On ne l’avait plus vu sur le circuit Figaro depuis 2010. Mais Yann Eliès a des comptes à régler avec son amour de Solitaire, une course qu’il affectionne depuis 15 ans, sur laquelle il a remporté de nombreux podiums (il est un des recordmen en victoires d’étapes : 5 à son tableau), sans jamais avoir réussi à monter sur la marche suprême.
Gagner la Transat en double et La Solitaire la même année, peu d’hommes l’ont fait. En onze éditions de la Transat AG2R LA MONDIALE, seuls trois marins ont réussi ce coup double. La mission n’est pas impossible, même si elle est statistiquement ardue. 27% de chances exactement…
Nicolas Lunven, skipper du Figaro Bénéteau 2 aux couleurs de Generali, remporte, ce jour, la Solo Concarneau. A plus d’un mois du départ de la Solitaire du Figaro, qu’il a gagné en 2009, le jeune vannetais réalise une belle performance en passant en tête de quasi toutes les marques de passage obligatoire de la course.
Le départ de La Solitaire du Figaro - Eric Bompard Cachemire sera donné le 24 juin prochain de Paimpol avec, cette année, un programme en trois étapes entre Paimpol, Gijón, Saint Gilles Croix de Vie et Cherbourg/Octeville. Des dates et une formule modifiées afin de s'adapter au calendrier sportif particulièrement chargé cette année et aux objectifs fixés par les nouveaux organisateurs.
Elle est certainement l'association la plus dynamique et professionnelle de la course au large et depuis plus de vingt ans, elle est le vivier des jeunes talents les plus prometteurs. De saison en saison, la Classe Figaro Bénéteau s'affirme comme un acteur clé, assurant sans relâche la promotion de son circuit, de la monotypie et veillant au stricte respect de ses règles. Avec un calendrier alternant épreuves océaniques et côtières, solitaires et doubles, elle propose des épreuves toujours riches, complètes, permettant aux marins, aux armateurs et aux organisateurs de s'y exprimer. Mais pour réussir chaque année ce mélange des genres, il lui faut des partenaires solides. Soutiens qu'elle trouve notamment auprès de BENETEAU et du groupe Le Figaro qui renouvellent ainsi leur partenariat pour 2012, alors même que le premier coup de canon s'apprête à retentir.
A un peu plus de trois mois du coup d'envoi de La Solitaire du Figaro - Eric Bompard Cachemire, le plateau s'étoffe et les engagements se confirment. Avec déjà plus de trente skippers inscrits et pré-inscrits, le cru 2012 de la grande classique de la Classe Figaro Bénéteau promet une fois encore de faire "ligne comble". Au départ de Paimpol, le dimanche 24 juin, et un mois durant, ils seront nombreux à avancer de solides arguments pour succéder à Jérémie Beyou, superbe vainqueur de la dernière édition.
Depuis quelque temps, le bateau de Nicolas Jossier est absent du bassin de Hérel.
Le navigateur solitaire local est en stage de préparation du côté de la Bretagne. Il vient d'intégrer le pôle de Lorient, un centre polyvalent de formation et de perfectionnement dédié à la course au large.
Il participera pour la première fois à l’ensemble des courses du Championnat de France de Course au Large en Solitaire. Le navigateur dunkerquois s’engagera, cette année, sur La Solitaire du Figaro en juin, la Solo Le Havre en août et l’Izmir Cup en septembre à bord de « Destination Dunkerque » soutenu par la Communauté urbaine de Dunkerque et « Faber France ».
Le skipper Generali s’apprête à vivre une saison 2012 sur différents voiliers. Le jeune vannetais, troisième du Championnat de France de Course au Large en Solitaire l’année dernière, sera à nouveau sur l’ensemble des compétitions du circuit Figaro Bénéteau. Il fera également son entrée en J80 sur les épreuves de la Coupe de France et participera à quelques épreuves en Laser, roi du dériveur en solitaire.
L'idée germait depuis plusieurs années dans la tête de Franck Citeau, directeur du Centre d'Entraînement Méditerranée de La Grande Motte. Grâce au Conseil Général de l'Hérault, Xavier Macaire, 30 ans est devenu cette semaine, au terme d'une sélection pointue, le tout premier « Skipper Hérault ». L'opportunité pour ce navigateur prometteur de courir deux saisons aux couleurs du Département et de s'entraîner au CEM avec seize autres figaristes sous les conseils avisés du nouveau coach, Nicolas Bérenger.
Après douze années passées à la présidence de la Classe Figaro Bénéteau, Henry Graveleau a quitté ses fonctions à l'occasion du salon nautique de Paris. Les membres de l'association monotype, réunis en assemblée générale, ont élu l'un des leurs à la barre en la personne de Didier Bouillard, figariste depuis 2005.
C'est dans le cadre du Nautic de Paris qui se tient actuellement Porte de Versailles qu'a été dévoilé le parcours de La Solitaire du Figaro 2012. Avec Eric Bompard Cachemire en tant que partenaire principal pour la deuxième année consécutive, le nouveau cru de l'épreuve reine de la Classe Figaro Bénéteau s'annonce placé sous le signe du changement... dans la continuité. Nouvel équipage, nouvelles dates et nouveau parcours, une priorité demeure : celle d'offrir aux skippers, aux armateurs et aux partenaires le plus beau des rendez-vous.
Jérémie Beyou (BPI) : « C'est un truc de fou, un truc génial. C'est une ambiance sur l'eau, à terre, que tu ne connais nulle part ailleurs. Des gens comme Claire de Crépy à terre, Jacques Caraës, le Docteur Chauve en mer, c'est de l'or en barre. La Solitaire du Figaro est extraordinaire, c'est MA course préférée. Il y a des épreuves plus prestigieuses, différentes mais celle-là, c'est MA course de cœur. »
Jérémie Beyou n’aura pas fait dans le détail : il remporte trois étapes sur quatre dans des conditions météorologiques très variées, sur un parcours original proposant beaucoup de côtier, avec une prédominance en Manche et une bataille très serrée tout au long des 1 647 milles de cette 42ème édition. Côté bizuth, Morgan Lagravière s’impose avec panache.
Cette 42ème Solitaire du Figaro Eric Bompard Cachemire sacre un Jérémie Beyou dominateur, mais il lui a fallu construire pierre par pierre cette victoire face à une armada d’attaquants. Et derrière lui, nombre de coureurs se départagent de quelques minutes, voire quelques secondes seulement après plus de 250 heures de course sur les 1 647 milles du parcours… Cette édition confirme la méthodologie à adopter pour briller : grappiller les places par petits coups successifs tel un « pac-man » !
Cet été, Jérémie Beyou avait le mental et les tripes pour tour rafler ou presque : trois des quatre étapes plus le général. Il entre aujourd’hui dans le petit sérail des doubles vainqueurs de La Solitaire, au sommet d’un podium qui récompense la jeunesse talentueuse et décomplexée (Fabien Delahaye) mais aussi l’expérience et la régularité (Erwan Tabarly). En bizuth, Morgan Lagravière, 24 ans a été impressionnant. Voici les déclarations de ces quatre lauréats interviewés dès leur arrivée à Dieppe.
Ce mercredi 24 août à 12 heures 49 minutes et 01 secondes, Jérémie Beyou est le premier à franchir la ligne d’arrivée à Dieppe. Le skipper de BPI a mis 3 jours 37 minutes pour parcourir les 437 milles de cette quatrième étape très côtière où la flotte a navigué au contact de la Vendée à la Normandie. Le vainqueur à Dieppe précédait ainsi une véritable rafale d’arrivées puisque les quatre premiers passaient la ligne en l’espace de 35 secondes. Cette victoire confirme la suprématie de Jérémie Beyou qui s’empare de La Solitaire du Figaro Eric Bompard Cachemire 2011, une édition qu’il a dominée de bout en bout, remportant aussi les étapes 2 et 3. Sur le podium du classement général, il devance Fabien Delahaye (Port de Caen Ouistreham) et Erwan Tabarly (Nacarat). Formidable performance pour Jérémie qui entre dans le club fermé des doubles vainqueurs de La Solitaire !
Incroyable. Au pointage de 10 heures, à 20 milles de Dieppe, Fabien Delahaye (Port de Caen Ouistreham), Paul Meilhat (Macif 2011) et Jérémie Beyou (BPI) sont à vue, à 200 mètres les uns des autres, avec Erwan Tabarly (Nacarat) quelques longueurs derrière
Les conditions météorologiques sont restées molles pour cette dernière nuit en mer et les 44 solitaires doivent encore parcourir une cinquantaine de milles avant d’en finir avec la quatrième et dernière étape de La Solitaire du Figaro Eric Bompard Cachemire. Paul Meilhat (Macif 2011) tenait la corde ce mercredi à 5h00, mais la flotte était extrêmement compacte…
Le vainqueur de la 4e étape de La Solitaire du Figaro Eric Bompard Cachemire est attendu à Dieppe demain mercredi à la mi-journée. Mais à 15 heures du bouquet final, alors que les pièges s’accumulent depuis ce matin sur la route des solitaires, impossible de dire qui sera sacré en Normandie. En tête, au niveau du raz Blanchard, huit bateaux emmenés par le trio Tabarly/Meilhat/Jossier se tiennent en moins d’un mille. Parallèlement, tous les regards sont braqués sur le classement général de cette édition 2011. Si les positions se figeaient à ce stade de la course, Jérémie Beyou serait toujours dans le match pour rafler la mise devant son jeune dauphin Fabien Delahaye. En revanche, ce serait très chaud entre Erwan Tabarly et Nicolas Lunven pour l’accession à la troisième marche du podium …
Avec le retour du vent vers 10h30 ce mardi de secteur Nord-Ouest pour une dizaine de nœuds, la flotte redémarre après un arrêt buffet dans les calmes d’un centre dépressionnaire orageux
A moins de 180 milles de l’arrivée, la flotte de La Solitaire du Figaro Eric Bompard Cachemire tire encore des bords le long des côtes bretonnes. Toujours en tête, Jérémie Beyou (BPI) doit tout de même regarder dans son rétroviseur car les attaques se multiplient en attendant la rotation du vent à l’Ouest…
Jérémie Beyou a pris ce matin les commandes de cette 4e et dernière étape à destination de Dieppe. Alors que la tête de flotte tire des bords à la côte dans le chenal du Four pour contourner la pointe de la Bretagne, le skipper de BPI devance de 0,5 mille son dauphin au classement général, Fabien Delahaye (Port de Caen Ouistreham). Les deux hommes forts de cette Solitaire 2011 resteront-ils aux commandes pendant les 260 milles de cette course très côtière jusqu’en Normandie ? Aucune certitude car la flotte est toujours compacte et que tout se joue à gagne-petit. A noter l’abandon de deux concurrents aujourd’hui : Damien Guillou et Louis Maurice Tannyères.
Après son joli coup tactique le long de l’île d’Yeu, Frédéric Rivet (Vendée 1) maintient son leadership devant… Jérémie Beyou (BPI) et Fabien Delahaye (Port de Caen-Ouistreham). Passés à l’intérieur de Belle-Île en milieu de nuit, les 46 solitaires progressent rapidement sous spinnaker dans une brise de Nord-Est.
Le départ de la quatrième étape de La Solitaire du Figaro Eric Bompard Cachemire a été donné ce dimanche à 12h12. Pour les 46 solitaires, ce parcours côtier de 437 milles est une dernière bataille. Jusqu’à Dieppe, ils ont un dernier combat à livrer, contre les autres et contre eux-mêmes, histoire de terminer cette édition 2011 en beauté. Pour l’heure, les hostilités sont ouvertes, au près, au large de l’île d’Yeu…
Le départ de la quatrième et ultime étape de La Solitaire du Figaro Eric Bompard Cachemire a été donné à 12h12 après un rappel général. D’entrée de jeu, le leader au classement général prenait les choses en main en pointant à la deuxième place à l’issue du parcours côtier devant les Sables d’Olonne, Jérémie Beyou (BPI) suivant étrave dans tableau arrière, Adrien Hardy (Agir Recouvrement)…
S’ils ne sont plus que quatre à une heure d’écart, ils sont nombreux ceux qui voudront briller lors de cette ultime étape de La Solitaire du Figaro Eric Bompard Cachemire. Le parcours s’avère très technique le long des côtes vendéennes, bretonnes et normandes : 437 milles entre Les Sables d’Olonne et Dieppe. Et les prévisions météorologiques ajoutent une grosse poignée d’incertitudes…
La ville du Vendée Globe accueille pour la sixième fois La Solitaire du Figaro Eric Bompard Cachemire. Les 46 solitaires ont bien des images en tête à l’arrivée de cette troisième étape forte en émotions, en anecdotes, en revirements de situation, en soucis techniques, et marquée par un final éblouissant…
Les trois quarts de La 42e Solitaire du Figaro 2011 sont dans les tableaux arrière. Le classement général commence à se consolider et il y a d’ores et déjà les heureux, les déçus, les circonspects. Les 15 derniers coureurs accusant plus de quatre heures de retard peuvent difficilement compter sur un miracle. En revanche, la messe est loin d’être dite chez les hommes de tête. Les quatre premiers rivalisent en moins d’une heure et de gros « clients » sont encore morts de faim dans le top 10. Il leur reste une étape pour tout donner.
Jérémie Beyou (BPI) a survolé les deux tiers de cette 42e Solitaire du Figaro, en remportant deux manches très différentes, coup sur coup. Après l’Irlande la semaine dernière, il récidive ce mercredi matin en Vendée. Comme Armel Le Cléac’h l’année dernière, Jérémie semble en apesanteur. Sur cette étape de 477 milles, il en a dominé 400 et réussi autant de petits coups gagnants. Même les coups de tonnerre du final n’ont pas réussi à le déstabiliser. Ses dauphins Delahaye et Tabarly en sont encore pantois. Plus loin dans le classement, certains coureurs ont subi de gros revers. Car cette troisième étape qui n’avait l’air de rien a généré, en deuxième moitié de flotte, des écarts très importants.
Ce mercredi 17 août à 8 heures 39 minutes et 20 secondes, après le passage à l’aube d’un orage spectaculaire, Jérémie Beyou est le premier à franchir la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne. Le skipper de BPI a mis 2 jours, 20 heures 39 minutes et 20 secondes pour parcourir les 477 milles de cette troisième étape de précision, taillée à sa mesure. Sa vitesse moyenne est de 6,95 nœuds. Derrière, une terrible bagarre a animé les débats au sein d’une poignée de poursuivants qui n’ont jamais quitté le sillage de BPI. Fabien Delahaye (Port de Caen Ouistreham) s’empare finalement de la deuxième place devant Erwan Tabarly (Nacarat). Après son succès en Irlande il y a une semaine, c’est la deuxième victoire d’étape d’affilée pour Jérémie qui enfonce un peu plus le clou au classement général provisoire de cette 42e Solitaire du Figaro.
Ce mercredi 17 août à 8 heures 39 minutes et 20 secondes, après le passage à l’aube d’un orage spectaculaire, Jérémie Beyou est le premier à franchir la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne
A moins de 10 milles de l’arrivée, le spectacle est grandiose alors que le jour se lève sur les Sables d’Olonne. Un gros nuage rose chargé d’éclairs ceint par un bel arc en ciel surplombe le port vendéen et la flotte. Jérémie Beyou est toujours en tête à environ 0,5 mille de Fabien Delahaye
La troisième et avant dernière étape de La Solitaire du Figaro Eric Bompard Cachemire devrait connaître son dénouement aux Sables d’Olonne demain mercredi aux alentours de midi. Pour l’instant, alors que les marins naviguent sous spi à la latitude des Glénan, c’est une course d’orfèvres et de gagne-petit qui se trame. Depuis 50 heures, tout se joue sur des pouillems et sur la capacité à aller vite. Un exercice de précision dans lequel Jérémie Beyou excelle. Le skipper de BPI tient la tête depuis plus de deux jours... mais pour combien de temps ? A moins d’un mille de son bleu sillon, Erwan Tabarly (Nacarat), Fabien Delahaye (Port de Caen Ouistreham), Thierry Chabagny (Gedimat), Jean-Pierre Nicol (Bernard Controls) et quelques autres, sont lancés à ses trousses et espèrent la mistoufle cette nuit lorsque le vent anticyclonique va basculer au Nord-Est…
A 25 milles des Sables d’Olonne ce mercredi à 4h30, les solitaires toujours emmenés par Jérémie Beyou (BPI) naviguaient sous génois pour un dernier bord vers l’arrivée de cette troisième étape de La Solitaire du Figaro Eric Bompard Cachemire. La nuit a été paisible dans une brise de secteur Nord tournant vers l’Est 12 nœuds… Arrivée prévue à 7h30 en Vendée.
Les premiers concurrents ont emprunté ce matin le Raz de Sein qui fait office de goulet d’étranglement. Tant et si bien que chacun a tendance à s’aligner à la queue leu leu au large du Finistère. Vers 9h20 (d’après les informations communiquées par le PSP Cormoran), sous un ciel couvert et un vent de sud-ouest d’une dizaine de nœuds, Jérémie Beyou (BPI) était le premier à raser la bouée de la Plate, couloir idéal pour bénéficier d’un fort courant portant. Erwan Tabarly suivait 8 minutes derrière, puis Fabien Delahaye à 12 minutes.
En approchant des côtes bretonnes, les 46 solitaires de La Solitaire du Figaro Eric Bompard Cachemire doivent faire face au courant de marée montante, flot contraire qui peut atteindre plus de six nœuds en certains passages. Jérémie Beyou (BPI), toujours en tête de la flotte fait office d’ouvreur de piste, car il y a plusieurs passages pour atteindre la mer d’Iroise…
Les premiers concurrents ont emprunté ce matin le Raz de Sein qui fait office de goulet d’étranglement. Tant et si bien que chacun a tendance à s’aligner à la queue leu leu au large du Finistère. Vers 9h20 (d’après les informations communiquées par le PSP Cormoran), sous un ciel couvert et un vent de sud-ouest d’une dizaine de nœuds, Jérémie Beyou (BPI) était le premier à raser la bouée de la Plate, couloir idéal pour bénéficier d’un fort courant portant. Erwan Tabarly suivait 8 minutes derrière, puis Fabien Delahaye à 12 minutes.
Grâce à une trajectoire quasi parfaite et une excellente vitesse cette nuit en mer d’Irlande, Jérémie Beyou (BPI) a pris les commandes de cette 3e étape et franchissait en tête à 15h38 la porte située entre le phare de Wolf Rock et la bouée de Runnel Stone, symbolisant le Grand Prix GMF Assistance. Après 24 heures de navigation vent de travers, les 46 solitaires s’attaquent maintenant à une traversée de la Manche au près, dans un vent de sud-ouest fraîchissant, en direction de Ouessant. Dans cette course de vitesse sur un bord, toute la difficulté consistera à ajuster le tir pour passer la pointe de la Bretagne sachant que le courant sera une variable déterminante cette nuit et demain au petit matin aux abords des côtes françaises.
Avec une belle brise de secteur Ouest et sur une mer agitée, les 46 solitaires ont bien progressé vers la pointe de la Cornouaille, à plus de dix nœuds de moyenne dans la nuit. Au large de Cardiff, sous une lune presque pleine, la flotte s’étale sur une dizaine de milles derrière Jérémie Beyou (BPI).
Une comédie shakespearienne s’est jouée cet après-midi le long des côtes verdoyantes de l’Irlande. Les premières minutes de course dans un vent extrêmement instable ont déjà fait des écarts et secoué la flotte dans tous les sens. En tête dès le coup d’envoi de cette troisième étape à destination des Sables d’Olonne, un trio composé de Fabien Delahaye, Vincent Biarnes et Jeanne Grégoire a d’abord fait le trou, avant d’être à son tour victime d’un joyeux bazar éolien. Les 46 concurrents éparpillés sur 3 milles filent désormais au reaching en direction du canal Saint Georges, dans un vent d’Ouest toujours très versatile (15 à 25 nœuds). Aujourd’hui et cette nuit, dans la scène 1 de cet acte 3, il va y avoir de l’action, des quiproquos et des rebondissements. Pour l’heure, c’est le navigateur Francisco Lobato qui donne la réplique à ses concurrents...
Avant de prendre le départ, la moitié des solitaires ont annoncé leur repas dominical : la variété est grande entre ceux qui ne font que grignoter et les plats préparés à réchauffer…
Ce dimanche à 12 heures, après quatre jours d’une paisible escale irlandaise, les 46 Figaro Bénéteau ont pris le départ de la 3e étape de La Solitaire, un parcours de 477 milles à destination des Sables d’Olonne via les Scilly et Ouessant
Pour cette troisième étape entre Dún Laoghaire et Les Sables d’Olonne, la plus longue de cette 42ème édition de La Solitaire du Figaro Eric Bompard Cachemire, le vent d’Ouest sera au rendez-vous dès le coup de canon dimanche 14 août à midi. Mais avant la pointe de la Bretagne, l’aléatoire prend le pas sur ces 475 milles en trois tranches inégales avec un final extrêmement incertain entre Sein et la Vendée…
Il faut être un peu dingue ou un peu maso pour venir à bout d’une étape comme celle qui s’est achevée mercredi sur les pontons de Dún Laoghaire en Irlande. Bateaux et marins en sont sortis cassés. Au lendemain de cette épreuve de force qui restera sans doute longtemps dans les mémoires, l’heure est au bilan technique et humain.
Jérémie Beyou (BPI) réalise une superbe opération en remportant la deuxième étape de La Solitaire du Figaro Eric Bompard Cachemire : après deux jours et 17 heures de mer et avec plus de 40 minutes d’avance sur le vainqueur de la première étape Fabien Delahaye, le skipper breton fait le break au classement général et prend l’ascendant sur ses concurrents. Nicolas Lunven s’adjuge la deuxième place grâce à une superbe fin de parcours…
Bonheur
"C’est top cette 2e place. Il y a deux heures, quand on approchait dans la baie, je sentais le coup de Trafalgar avec les autres qui revenaient derrière. Je me suis dit ‘oups là, c’est quoi l’histoire ? On était dans les grains avec 35 nœuds sous grand spi
Au ponton
"Oh là là… Il était temps que ça arrive la ligne d’arrivée… et d’en claquer une aussi. Je me suis appliqué sur cette course. Parfois, ça finit par payer
Ce mercredi 10 août à 10 heures 14 minutes et 16 secondes, Jérémie Beyou est le premier à franchir la ligne d’arrivée de Dún Loaghaire (Irlande), terme de la deuxième étape. Le skipper de BPI, vainqueur de La Solitaire du Figaro en 2005, a mis 2 jours, 17 heures 25 minutes pour parcourir les 470 milles d’une course de résistance dont les deux tiers se sont disputés au près musclé pour finir à fond au portant en mer d’Irlande.
A 70 milles de l’arrivée de la deuxième étape de La Solitaire, ils sont sept prétendants en deux milles et vingt en quatre milles ! Sous spinnaker dans un flux de Sud-Ouest de près de vingt nœuds, le final à Dun Laoghaire s’annonce extrêmement serré, Jérémie Beyou ayant réussi à faire un décalage de… un mille ! Arrivée prévue vers 7h TU.
Incroyable ! Les 48 heures d’efforts au près n’auront peut-être servi à rien. A 166 milles de l’arrivée, la mer Celtique est le théâtre d’un nouveau départ entre une vingtaine de bateaux, tous alignés sur un grand axe ouest-est d’une trentaine de milles. Côté oriental, Alexis Loison (Port Chantereyne Cherbourg-Octeville) est pointé en tête au classement de 16 heures devant Jérémie Beyou (BPI) situé 15 milles plus au large ! Mais bientôt, les solitaires en route vers l’Irlande vont changer radicalement de régime. Avec l’arrivée d’une dépression, les spinnakers vont fleurir pour ne plus être rangés d’ici le finish devant Dún Laoghaire, mercredi à la mi-journée. Les vingt dernières heures de course seront sportives. Il faudra tenir, jusqu’au bout de l’épuisement.
Jérémie Beyou (BPI) a passé à 7h13 ce matin la ligne virtuelle tracée entre le phare de Longships à la pointe de la Cornouaille et la tour de l’île Saint Mary aux Scilly (Grand Prix GMF Assistance). Il était suivi de près par Erwan Tabarly (Nacarat) et Nicolas Lunven (Generali) …
A peine vingt noeuds de nord-est, une mer assagie qui fait danser Mounts Bay et depuis la passerelle du PSP Cormoran en avant de la flotte, le spectacle est paisible et saisissant à la fois. L'éclat du phare du cap Lizard donne comme un nouveau départ lancé, dans l'aube rougeoyante qui déchire la couverture nuageuse.
En cette deuxième nuit de mer, les 46 solitaires encore en course naviguent toujours contre le vent au Sud des côtes britanniques et la flotte s’étire au large du cap Lizard derrière Eric Drouglazet (Luisina) et Jean-Pierre Nicol (Bernard Controls). Le vent de secteur Nord-Ouest commence progressivement à mollir avec l’arrivée d’une dorsale venue de l’Atlantique…
Après 24 heures de course exténuante, les solitaires ont attaqué leur traversée de la Manche, toujours au près, en direction de Land’s End (pointe sud-ouest de l’Angleterre). Les efforts et les risques pris la veille à flirter entre les cailloux de la presqu’île du Cotentin ont-ils été récompensés à leur juste hauteur ? Pas si sûr. Au pointage de 16 heures ce jour, personne n’avait pris l’ascendant : les 11 premiers concurrents, emmenés par le trio Nicol/Beyou/Duthil jouent des coudes en 1 mille à peine. Tout autour, le décor est brutal et beau à la fois : le soleil brille sur les crêtes écumantes levées par 25 solides nœuds de nord-ouest. Le repos n’est pas pour tout de suite.
Au pointage de 8h30 ce lundi matin, c’est Jean-Pierre Nicol (Bernard Controls) qui mène la danse. Après avoir doublé le raz Blanchard en fin de nuit, la flotte est passée par le canal du grand Russel entre Sark et Guernesey, où elle vient de raser la cardinale poétiquement dénommée la Noire Pute.
Alors que le soleil va se lever sur la presqu’île du Cotentin, la flotte tirait des bords le long des rives normandes pour s’abriter du courant de marée contraire qui s’inversait vers 6h00 : Adrien Hardy (Agir Recouvrement) emmenait une meute groupée en moins de dix milles dans une brise toujours soutenue de secteur Ouest. Le passage du chenal du Grand Russel s’effectuera donc avec le jusant favorable…
Tapis rouge pour les 47 acteurs de La Solitaire du Figaro, gratifiés d’un franc soleil et d’une jolie brise de Sud-Ouest au moment du coup de canon devant Ouistreham. Le film de cette deuxième étape commençait très bien en baie de Seine pour les vedettes Eric Péron (Macif 2009), Thierry Chabagny (Gédimat) et Frédéric Duthil (Sepalumic) qui ouvraient la marche à la bouée Radio France. Mais l’intrigue s’embrouille dès le début de soirée avec un renforcement du vent (jusqu’à 35 nœuds en rafale) le long des côtes du Cotentin. Entre Barfleur et le Raz Blanchard, les marins seront au près, sous la pluie, dans les cailloux et avec le courant de face !
Cette deuxième étape de 470 milles entre Caen et Dún Laoghaire (prononcez « deun lerry ») s’annonce aussi consistante qu’un bon stew irlandais, ce ragoût traditionnel à base de mouton, pommes de terre et oignons, roboratif en hiver mais peu digeste en saison estivale ! Jugez plutôt : trois jours et trois nuits de mer dont les deux tiers au près musclé pour finir par le passage d’une dorsale, véritable nœud stratégique de la course. Départ dimanche à 16 heures devant le canal de Ouistreham.
Si la première étape de La Solitaire du Figaro Eric Bompard Cachemire s’est essentiellement déroulée dans les petits airs et au portant sous spinnaker, la seconde manche s’annonce totalement différente avec beaucoup de navigation contre le vent et de la forte brise… Il va falloir être tenace, robuste, vigilant et surtout patient car le final devrait se jouer dans une dorsale !
Pendant une étape, il y a la course, il y a le sport. Mais il y a aussi la vie en mer avec ses petites péripéties, ses micro-événements, insolites, surprenants, rageants, drôles parfois. La plupart de ces faits de mer nous échappent. Alors que les concurrents de La Solitaire récupèrent à Caen avant de s’attaquer dès demain à la météo de la deuxième étape, quelques-uns nous livrent leurs anecdotes de mer…Morceaux choisis.
A Caen, au lendemain d’une première étape turbulente, l’heure est au bilan. Il est plein d’espoir. Car plus de 60 % de la flotte se tient en 60 minutes. Fabien Delahaye a gagné chez lui, mais personne n’est réellement mis hors jeu. Les 13 derniers du classement provisoire dont le retard est supérieur à 2h45 gambergent certainement sur leurs erreurs passées. Mais pour une grande majorité des marins, cette 42e Solitaire reste chargée de belles promesses.
Paroles de Fabien Delahaye (Port de Caen Ouistreham) 1er, Gildas Morvan (Cercle Vert) 2ème, Jean-Pierre Nicol (Bernard Controls) 3ème et Xavier Macaire (Starter Active Bridge), 5ème et 1er bizuth à l'arrivée à Ouistreham.
Le local de l’étape, le Normand Fabien Delahaye, a fait la différence dans les vingt derniers milles de cette première étape de La Solitaire du Figaro Eric Bompard Cachemire. Alors que le peloton leader se voyait contraint de mouiller au large de Barfleur, certains solitaires ont pu décrocher l’ancre un poil plus tôt pour retrouver au petit matin des conditions plus favorables, mais les trente premiers restent groupés en moins d’une heure... Le premier bizuth s’offre une belle cinquième place, Xavier Macaire (Starter Active Bridge) réalise un superbe parcours.
Ce mardi 2 août à 13 heures 14 minutes et 36 secondes, Fabien Delahaye a franchi en vainqueur la ligne d’arrivée de la première étape entre Perros-Guirec et Caen. Le jeune skipper de Port de Caen-Ouistreham a mis 2 jours, 2 heures 14 minutes et 36 secondes (vitesse moyenne 5,83 nœuds) pour parcourir les 293,1 milles d’une course à rebondissements : tout s’est joué durant la nuit de lundi à mardi dans les calmes et les courants du Cotentin. Le très expérimenté Gildas Morvan (Cercle Vert) s’empare la deuxième place tandis que Jean-Pierre Nicol (Bernard Controls) complète le podium au terme d’une ultime bagarre dans les 20 derniers milles. Xavier Macaire (Starter Active Bridge) s’impose parmi les bizuths en s’emparant de la cinquième place.
Oubliez la hiérarchie d’hier. La nuit dernière et les 2 heures de mouillage ou de tentative de mouillage au petit matin en attendant la renverse de courant au large Barfleur ont accouché d’un nouveau top 10.
Non, ce n’est pas le titre d’un guide touristique sur les plus beaux mouillages du Cotentin. C’est la réalité des 47 solitaires ce matin à 4 heures, à 15 milles au large de Barfleur alors que le vent est nul et le courant traversier de 3 nœuds. Côté position, cette nuit a été celle des grands chamboulements. Et rien, absolument rien n’est acquis à 35 milles de l’arrivée.
Il s’en est passé des choses ce lundi dans les petits airs et les forts courants anglais entre Portland Bill et Fairway. De nombreuses places se sont redistribuées au gré des multiples empannages sous spi et des petites options entre le rase-cailloux et une bande de six milles au large.
Butant contre le courant de marée descendante à l’approche de la deuxième bouée anglaise, la flotte s’est scindée en petits groupes. Mais le leadership est toujours acquis au trio Rouxel-Lunven-Beyou alors que le courant contraire ne s’inverse qu’à 19h ce lundi. Les premiers concurrents sont attendus à Caen demain en fin de journée si Eole daigne maintenir un petit souffle…
En débordant Portland Bill ce lundi en fin de matinée, les 47 solitaires ont maille à partir avec une combinaison délicate : le vent de secteur Sud mollit progressivement à moins de cinq nœuds, la brise tourne au secteur Sud-Sud Est, et le courant va s’inverser : la marée descendante va débuter vers 13h30…
La Manche a été engloutie à bonne vitesse et les 47 Solitaires sont passés hier soir à la phase 2 de cette première étape : la portion côtière sous les côtes Sud de l’Angleterre, entre baies et caps baignés par les forts courants. Toujours sous spi dans un vent de Sud-Ouest de 6-8 nœuds, ils tracent dans une nuit sans lune en direction de l’Ile de Wight, emmenés par un top 5 composé de Thomas Rouxel, Jérémie Beyou, Nicolas Lunven, Alexis Loison et Eric Drouglazet.
Bon départ ! Le coup d’envoi donné à 11h par Madame la Ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, s’est parfaitement déroulé dans une brise de secteur Ouest de 5 nœuds. Les 47 solitaires ont pu s’extraire rapidement, dans un fort courant de marée descendante, des pièges de la côte bretonne : Nicolas Lunven prenait la tête de la flotte dès la bouée Radio France, entamant une première partie de navigation finalement simple vers les côtes anglaises.
Petit vent, petite brume, petit courant de face et spectacle enchanteur des 47 solitaires sortant de la ligne de départ sous spi. 47 bulles de couleurs éclatant dans le gris ambiant…
A 11 heures, face à la pointe de Ploumanac’h, dans une atmosphère fantomatique, le départ de la première étape de 320 milles à destination de Caen a été donné par la Ministre de l’Ecologie, du Développement durable, du Transport et du Logement, Mme Nathalie Kosciusko Morizet, déjà présente sur les pontons de Perros-Guirec ce matin pour saluer les marins.
La première étape, bien qu’elle soit la plus courte de cette 42ème édition de La Solitaire du Figaro Eric Bompard Cachemire, s’annonce comme la plus longue ! 320 milles à parcourir mais dans une brise très faible et surtout avec des courants de marée très importants, au départ, en Manche et le long des côtes anglaises. L’issue est particulièrement incertaine et risque fort d’établir, dès Caen, une hiérarchie très séquencée…
Ce matin, la Direction de Course a statué. Depuis plusieurs jours, en raison des conditions de vent très faible et du fort coefficient de marée prévus pour le dimanche 31 juillet, les organisateurs de la Solitaire du Figaro Eric Bompard Cachemire s’interrogeaient sur le tracé du parcours de l’étape 1 entre Perros-Guirec et Caen. Ce dernier a finalement été légèrement modifié pour éviter aux marins de passer les 10 ou 12 premières heures de course tanqués au large des Côtes d’Armor.
Chaque édition de La Solitaire attire de nouvelles recrues. Cette année, ils sont dix – dont trois représentants de Sa Gracieuse Majesté – à trépigner dans le port de Perros-Guirec. Dix novices à partir à la rencontre de l’inconnu : une course à nulle autre pareille, à la fois dure et magnifique, dont la plupart tomberont amoureux.
Le Prologue Eric Bompard Cachemire a dû être raccourci en l’absence de vent réellement établi au large de Perros-Guirec et au final, Alexis Littoz-Baritel (Savoie-Mont Blanc), dont c’est la première participation, s’imposait dans les derniers mètres : les novices ont démontré qu’ils étaient bien présents en tête de flotte…
Cette année, quatre marins britanniques prendront le départ de La Solitaire du Figaro, dont trois pour la toute première fois. Parmi eux, Sam Goodchild, le benjamin de la flotte, lauréat de l’Artemis Academy, Phil Sharp, vainqueur de la Route du Rhum 2006 en Class40, Conrad Humphreys qui a bouclé un Vendée Globe en 2004-2005 et Nigel King, le seul des quatre à avoir déjà disputé La Solitaire. Nous les avons interrogés sur leurs attentes, leurs craintes et leurs objectifs.
Fini le repos des skippers et les breaks en famille loin des pontons. Demain vendredi, les 47 marins joueront pour le plaisir les premières notes de cet opus 2011 de La Solitaire. A la veille du Prologue Eric Bompard Cachemire (départ à 17h30), il est temps de faire le point sur les forces en présence. Sur le papier, cette 42e édition s’annonce très ouverte.
L’atmosphère s’échauffe doucement sur les quais de Perros-Guirec où pavoisent les 47 Figaro Bénéteau engagés dans la reine des courses en solo. Sous le soleil et la tiédeur estivale, baptêmes, sorties techniques et opérations avec les partenaires sont le lot quotidien des marins et de leurs équipes en attendant l’heure du départ. Dimanche 31 juillet à 11 heures, le coup de canon de cette 42e édition de La Solitaire du Figaro sera donné par Mme Nathalie Kosciusco-Morizet, Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement.
Perros-Guirec vit au rythme de La Solitaire du Figaro depuis samedi 23 juillet. Les 47 concurrents sont désormais tous présents sur le port et peaufinent leur préparation tandis que leurs partenaires animent les stands du village de la course. Au programme : contrôles des bateaux pour les uns, repos et concentration pour les autres, tous ont entamé la dernière ligne droite avant le Prologue Eric Bompard Cachemire ce vendredi 29 juillet à 17h30.
Ils seront 49 concurrents, dont 11 bizuths et 6 étrangers, à prendre le départ de La Solitaire, épreuve phare de la saison Figaro. Du 23 juillet au 28 août, navigateurs confirmés et nouvelles figures montantes de la course au large assureront un spectacle sportif intense de Perros-Guirec à Dieppe, en passant par Caen, Dún Laoghaire et Les Sables d’Olonne.
Pour sa 42ème édition, La Solitaire du Figaro compte 71 préinscrits, parmi lesquels 24 bizuths, de nombreux étrangers, et les grands noms de la Course au Large. Avec un tel plateau, les 1 695 milles nautiques à parcourir s’annoncent passionnants et la course promet suspense et affrontements d’exception.
Ce vendredi 3 décembre au Nautic de Paris, La Solitaire du Figaro a dévoilé le parcours de l’édition 2011, qui sera composé pour la première fois de quatre villes françaises et une ville étrangère, et annoncé l’engagement à ses côtés de Eric Bompard Cachemire en tant que partenaire principal pour les trois prochaines éditions.
Au programme pour les solitaires, 1 695 milles nautiques dans un format traditionnel de quatre étapes avec un parcours résolument septentrional. Le tracé se déclinant entre les 46e et 53e parallèles Nord.
Une Solitaire du Figaro qui s’achève et les esprits sont déjà tournés vers 2011. Le parcours de la 42ème édition est placé sous le signe de la nouveauté. Au programme : quatre étapes toujours mais qui s’articuleront autour de quatre villes françaises et une seule ville étrangère. L’intégralité du parcours sera dévoilée le vendredi 3 décembre à 12h00 au Nautic à Paris.
La 41ème édition de La Solitaire du Figaro réunissait encore une fois un plateau très prometteur : 45 concurrents dont 8 bizuths, 5 étrangers. Plus que jamais, de jeunes talents se sont révélés, les cadors se sont imposés, non sans mal face aux incontournables du circuit… Durant un mois, les 45 Figaristes auront su une fois de plus tenir le public, les partenaires et les médias en haleine. En déjà 40 ans, La Solitaire du Figaro tient toujours ses promesses.
Arthur Le Vaillant (Philia Promotion Immobilière) a signé la meilleure performance des bizuths sur la dernière étape, la nuit dernière (20e). Mais au général du classement Bénéteau des bizuths, c’est Anthony Marchand, le skipper d’Espoir Région Bretagne qui s’impose, devant Yoann Richomme (DLBC) et Damien Guillou (La Solidarité Mutualiste). On retiendra encore le talent du Portugais Francisco Lobato (ROFF/Tempo-Team) et celui du malchanceux Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat). Tous deux méritaient mieux.
La Solitaire du Figaro est une course bien organisée : le podium de cette dernière étape entre Kinsale et Cherbourg-Octeville, arrivé en l’espace de 10 minutes seulement, est aussi celui du classement général ! Un tiercé pas tout à fait dans l’ordre, certes : François Gabart (Skipper Macif 2010) troisième de l’étape est un superbe deuxième au général et c’est l’inverse pour Corentin Douguet (E.Leclerc Mobile), 2e de l’étape et qui arrache la 3e place au général, son deuxième podium après celui de 2007. Autrement dit, seul François Gabart goûte pour la première fois aux honneurs d’une place dans les trois premiers sur la reine des courses en solitaire. Mais le roi des rois, le prince des princes, c’est bien entendu l’incroyable Armel Le Cléac’h (Brit Air), totalement intouchable cette année. Avec trois victoires d’étape sur quatre possibles, Armel entre dans le club très fermé des double vainqueurs de l’épreuve... et n’a manqué que de très, très peu un grand chelem historique. Le Chacal est déjà une légende. Aux pontons de Cherbourg-Octeville, au milieu d’une foule enthousiaste et gaiement bruyante, on a pu recueillir les premières réactions de ces trois marins d’exception. Les voici.
Coup de théâtre devant les côtes bretonnes ! Le vent est en train de s’essouffler, le courant de s’inverser face à la marche, et les écarts latéraux de se transformer en écarts tout court au passage de Lizen Ven ! Les 10 premiers ont mis presque 1h50 pour doubler la cardinale ouest située en face de l’Ile Vierge (Plouguerneau sur le continent). Armel Le Cléach (Brit Air), toujours devant, vient de s’adjuger le Grand Prix GMF Assistance ! Attention, ne pas tenir compte du classement de 4h30, perturbé par le passage de la marque… seul le pointage à Lizen Ven fait foi.
Le jeu de mot est facile mais c’est bien une histoire de pépins qui se joue vers Cherbourg, dans tous les sens du terme. D’abord parce qu’on est toujours sous spi – sous «pépin », comme on dit dans le jargon - dans un flux de nord-nord-ouest soutenu. Ensuite parce que les premières avaries surviennent : Jérémie Beyou, 4e au classement général, a déchiré sa grande voile ballon.
Le départ de la quatrième et dernière étape de La Solitaire du Figaro 2010 sera donné demain lundi à 14h, devant Kinsale. Destination Cherbourg-Octeville (435 milles), via une bouée à aller virer en Bretagne Nord, au large de l’île Vierge. Tout est encore possible pour les 44 solitaires, d’autant que les météorologues américains et européens ne sont pas d’accord. Tous voient une étape essentiellement sous spi dans du vent de nord-ouest, mais pour les Américains celui-ci n’excèderait pas 10 à 15 nœuds alors que les Français prévoient… 10 nœuds de plus !
Qu’est-ce qu’on les aime ces visages aux arrivées d’étape ! Ces yeux explosés de sommeil, les traits tendus par l’effort, la démarche chaloupée des corps titubants gentiment sur les pontons. Intense La Solitaire ? Dure ? Ces images valent cent fois mieux qu’un long discours. Dans cette épreuve, les marins acceptent parfois de payer le prix fort pour vivre pleinement leur aventure sportive. Ils se font mal, au sens propre comme au figuré, mais ils aiment ça…
Les débutants dans l’épreuve ne sont que huit sur cette Solitaire du Figaro. Mais ils se livrent un match superbe… et se permettent de flirter avec le Top Ten au classement général ! Avec les deux premiers en 18 minutes et le podium provisoire en moins d’une heure, pour les bizuths tout se jouera sur la dernière manche à destination de Cherbourg.
Avec 44 concurrents arrivés hier soir à Kinsale en l’espace d’1h30, la troisième étape n’a pas révolutionné le classement général. Aucun bond ou dégringolade notoire à signaler, même si quelques-uns ont joué aux chaises musicales dans le top 20. Le skipper de Brit Air a gagné 13 minutes et occupe toujours la première ligne du tableau, 1h17’52’’ devant François Gabart (Skipper Macif 2010) lequel devance Thomas Rouxel (Crédit Mutuel de Bretagne) de 19 minutes. Mais il n’y a qu’une heure ensuite entre François et le 11e Laurent Pellecuer (Arnolfini.fr). Autant dire que le podium de cette 41e Solitaire est grand ouvert. Il sera aussi très cher.
Au charmant port de Kinsale, tous les concurrents sont arrivés en rafale : 15 minutes pour le podium, une demi-heure pour les 20 premiers, 1h seulement jusqu’au 38e. Complète, engagée, exigeante, cette troisième étape accouche d’un podium inédit, où deux jeunes hommes Adrien Hardy (Agir Recouvrement) et Jean-Pierre Nicol (Bernard Controls) encadrent un inévitable cador : Yann Eliès (Generali-Europ Assistance). Tous les concurrents sont désormais attablés, ensemble, au Yacht Club de Kinsale pour refaire le match, cette étape où le Fastnet était une « bouée au vent » remarquablement placée. Voici les premières réactions des nouveaux héros de La Solitaire.
Ce mercredi 11 août à 20 heures 08 minutes et 45 secondes, Adrien Hardy a franchi la ligne d’arrivée située à 2 milles au large du port de Kinsale. Le skipper d’Agir Recouvrement a mis 2 jours 6 heures 8 minutes et 45 secondes pour parcourir les 349 milles de cette étape express entre Brest et Kinsale (Irlande), à la vitesse moyenne de 6,45 nœuds. Le marin de 26 ans remporte cette étape au terme d’un duel au couteau avec Yann Eliès, depuis le passage du Fastnet cet après-midi à 13h30. A bord de Generali-Europ Assistance, Yann franchit la ligne d’arrivée seulement 1 minute et 17 secondes dans le tableau arrière du vainqueur. Jean-Pierre Nicol (Bernard Controls) complète le podium tandis qu’Anthony Marchand termine huitième et 1er bizuth, 5 secondes devant Francisco Lobato !
En approche d’Erin, la flotte tricote un joli pull irlandais. A 40 milles du « Rock », le phare du Fastnet, on assiste à une furieuse bagarre de virements de bord, dans un vent qui ne cesse d’osciller dans les variantes du secteur nord. Attention aux pointages, donc, car au gré des virements, les leaders changent. Ce matin, à 4h, c’est Nicolas Lunven (Generali), vainqueur de La Solitaire l’an passé, qui tient bon la barre et le vent. Mais rien n’est fait…
Les 24 premières heures de course, humides et rugueuses, n’ont pas créé d’écart au sein de la flotte qui avance désormais au près en direction du Fastnet. Le fameux rocher sera doublé mercredi matin pour une arrivée prévue à Kinsale à partir de 17 heures. Le leader du classement général provisoire Armel Le Cléac’h a pris les commandes de cette troisième étape, succédant à Thomas Rouxel, en tête pendant les 24 premières heures de course. Aux avant-postes depuis Brest, Jean-Pierre Nicol complète le tiercé.
La traversée de Manche – sportive, aveugle et humide - touche à sa fin, alors que la flotte entre dans une zone de vents très instables et faibles en approchant de Wolf Rock. Impérial, le Brestois Thomas Rouxel (Crédit Mutuel de Bretagne) a augmenté son avantage pris dans le goulet hier soir… mais il est suivi à un mille de l’inévitable Armel Le Cléach (Brit Air).
Si les 349 milles de cette troisième étape à destination de Kinsale (Irlande) sont à l’image des premières heures de course dans le goulet de Brest, il faudra avoir le cœur bien accroché ! Le départ a été donné à 14 heures. S’en est suivi une série de rebondissements rocambolesques ou malheureux : départs volés, collisions, talonnages et spectacle grandiose au ras de falaises. En fin d’après-midi, dans la brume et sous la pluie, la flotte s’extirpait des côtes brestoises pour une traversée de Manche humide et sportive.
Humide en Manche, tactique en mer Celtique, esthétique du Fastnet à Old Head sous les falaises du sud Irlande. Cette troisième étape de 349 milles à destination de Kinsale sera courte et sans doute intense, alternant sprint musclé au largue puis louvoyage aléatoire vers l’Eire. A 24 heures du départ en rade de Brest (lundi à 14 heures) les solitaires y vont de leurs commentaires et analyses.
Après quelques heures de sommeil brestois réparateur, c’est déjà le temps des bilans à mi-parcours sur La Solitaire du Figaro. Et pour résumer, on a deux certitudes et une question. Côté certitudes, Armel Le Cléac’h (Brit Air) et François Gabart (Skipper Macif 2010) sont plus que jamais les deux hommes à battre. La question est celle du cas Yann Eliès (Generali-Europ Assistance), qui sera étudié par le Jury demain matin samedi.
Déjà deux habitudes en seulement deux étapes sur cette Solitaire du Figaro 2010 : primo c’est Armel Le Cléac’h (Brit Air) qui gagne, deuxio l’arrivée se joue en nocturne. Aux pontons de Brest cette nuit, au port du Moulin Blanc, on a recueilli les premières impressions d’un ‘Chacal‘ impérial. Concentré jusqu’aux derniers hectomètres aux écoutes, sous spi, c’est un Armel Le Cléac’h impressionnant qui s’est offert une deuxième victoire consécutive ce vendredi 6 août à 2h44’40, dans de tous petits airs portants. Juste derrière lui, la bataille pour la deuxième place a été splendide elle aussi et indécise jusqu’au bout entre Jérémie Beyou (BPI) et le jeune François Gabart (Skipper Macif 2010), qui a finalement pris le meilleur sur son aîné.
Ce vendredi 6 août à 2 heure 44 minutes et 40 secondes, Armel Le Cléac’h a franchi en vainqueur la ligne d’arrivée devant le port de plaisance du Moulin Blanc, à Brest. Le skipper de Brit Air a mis 2 jours 12 heures 44 minutes et 40 secondes pour parcourir les 385 milles de cette deuxième étape entre Gijón et Brest, à la vitesse moyenne de 6,34 nœuds. En cette seule édition 2010, Armel Le Cléac’h double le nombre de ses victoires d’étape sur La Solitaire : de deux à quatre ! François Gabart (Skipper Macif 2010) et Jérémie Beyou (BPI) complètent le podium brestois.
La tête de flotte tire désormais un bord vers l’ouest, au large de la pointe nord de Groix. Et alors que Frédéric Duthil (Bbox Bouygues Telecom) a confirmé son abandon en rentrant à Lorient, Armel Le Cléac’h (Brit Air) n’en finit plus d’imposer sa domination. En témoigne l’évolution des écarts entre les pointages : 0,4 mille d’avance sur le deuxième, Jérémie Beyou (BPI) à 4h, puis 0,5 mille à 8h et enfin 1,5 mille à 11h !
Au large de Belle-Ile, au près dans une mer hachée et une vingtaine de nœuds de vent, Armel le Cléac’h, François Gabart et Jérémie Beyou mènent le bal après 20 heures de course éprouvantes et très physiques.
A la latitude d’Arcachon, soit à 160 milles de la première marque de parcours de Saint-Nazaire, la flotte étalée en longitude, a entamé sa course de vitesse sur un bord dans le golfe de Gascogne. Le vent s’est renforcé mais demeure très instable. Il y a donc du pain sur la planche dans l’aube grise de cette deuxième journée de mer. Pour l’instant, l’oriental Jérémie Beyou (BPI) est aux commandes suivi de Kito de Pavant (Groupe Bel) et Jean-Pierre Nicol (Bernard Controls).
Grand beau temps et joli départ à 14h ce mardi après-midi pour le départ de la deuxième étape de La Solitaire du Figaro. Destination Brest, via une bouée à virer au large de Saint-Nazaire. Yann Eliès (Generali-Europ Assistance) joue les éclaireurs inspirés pour l’entame de cette traversée retour du golfe de Gascogne.
Dernière journée sous le soleil de Gijón. A bord des Figaro Bénéteau 2, les préparateurs démontent les winches, lustrent les carènes et on charge dans les cockpits les premiers sacs de provisions. Quant aux 45 solitaires, après de longues heures de sommeil réparatrices et de nombreux passages sous les mains expertes des kinés, ils révisent leur copie pour le deuxième acte : 418 milles en direction de Brest. 72 heures d’une course mi-hauturière mi-côtière. Départ mardi à 14 heures.
La Solitaire du Figaro ce n’est pas une course mais… dix courses : chacune des quatre étapes et le classement général, inventaire à multiplier par deux puisque des classements particuliers récompensent les performances des débutants sur l’épreuve, les fameux « bizuths ». Ils sont huit cette année, et on les retrouve à tous les étages de la première hiérarchie établie à Gijón.
Très dure, mais magnifique et passionnante première étape. Voilà pour résumer l’avis général des skippers croisés sur le quai de Gijón, cette nuit et ce matin. On veut bien les croire. Côté chiffres, chacun fait ses comptes et estime ses chances pour la suite.
A Gijón cette nuit, on salue les vainqueurs de cette extraordinaire première étape, remportée à 1h14 ce samedi 31 juillet par Armel Le Cléac’h (Brit Air), devant Yann Eliès (Generali-Europ Assistance) et Eric Peron (Skipper Macif 2009). Un classement qui s’entend avant Jury. Celui-ci statuera notamment sur le cas de Yann Eliès lors de la session prévue à Brest. Mais n’anticipons pas. Aux pontons du port de plaisance, les arrivées se succèdent, avec des écarts certes significatifs – à partir du 7e on est à plus d’une heure du leader et plus d’1h30 à partir du 22e – mais finalement pas si conséquents au regard des 515 milles de cette première manche marquée par des rebondissements incessants et un nombre incroyable de « coups » à jouer. Voici les premières déclarations de ceux qui deviennent cette nuit les hommes à battre de cette Solitaire du Figaro 2010.
Ce samedi 31 juillet à 1 heure 32 minutes et 14 secondes, Armel Le Cléac’h a franchi la ligne d’arrivée située à 2 milles au large du port de Gijón. Le skipper de Brit Air a mis 3 jours 11 heures 14 minutes et 32 secondes pour parcourir les 515 milles de cette étape passionnante entre Le Havre et Gijón, à la vitesse moyenne de 6,19 nœuds. C’est sa 9e Solitaire et sa 3e victoire d’étape depuis ses débuts dans l’épreuve en 2000.
A 65 milles du finish espagnol, Armel Le Cléac’h, Eric Peron et Yann Eliès ont pris les affaires en main. Mais les classements ne cessent de changer d’avis et de leaders.Lorsque minuit aura sonné non loin de la ligne d’arrivée, certains carrosses pourraient se transformer en citrouilles et inversement. Attendons-nous à un final palpitant à Gijón au tout petit matin…
Belle nuit de glisse au beau milieu du golfe de Gascogne, dans un vent de 13 à 15 nœuds qui prend de plus en plus de Nord. La flotte est groupée, mais la guerre des empannages vient d’être déclenchée. Armel Le Cléac'h est en tête devant Yann Eliès et Thomas Rouxel.
Sous spi depuis l’aurore, les 45 solitaires, à la latitude de Belle-Ile, plongent bon train vers le sud, emmenés par un trio composé d’Armel Le Cléac’h, Yann Eliès et Thomas Rouxel. Mais la hiérarchie est hautement instable et évolue à chaque classement. La course au portant est passionnante et va bientôt devenir épuisante. Dans le golfe de Gascogne, une dorsale ventrue guette les marins. Il faudra la franchir et se coltiner de longues heures de petit temps. Gijón est encore bien loin…
Sublime spectacle, cette fin de nuit à la pointe de Bretagne. Le phare du Four salue une flotte regroupée qui embouque le chenal éponyme sous spi, dans du vent de nord-ouest faible mais enfin portant. Armel Le Cléac'h fait l'éclaireur devant le bizuth Yoann Richomme et Jérémie Beyou.
A 20h43 ce mercredi 28 juillet, Yann Eliès prévient la Direction de Course qu’il s’est échoué sur la plage de Primel dans le nord Finistère, à l’entrée de la baie de Morlaix. Le PSP Cormoran de la Marine Nationale qui est sur zone est prévenu une minute plus tard, à 20h44, et met aussitôt son semi-rigide à l’eau pour aller à la rencontre du skipper. Mais finalement, à 20h48, ce dernier parvient à se déséchouer seul avec l’aide de son moteur, du spi et des ballasts du bateau. A 21h05, il prévient à nouveau Jacques Caraës, le Directeur de Course pour signaler que tout allait bien et qu’il continuait sa route en direction de Gijón
Les 45 solitaires ont mis dans leur sillage les deux passages clés de cette première étape que sont la pointe du Cotentin et les îles anglo-normandes. Ils tirent actuellement des bords dans un vent d’ouest léger au large des Côtes d’Armor. Et sont très loin d’être au bout de leur peine : un autre gros morceau les attend cette nuit à la pointe Bretagne. La guerre d’usure ne fait donc que commencer.
La tête de flotte est désormais entre la pointe du Cotentin et Guernesey. Eric Péron (Skipper Macif 2009) et Erwan Tabarly (Nacarat) mènent la danse juste après le passage du raz Blanchard. Il y a eu beaucoup de jeu cette nuit... et des écarts ce matin.
La première étape de La Solitaire du Figaro 2010 a été lancée à 14 heures devant les falaises du Havre. Un départ de petit temps sous un plafond gris troué de lumières pâles, digne des grandes heures de l’épreuve estivale. Les 45 figaristes s’apprêtent à passer leur première nuit en mer, au près, en direction de la pointe du Cotentin. Plusieurs écueils sur leur route : des algues, du jus et une stratégie délicate au louvoyage dans un vent voué à fraîchir jusqu’à 20 nœuds à l’approche du Raz Blanchard.
Les 45 solitaires, Laurent Gouezigoux en tête, ont quitté vers 10h30 les quais du bassin Paul Vatine qui les retenaient depuis presque 10 jours dans la cité du Havre. Derniers mots échangés au moment de larguer les amarres et de prendre le départ, tout à l’heure à 14 heures, de la première étape en direction de l’Espagne.
Escarpée, risquée, plaisante, longue, tactique, déterminante... Les 45 figaristes ne manquent pas de qualificatifs pour décrire la première étape de la 41e Solitaire du Figaro qui partira demain à 14 heures en baie du Havre. Une étape qui se jouera en terrain miné !
C’est le Champion de France Gildas Morvan (Cercle Vert) qui a remporté le Prologue Suzuki ce dimanche après-midi au Havre, devant Ronan Treussart (Lufthansa) et Thomas Rouxel (Crédit Mutuel de Bretagne). Un tour de chauffe mouvementé : dans le petit temps et le courant, quatre procédures de départ ont été nécessaires. Et la dernière, sous pavillon noir, a entrainé la disqualification de huit bateaux, dont ceux des anciens vainqueurs Kito de Pavant (Groupe Bel) et Jérémie Beyou (BPI).
Avant toute grande représentation, il faut une générale pour vérifier que le décor est bien planté, les acteurs dans le coup et la mise en scène efficace. Le Prologue Suzuki a lieu ce matin dimanche, en baie du Havre. Pour les 45 concurrents comme pour l’organisation, il fait office de répétition avant la grande première de mardi prochain.
Allez, un peu de douceur dans ce monde de brutes qu’est la course au large en solo. Un brin de féminité dans cet entretien léger avec Jeanne Grégoire, Isabelle Joschke et Karine Fauconnier, les trois filles engagées dans la 41e Solitaire qui sont loin, très loin d’être des midinettes…
Cette année, ils sont 45 candidats à cette 41e édition de La Solitaire du Figaro qui partira du Havre mardi 27 juillet à 14 heures. Comme toujours, le plateau est bigarré et de très grande qualité. Revue des troupes en Haute Normandie à 48 heures du Prologue Suzuki.
La ville du Havre a revêtu ses plus belles couleurs pour accueillir La Solitaire du Figaro. Sous le soleil depuis le début de semaine, le bassin Paul Vatine vit désormais au rythme de la classique estivale. Les choses sérieuses commenceront sur l’eau dès dimanche 25 juillet avec le Prologue Suzuki. En attendant à terre la fête bat son plein.
La 41ème édition est bel et bien lancée ! Ce mardi, l’ensemble de la flotte est désormais amarrée aux pontons du Bassin Paul Vatine au Havre, ville départ de cette Solitaire 2010. 45 concurrents fins prêts à en découdre mais en attendant place aux festivités, c’est sous le soleil que le village de la course à ouvert ses portes au public. J-7 avant le départ !
Du 20 juillet au 22 août, la 41ème édition de La Solitaire du Figaro sera sans aucun doute l’événement nautique majeur de l’été. Avec 48 inscrits dont 8 bizuths et 5 étrangers, quelques uns des plus grands marins du moment se sont donnés rendez-vous sur la classique estivale. Un superbe plateau et un parcours de 1717 milles nautiques, qui entre étapes sprints et marathons, devraient garantir une très belle compétition.
Avec 77 préinscrits et la participation de véritables piliers de la course au large, La Solitaire du Figaro 2010 s’offre l’un des plateaux les plus qualitatifs de ses quarante dernières éditions. Le coup d’envoi sera donné pour la toute première fois au Havre le 27 juillet prochain, pour 1 717 milles nautiques de parcours côtiers et d’étapes de large.
La Solitaire du Figaro 2010 et ses 1 717 milles nautiques se placent sous le signe de la découverte et des retrouvailles. En retournant à Gijón et Kinsale, la course renoue en effet avec des souvenirs qui font partie de la riche histoire de La Solitaire du Figaro. Entre ces deux étapes étrangères, alternent nouveauté et fidélité puisque Le Havre accueillera pour la première fois la course en donnant le départ de cette 41ème édition. Alors que Brest et Cherbourg-Octeville renforcent un peu plus encore cette année, les attaches qui les lient à cette grande classique qu'est La Solitaire.
Après une incroyable 40ème édition, La Solitaire du Figaro se tourne d'ores et déjà vers 2010 et dévoile ses villes françaises. Le parcours de La 41ème Solitaire du Figaro sera divulgué dans son intégralité le vendredi 4 décembre au Nautic à Paris.