12h30 : Eliès toujours en tête, premières arrivées en soirée
Déchirant un plafond de nuages gris, le soleil revient par intermittences sur la zone de course, le temps d’éclairer un show de toute beauté : dans 25 nœuds moyens de nord-ouest, mer agitée par creux de près de deux mètres, le run final vers La Corogne est indécis et superbe. A fond sous spi, il n’est pas rare de voir les Figaros planer à 13, 14 nœuds… « ils allument ! », résume-t-on à bord du catamaran Direction de course. A tel point qu’on prévoit désormais les premières arrivées vers 20h ; même si le vent devrait sensiblement mollir cet après-midi. Au dernier pointage ce samedi midi, Yann Eliès (Generali) n’est plus qu’à 80 milles du but et mène toujours la farandole avec deux petits milles d’avance sur Nicolas Lunven (CGPI) et Laurent Pellecuer (arnolfini.fr). Viennent ensuite dans l’ordre : Charles Caudrelier Bénac (Bostik, 4e à 3,2 milles), Armel Le Cléac’h (Brit Air, 5e à 3.7 m), Nicolas Bérenger (Koné Elevators, 6e à 4,1 mi), Erwan Tabarly (Athema, 7e à 4,3 m), Armel Tripon (Gedimat, 8e à 4,4 m), Michel Desjoyeaux (Foncia, 9e à 5,1m) et Eric Drouglazet (Luisina, 10e à 5,1 m également). Soit au passage quatre anciens vainqueurs de La Solitaire dans les dix premiers, liste qui comprend aussi trois grands favoris (Eliès, Tabarly, Bérenger) et deux très bon outsiders, Lunven et Tripon. Que du beau monde, donc ! Mais rien n’est joué pour autant, quand on voit par exemple qu’un Adrien Hardy (Agir recouvrement) est pointé – au nord – 18e à 7 milles, mais qu’il avance un demi nœud plus vite que les sudistes de tête… Le suspense est toujours total et bien malin qui pourrait dire qui va sortir vainqueur ce soir de cette superbe première étape. En consultant encore et encore les positions, le directeur de course Jacques Caraës affiche un (très) large sourire : « elle est belle, cette étape, elle est belle… ». Affirmatif, Jacques, affirmatif.