Animation météo de la 1ère étape de La Solitaire du Figaro : Le Havre - Gijon.
Animation météo de la 1ère étape de La Solitaire du Figaro : Le Havre - Gijon.
Partis dans du vent de Nord-Ouest faible mais établi entre 5 et 10 noeuds en baie de Seine le 27 juillet, Britair débute l'étape par un bord le long des côtes Normandes. Puis le vent s'établit au secteur Ouest en fraichissant à 13/18nds ce qui permet à Armel Le Cleac'h de franchir le cap de Barfleur en babord amure à des vitesses de plus de 9 noeuds. Le cap de la Hague est franchi au milieu de la première nuit aux mêmes vitesses mais en tribord amure dans du vent qui commence à s'essouffler à 11/15nds. Le passage dans les iles anglo-normandes s'effectue encore au près dans du vent de secteur Ouest de 8/12nds fluctuant au gré des fronts se désagrégeant venant du nord. Ce régime assez délicat à exploiter au milieu des forts courants de marée et des nombreux cailloux accompagne Britair jusqu'au chenal du Four entre Ouessant et le Finistère et nécessite plusieurs virements avant la sortie de la Manche pendant de la deuxième nuit de course. Le passage à la pointe Bretagne s'effectue dans des vents de Nord à Nord-Ouest mieux établis (8/12nds) permettant aux Figaristes de récupérer un peu plus sereinement en débutant la traversée du golfe de Gascogne. Le plus grande difficulté météorologique de l'étape se dresse alors devant les skippers : une dorsale issue de l'anticyclone des Açores s'installe progressivement dans le golfe. Armel Le Cleac'h fait le choix d'un franchissement légèrement dans l'est de la route directe effectuant peu de route supplémentaire et limitant les risques de vent faible. Le vent de Nord-Ouest 5/9 nds sur la face nord de la dorsale, vire lentement au nord sous l'axe de la dorsale, puis Nord-Est sur la façade sud. Britair effectue donc un empannage en milieu de golfe de Gascogne (la troisième nuit) avant d'entamer la dernière portion de cette première étape. Le vent continue de virer pour s'établir à l'Est le long des côtes espagnoles en se maintenant à 7 à 10 noeuds et ainsi accompagner les courreurs dans des trajectoires convergentes pour la dernière journée en mer.Britair aura su tirer parti au mieux de cette situation météorologique assez classique pour la saison mais jamais simple à négocier.



