix de Vie, terme de la deuxième étape de cette 40e Solitaire du Figaro. Une étape facile ? Rien n’est jamais facile sur La Solitaire…
La 40e Solitaire du Figaro est une épreuve dont l’organisation frise la perfection : le classement est parfaitement bien rangé, rien ne dépasse ou presque. Pour résumer, les gros bras sont devant et les bizuths derrière. Surtout, avec les vingt premiers qui tiennent en une petite heure, le suspense est parfaitement ménagé.
A La Corogne, les premiers Figaro Bénéteau viennent de regagner les pontons, où l’on a recueilli les premiers témoignages des quatre grands gagnants de cette première étape de feu : Yann Eliès bien sûr mais aussi Nicolas Lunven, Armel Le Cléac’h et le premier des bizuths, Paul Meilhat. Qu’y a-t-il de commun entre ces quatre marins ? On pourra disserter à l’envie sur l’héritage assumé d’une grande lignée de marins côté Eliès et Lunven, évoquer le Vendée Globe dont deux des héros montent aujourd’hui sur le podium de La Solitaire. On pourrait disséquer encore la course d’un Paul Meilhat au profil davantage marqué régatier et qu’on n’attendait peut-être pas à pareille fête dans une course au large. Et si au final leur seul point commun était le talent ? Donnons-leur plutôt la parole…
Ce samedi 1er août à 17 heures 59 minutes et 15 secondes, Yann Eliès a franchi la ligne d’arrivée située à l’entrée de la Ria de La Corogne. Le skipper de Generali a mis 2 jours 4 heures 59 minutes et 15 secondes pour parcourir les 345 milles de cette étape express entre Lorient et La Corogne, à la vitesse moyenne de 6,51 nœuds. Plus qu’une victoire, c’est un pied de nez au destin pour le marin de 35 ans, récemment sorti d’une longue rééducation après son accident dans le Vendée Globe. Nicolas Lunven (CGPI) prend la 2ème place de cette première étape, 16 minutes environ dans le sillage de Generali.
Les choses se précisent cet après-midi, alors que les routes des concurrents convergent vers La Corogne, qui n’est plus distante que d’une trentaine de milles. Un partisan de la route à l’est, Yann Eliès (Generali) mène la flotte des 52 marins de cette Solitaire du Figaro déjà formidable. Dénouement espagnol attendu avant même l’heure des tapas, dès 19h00 ce samedi soir.
Depuis vendredi soir, Yann Eliès a pris les rênes de la course en compagnie d’un petit groupe de stratèges méridionaux. Mais à 128 milles de l’arrivée, alors que le vent est en train de basculer au nord-ouest, rien n’est joué dans cette première étape dont l’issue est prévue ce samedi soir vers 22 heures locales !
La 40e édition de La Solitaire tient déjà toutes ses promesses. Après une première nuit à négocier des calmes – ce qui a diablement distribué le jeu du nord-ouest au sud-est - c’est l’inverse qui se présente ce soir pour les 52 marins engagés : un passage de front. La fête continue, en somme. Aujourd’hui, c’est Charles Caudrelier Benac, le skipper de Bostik, qui mène la danse. Mais demain ?
Laurent Pellecuer, Yann Eliès et Ronan Treussart mènent la danse au sortir d’une nuit à petite vitesse dans le golfe de Gascogne. Pas ou peu de sommeil pour la plupart des concurrents qui ont veillé aux réglages et à la barre pour faire glisser leur Figaro Bénéteau 2 tant bien que mal vers le but.
C’est parti pour la 40e édition de La Solitaire ! Dans les courreaux de Groix, deux hommes se sont octroyés les premiers honneurs : Jean-Paul Mouren, le doyen de la course, qui a viré le premier la bouée Radio France, puis Yann Eliès. Le miraculé du Vendée Globe a pris les commandes dès le premier envoi de spi et a confirmé au phare des Birvideaux ( Grand Prix GMF Assistance ), dernier passage obligé avant la traversée du golfe de Gascogne.
Jeudi à 13 heures, les 52 solitaires partent à l’assaut de la première des quatre étapes de cette 40e édition. Sur le papier : une simple traversée du golfe de Gascogne en direction de La Corogne. En réalité, 345 milles qui s’annoncent d’abord imprévisibles puis ponctuellement ventés, avec du près pour commencer et du portant mollissant pour conclure. Place à la stratégie et peut-être, d’ores et déjà aux grands écarts.
Jean-Michel Barrault n’aurait manqué pour rien au monde ce départ de Lorient. C’est la quarantième édition de son « bébé », puisque c’est à lui que l’on doit la Solitaire, créée en 1970 sur un coin de table, avec son complice Jean-Louis Guillemard.
Vous avez le bonjour des favoris ! Ce mardi midi entre Lorient et Groix, les gros bras annoncés de cette 40e édition ne se sont pas privés de montrer qu’il allait effectivement falloir compter avec eux. Au final, c’est Jérémie Beyou, vainqueur de La Solitaire en 2005, qui l’emporte devant Frédéric Duthil et Nicolas Bérenger.
Le départ du Prologue Suzuki sera donné demain mardi à 12h00, au sud-est de la basse de Gâvres face à la petite mer du même nom. La météo annonce un vent de sud-ouest de 8 à 12 nœuds (au 200°) et une mer belle à peu agitée. Des conditions idéales donc, pour ce galop d’essai qui devrait donner lieu à un joli spectacle entre le continent et l’île de Groix.
Dans cette 40e Solitaire du Figaro, un dixième de la flotte est composée d’anciens vainqueurs de l’épreuve. Ils sont six exactement à avoir porté les lauriers de la course et cumulent pas moins de neuf victoires à eux seuls. Mais le sextet s’accorde : pas question de se laisser impressionner par les sirènes des statistiques. Bien au contraire. L’excès de rivalité aurait même des vertus galvanisantes. Autrement dit, plus on est de fous à la barre, plus la bagarre sera rigolote. Sans compter que le danger pourrait venir d’ailleurs…
Depuis jeudi dernier, les 52 participants de la 40e Solitaire du Figaro ont amarré leur Figaro Bénéteau 2 à Lorient sur les pontons de la base des sous-marins de Keroman. Pour l’ensemble des skippers, c’est « business as usual » à cinq jours du coup d’envoi de cette édition que d’aucuns annoncent exceptionnelle….
La jolie dame fête cette année sa 40ème édition. C’est en 1970, sur une idée de Jean-Michel Barrault et Jean-Louis Guillemard, journalistes au quotidien L’Aurore, que fut créée cette course en solitaire et en monotypie. Très vite, l’Aurore est devenue l’une des courses incontournables en France. En 1980, l’épreuve devient La Solitaire du Figaro du nom du célèbre quotidien et depuis la belle aventure perdure… Cette année, plus que jamais, l’incroyable plateau, devrait faire honneur à la plus ancienne course en solitaire française.
Retour sur 39 éditions d’anecdotes et d’exploits écrits par les plus grands noms de la course au large mais aussi par les amateurs et fidèles de la classe, tous unis par la même passion de la mer…
La flotte de la 40ème édition de La Solitaire du Figaro est désormais amarrée aux pontons de la Base des Sous-Marins de Kéroman mais ils ne seront plus que 52 skippers, jeudi 30 juillet sur la ligne de départ. En effet, Christian Bos, annonçait ce matin son retrait de la course. Côté terre, c’est sous le soleil que le village de La Solitaire a ouvert ses portes.
55 concurrents, 3 étrangers et 15 bizuths pour cette 40ème édition de La Solitaire du Figaro. De Lorient à Dieppe en passant par La Corogne en Espagne, Saint Gilles Croix de Vie, et Dingle en Irlande, cette Solitaire 2009 se disputera sur 1 706 milles nautiques. Le plateau 2009 est incontestablement l'un des plus riches de l'histoire de la course.
La 40ème édition de La Solitaire du Figaro s'annonce exceptionnelle, avec 71 préinscrits dont 20 bizuths, 3 étrangers, et le retour de cinq anciens vainqueurs. Une édition anniversaire qui emmènera la flotte entre la France, L'Espagne et l'Irlande sur un parcours classique en quatre étapes de 1706 milles nautiques.
En 2009, La Solitaire du Figaro fêtera sa 40ème édition ! Depuis 1970, 538 marins se sont présentés sur la ligne de départ de cette ''classique'' estivale comme le feront les nouveaux venus sur l'édition 2009 qui s'inscrira dans la tradition. 1 706 milles nautiques entre La France, l'Espagne et l'Irlande en passant par l'Atlantique, la Mer d'Irlande et la Manche, voici le programme d'une édition historique.
Alors que La Solitaire 2008 s'achève à peine, tous les esprits sont déjà tournés vers 2009. Une édition particulière puisqu'il s'agit de la 40ème, et qui promet déjà d'être à la hauteur de l'événement avec le retour programmé de grands noms de la course au large. En avant-première, l'organisation annonce les villes françaises de cette nouvelle édition dont le parcours global sera dévoilé, comme chaque année, la veille de l'ouverture du Salon Nautique de Paris le jeudi 4 décembre prochain.