« Le vent est en train de partir un peu plus ouest, donc on commence à ouvrir les voiles. On va accélérer un petit peu et les camarades au-dessus vont arrêter de nous marcher sur la tête. On a connu pire. J’ai fait un début pas trop mal mais cette nuit dans la dorsale, je me suis arrêté net, Charles Caudrelier Benac est passé et j’ai mis beaucoup de temps à me remettre en route. Je ne sais pas trop pourquoi mais je n’arrivais pas à régler correctement le bateau et à le faire avancer dans le petit clapot. Il y a des gens de gauche qui ont réussi à passer la dorsale comme Armel Le Cléac’h, Thomas Rouxel, Gildas Morvan et qui s’en sortent super bien, je ne sais pas comment ils ont fait. Quand on va arriver à l’approche de la pointe et de la petite dépression, le vent va passer ouest, puis sud-ouest et à ce moment-là ceux qui sont plus en haut s’en sortiront mieux. Il faut attendre, mais je donnerais quelques crédits de plus à ceux qui sont à l’ouest. Je tire mes cartes météo papier avec mon fax toutes les 6 heures et pour l’instant le schéma météo du départ se confirme. »