12/08/2007 15:08
Les brèves du 1er août 2007 au 3 août 2007
03/08/2007
Nicolas Lunven, (Bostik) 11e, Premier bizuth,
Nicolas Lunven, (Bostik) 11e, Premier bizuth : « Sur cette étape, il fallait tout recommencer, tout le temps, c’était incroyablement complexe et intéressant. Je suis habitué au Tour de France où il y a un ou deux gros coups à jouer par étape, mais là il y en a eu 10, 15, je ne sais plus… avec en plus toute la problématique du solitaire, du sommeil, de la gestion de soi. Je suis évidemment très satisfait du résultat, content aussi des deux moments où j’ai raté des coups et où je suis parvenu à bien revenir, c’était vraiment une très, très belle course. »
03/08/2007
Thierry Chabagny (Brossard), 4e
Thierry Chabagny (Brossard), 4e : « A 50 milles de l’arrivée, j’étais en tête… Alors je suis un peu déçu quand même de ne pas avoir gagné. Je me suis fait tout simplement exploser par la fatigue. J’ai cru que je pouvais finir en m’arrachant encore un peu plus mais en fait j’ai perdu en lucidité et ça m’a fait faire des conneries. En même temps, je suis satisfait d’avoir été dans le match tout le temps et il n’y a pas d’écarts. A part ça, j’ai beaucoup pensé à Bertrand de Broc quand il s’était recousu la langue, parce que moi au départ j’ai du m’arracher à la pince un gros bout de plastique complètement enfoncé sous l’ongle de mon pouce et c’était un peu gore…»
03/08/2007
Nicolas Bérenger (Koné Ascenseurs), 5e
Nicolas Bérenger (Koné Ascenseurs), 5e : « Pour moi, ça s’est joué à Lands End. J’avais perdu le fil de l’histoire et je pense que j’avais mal préparé cette dernière partie de course. On avait tous en tête la bascule au sud-ouest alors qu’il nous restait une journée avec du nord-ouest. Il y avait encore du travail à faire avant d’aller chercher cette bascule. C’est ce que Thierry (Chabagny) a fait et il a très bien joué.(…) Je suis fracassé. J’ai du dormir 5 heures au total. Compte tenu du plateau et de la difficulté, je suis content de cette 5e place, ma plus belle pour l’instant.
Les déclarations de Michel Desjoyeaux (Foncia), 3e à Crosshaven :
« De mémoire de jeune figariste, je crois que je n’ai jamais vu autant de changements de leaders. Dans le style chaises musicales, et bien vous avez la première étape 2007 de la Solitaire Afflelou le Figaro. Il s’est passé vachement de trucs, il y avait des coups à jouer partout. Je pense que c’était pas évident de réussir tous les bons coups. Tout le monde en a raté. Si les trois autres étapes continuent sur ce rythme là, ça va être dur pour les nerfs ! Là, je suis complètement rincé. Il faut dire que je me suis fait un changement de spi improvisé juste avant l’arrivée. Cette troisième place, vu tous les rebondissements, je pense que je m’en sort vachement bien. Quand une étape n’est dominée par personne, sinon un vainqueur sur la ligne d’arrivée, c’est qu’il y a du niveau. Mais je suis encore dans le coup, j’ai été en tête de la course à plusieurs reprises.»
03/08/2007
Les déclarations de Troussel et Desjoyeaux, 2e et 3e à Crosshaven
Les déclarations de Nicolas Troussel (Financo), 2e à Crosshaven :
« Contrat rempli ! L’étape était très dure. Donc c’est une belle deuxième place, je suis vraiment content. On s’est bien tiré la bourre, c’était sympa. On était un petit groupe de 4 à 5 bateaux depuis le départ. Ensuite, d’autres sont venus se greffer puis sont repartis en perdant des places. Depuis le début, on s’est bagarré ensemble. Il ne fallait rien lâcher car les conditions étaient changeantes. Mais tous ces changements étaient motivants. Ca m’est arrivé deux fois de dégringoler un peu au classement, de perdre une dizaine de places. Le coup d’après, j’étais revenu dans les cinq. Ce matin j’avais les yeux qui se fermaient tout seuls, je m’endormais à la barre ».
03/08/2007
Les premiers mots de Frédéric Duthil à l’arrivée au ponton
« Le finish était hyper stressant parce que les autres n’étaient pas très loin derrière moi. A 3 ou 4 milles de l’arrivée, il avait de la brume, on n’y voyait pas 50 mètres. Je me suis fait un coup de stress juste avant le passage du chenal car je ne savais plus ou était les autres.
Pendant une heure, ça tremblait quand je posais ma jambe par terre. Je me disais ‘qu’est-ce qui va se passer dans ta tête si tu ne gagnes pas cette manche ?’. Je me suis dit ‘c’est pas possible, celle là, elle ne peut pas m’échapper, après la Rochelle (lors de l’édition 2005) où j’avais merdé à mon arrivée alors qu’elle m’était destinée. Je suis content, trop content.
C’était vraiment une manche particulière. Il y a eu des changements perpétuels en tête de la flotte. J’ai pris les commandes cette nuit. On était groupé avec Financo, Foncia et un autre bateau. Et j’ai réussi à glisser par en dessous et à m’échapper, je ne sais pas trop comment, en me concentrant, en faisant avancer le bateau et c’est là que j’ai pris l’avantage jusqu’à l’arrivée. Mais quand on voit ce qui est arrivé à Gérald Véniard alors qu’on avait passé ensemble la bouée de Fairway, ça fait peur. Il y a eu des rebondissements incessants.
Il y avait plein de petites bascules à bien anticiper et ce n’était vraiment pas facile. Il fallait se dire : je me place du côté où ça peut arriver. C’est ce que j’ai toujours fait. J’ai n’ai pas pris de risque, je n’ai jamais été en tête de la flotte mais j’ai toujours été dans le bon paquet. J’ai ensuite réussi à m’en sortir avec ma vitesse à la fin. Côté sommeil, ça a été musclé. J'ai du dormir deux heures en tout pendant la course.
Mon objectif, en venant sur la Solitaire cette année, c’était de gagner une étape. C’est chose faite. Il me reste à entrer dans les 5 premiers au général. Le reste, c’est du bonheur, je vais essayer de me faire plaisir sur l’eau. J’ai une super vitesse dans toutes les conditions, je navigue de mieux en mieux. »
03/08/2007
Frédéric Duthil vainqueur à Crosshaven
En passant la ligne d’arrivée à 11h09mn55sc, Frédéric Duthil (Distinxion) remporte la première étape de La Solitaire Afflelou Le Figaro.Il a parcourru les 415 milles entre Caen et Crosshaven en 2 jours, 19 heures 49 minutes 55 secondes à la vitesse moyenne de 6,12 noeuds. Fred a passé la ligne juste après avoir affalé son spi, dans un temps typiquement irlandais. Crachin, brouillard et petit sud-ouest de 15 noeuds.
03/08/2007
25 concurrents ont franchi la ligne
Les 25 premiers concurrents dont quatre bizuths ont franchi la ligne d'arrivée de cette première étape à Corsshaven en une heure.
03/08/2007
Nicolas Lunven Bostik), 1er Bizuth
En terminant à la 11e place, le vannetais Nicolas Lunven (Bostik) est le premier bizuth à franchir la ligne de cette première étape.
03/08/2007
Nicolas Troussel (Financo) et Michel Desjoyeaux complètent le podium
Après le grand vainqueur de cette première étape, quatre bateaux se sont succédés rapidement sur la ligne. Nicolas Troussel (Financo) à 13'05, Michel Desjoyeaux (Foncia) à 14'17, Thierry Chabagny (Brossard) à 17'22 et Nicolas Bérenger (Koné Ascenseurs) à 19'05.
03/08/2007
Duthil à 5 milles de la ligne d'arrivée
Le skipper de Distinxion vient de s'annoncer au Comité de Course à 5 milles de la ligne d'arrivée. Quelques minutes plus tard, c'était au tour de Michel Desjoyeaux (Foncia), Nicolas Troussel (Financo) puis Jeanne Grégoire (Banque Populaire). La ligne est mouillée 1,6 milles à l'intérieur de la baie de Crosshaven.
03/08/2007
Fred Duthil en tête, arrivée vers 11h
Frédéric Duthil (Distinxion) est toujours en tête au pointage de 9h30 et les écarts sont désormais relativement stables en tête, alors que le vent de sud-ouest forcit de nouveau au-delà de 15 noeuds. A 17 milles de l’arrivée, Fred possède 1,8 milles d’avance sur Nicolas Troussel (Financo), 2,1 milles sur Michel Desjoyeaux (Foncia) et 2,4 milles sur Thierry Chabagny (Brossard), qui sont dans le même groupe, au vent du leader. Le skipper de Distinxion a d’ailleurs choisi de se recaler vers ce groupe, sur sa gauche donc, pour les contrôler et se placer le plus possible entre ses poursuivants immédiats et la ligne d’arrivée. Sous le vent de Distinxion, les deux filles de la flotte – Jeanne Grégoire (Banque Populaire, 6e à 2,9 milles) et Liz Wardley (Sojasun, 11e à 4,7 milles) ainsi que Jean-Paul Mouren (M@rseille Entreprises) et Etienne Svilarich (Grain de Soleil), conservent une idée différente dans l’est et peuvent donc encore espérer venir se mêler à la lutte pour le podium.
L’arrivée du vainqueur à Crosshaven est désormais prévue vers 11 h ce matin.
03/08/2007
Frédéric Duthil chef de meute à 30 milles de l’arrivée
Depuis le petit matin, le skipper de Distinxion a pris les rênes de la course. A 30 milles du finish, au pointage de 7h00, Duthil avait légèrement augmenté son avance et comptait une marge de 2,2 milles devant son dauphin Nicolas Troussel (Financo), lui-même talonné par Michel Desjoyeaux (Foncia). Derrière, ça se bouscule au portillon entre un groupe qui navigue au vent du leader, et un autre sous son vent. Le premier est composé de Thierry Chabagny (Brossard), 4e, Nicolas Bérenger (Koné Acenseurs), 6e , Gildas Mahé (Le Comptoir Immobilier), 9e et Ronan Treussart (Groupe Céléos), 10e à 4 milles de Duthil. Ces derniers vont bientôt bénéficier d’un courant favorable qui les poussera doucement sur la route directe.
Dans le second groupe, Jeanne Grégoire a fait une remontée très nette dans le classement. La navigatrice de Banque Populaire est progressivement revenue dans le match depuis hier soir, suite à son virement de bord après Lands End. Elle est positionnée ce matin à la 5e place à 2,9 milles de Distinxion. Depuis longtemps, elle est accompagnée dans son option par Etienne Svilarich (Grain de Soleil), 7e , et Jean Paul Mouren (M@rseillEntreprises), 8e.
Le podium de cette première étape est donc loin d’être acquis et ces dix candidats ont tous une chance de bien finir.
A l’heure actuelle, la plupart des coureurs ont envoyé leur spinnaker. Les vitesses instantanées atteignent les 10 nœuds. Le rendez-vous sur la ligne d’arrivée est toujours prévu vers 10h00.
C.El
03/08/2007
Jean Charles Monnet (Degrémont Suez Source de talents), 21e à 6h
« Ca va nickel. On approche vite de l’arrivée, plus vite que prévu. Je suis content de ma course, c’est vrai que je ne suis pas très bien parti… En général, quand je fais des bêtises le jour, je me rattrape la nuit. Sinon, je n’ai pas trop dormi, surtout au début et c’est vraiment bien qu’on arrive dans la matinée. Le vent monte doucement mais je ne pense pas que ça forcisse autant que prévu. »
03/08/2007
Marc Thiercelin (Siemens), 40e à 6h
« Ca va pas mal. Je ne sais pas trop où je suis mais c’est sympa cette traversé de mer d’Irlande, c’est paisible et ça va vite. Ce retour à La Solitaire n’est pas facile après quelques années d’absence. Ce n’est pas facile mais c’est intéressant. C’est bien, je fais du bateau et c’est le principal, mais il y a du boulot quand même ! Cela dit, j’ai décidé de ne pas me prendre la tête, pour une fois , ça va me changer. Ce sera mieux sur les dernières étapes. »
03/08/2007
Vincent Biarnes (Côtes D’armor), 23e à 6h
« Ca va un petit peu mieux. J’ai eu un petit coup de mou hier et en début de nuit mais j’ai finalement réussi à enchaîner des siestes de 20min, car les conditions étaient propices, avec le vent de travers, on pouvait dormir sans perdre trop de places. Je m’attendais à ce que le rythme soit dur. Autour de moi, j’ai un peu de monde : il y a Espoir Crédit Agricole, Cercle Vert, Frédéric Rivet et Thierry Duprey du Vorsent. Cette étape a été pleine de rebondissements et finalement on s’est tous regroupé avant la traversée vers Irlande… pourtant, je ne croyais pas trop à ce scénario. Maintenant, il y a du vent, tout le monde va vite, entre 8 et 10 nœuds. Donc il n’y aura pas beaucoup d’écart en temps à l’arrivée. »
03/08/2007
Armel Tripon (Gédimat), 28e à 6h
Armel Tripon (Gédimat) : « J’ai enquillé quelques bonnes siestes car j’étais un peu cramé. Je pense que j’aurais suffisamment d’énergie pour finir l’étape en fin de matinée à Cork. Cette étape s’est bien passée pour moi dans le première partie le long des côtes françaises, ensuite, j’ai complètement foiré ma transmanche. Mais finalement, il y a eu redistribution des cartes. Je sauve quand même quelques heures dans l’histoire. Mais c’est vraiment une super belle étape, je me suis bien éclaté. Pour l’instant, j’ai 15 à 17 nœuds de sud-ouest avec une bonne couverture nuageuse et un peu de pluie. Je suis sous génois, un peu au dessus de la route. L’idée c’est de lofer un peu pour après redescendre sous spi. »
03/08/2007
Thierry Duprey du Vorsent (Domaine du Mont d’Arbois) : 20e à 6h
"C’est fort intéressant et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il y a du ryhtme et que c’est très agréable de naviguer en flotte. Je suis assez content. Je trouve que le bateau va vite. Par contre, j’ai fait quelques petites ‘sucettes’ de navigation, notamment au départ, à Barfleur et puis un peu ce matin. Il n’y a pas de secret, il faut être complet partout. Actuellement, on est travers, avec une petite houle bien sympathique. J’ai quelques bateaux à côté de moi et j’avoue que j’hésite à envoyer un spi pour serrer le vent. Mais en fait, pour tout t’avouer, je me trimballe une gastro depuis avant-hier et il me manque un peu d’énergie. »
03/08/2007
Thierry Chabagny (Brossard) , 4e à 6h
Thierry Chabagny (Brossard) : « Je suis au contact avec un bateau qui est juste à côté de moi donc ça va être la bagarre jusqu’au bout. Tout au long de cette étape, il y a eu du jeu. Depuis le départ et jusqu’à maintenant, il y a plein de choses à faire. C’est vraiment intéressant d’autant qu’on a eu des super conditions, du vent tout le temps, pas trop de pétole et puis du soleil. J’ai bien dormi la journée d’hier et la nuit d’avant. Cette nuit, un petit peu moins… Mais ça va, je suis frais pour attaquer la fin. »
02/08/2007
Tir groupé vers Crosshaven … les premiers attendus vendredi matin
Le passage des solitaires à Lands End, la pointe sud-ouest de l’Angleterre, restera certainement un des grands moments clef de cette première étape. Avec ce ‘nouveau départ’ donné à 140 milles du but, certains coureurs ont renversé la vapeur après un début de course plutôt médiocre tandis que d’anciens leaders voient leurs dividendes perdre de la valeur au fil des classements.
Les marins sont désormais éparpillés par grappes, à droite des Scilly, et tirent des bords à 6 / 7 nœuds de moyenne en attendant la bascule de sud-ouest qui leur permettra de débrider et de tracer leur sillage en ligne droite jusqu’à Crosshaven.
Certains sont déjà en route directe, à l’instar du leader Thierry Chabagny (Brossard). Non localisé à 16h00 mais déjà en tête à la mi-journée, Chabagny devance désormais Troussel (Financo) de 1,2 milles. Le duo gagnant de l’édition 2006 de la Solitaire Afflelou le Figaro est-il en train de remettre le couvert ? Derrière eux, Frédéric Duthil (Distinxion) s’accroche, tandis que Nicolas Bérenger a perdu du terrain et des places en poursuivant un peu trop longtemps une route à l’ouest.
Ces dernières heures de course ont été favorables aux concurrents situés dans une position intermédiaire, globalement plus proches des terres anglaises. Certains extrémistes de la ballade côtière qui ont misé sur les courants et une trajectoire finalement plus courte ont aussi de quoi se réjouir ce soir. La position de Liz Wardley (Sojasun), revenue ces dernières heures des profondeurs du classement, est à surveiller de près. Même chose pour Marc Thiercelin (Siemens), le concurrent actuellement le plus à l’est, dont la stratégie pourrait bien payer à moyen terme.
En revanche, les partisans du large semblent actuellement payer le prix fort : Gildas Morvan (Cercle Vert), Marc Emig (A.ST Group) et Eric Drouglazet (Luisina) sont relégués à plus de 7 milles de la tête de course. Seul Gérald Véniard (Scutum), en virant plus tôt, devrait limiter la casse.
Quoi qu’il en soit, 47 des 49 Figaro Bénéteau sont concentrés dans un rayon de 12 milles. Une fois que le sud-ouest s’établira, il s’agira pour eux d’une course de vitesse bâbord amure au reaching puis sous spi dans un vent forcissant. La faiblesse des écarts actuels nous promet vraisemblablement une arrivée très groupée à Crosshaven vendredi en début ou milieu de matinée.
A partir de minuit, les classements et les positions seront réactualisés toutes les heures.
C.El
02/08/2007
6 heures du matin. Notre bien aimé directeur de course Jacques Caraes achève à peine la vacation sécurité que le voilà en tête de mât. C’est bien de sa faute, il n’a qu’à pas être un des plus expérimentés n°1. de la planète « course au large française » ! Notre foc vient de tomber de belle façon sur le pont ! Emerillon du mousqueton cassé, voilà la sentence. La mer est forte, le vent hurle dans les haubans…. Bon, d’accord, cela bouge juste ce qu’il faut pour rendre l’intervention un rien musclée. Après une petite heure d’un combat mené de main de maître, voilà notre fier cata qui repique dans la plume. Mais ce petit incident s’ajoute à un autre ! Un truc qui passe pour nous inaperçu normalement, mais qui cette fois fait plus mal : une bascule à l’envers ! Les deux liés, nous voilà dans les tréfonds du classement alors que nous sommes censés caracoler fièrement en tête de course.
Alors ce soir, bien que Wolf Rock disparaît à l’horizon, nous entamons notre course poursuite. De la régate, nous n’avons rien vu, sauf par le biais de notre écran Maxsea, avec réactualisation toutes les demi-heures des positions des skippers grâce au système Argos. Le soleil brille, la blanquette de veau mijote et nous attendons comme tous les petits copains avec une certaine impatience la bascule au sud-ouest. Si au près, on arrive, sans faire d’erreurs( !!!), à tenir la cadence, au portant, on va tout simplement les exploser.
A bord du cata Direction de Course
Nicolas Raynaud
02/08/2007
Jeanne Grégoire (Banque Populaire), 16e au classement de 15h30
« Je m’en allais faire du tourisme dans des îles très jolies quand je vois derrière moi croiser des bateaux avec des voiles très bizarres. Du coup je prends mes jumelles et je vois, à un demi mille derrière, Cercle Vert qui était 11 milles devant moi ce matin à la vacation et avec lui Gérald qui était loin devant moi depuis le début de la course. Finalement, je vais peut-être éviter de faire du tourisme et profiter de l’opportunité ! Ca part vraiment dans tous les sens. C’est carrément hallucinant. Je ne m’attendais absolument pas à les voir croiser là. Je ne pensais pas les revoir avant Crosshaven. Je pensais que la course était pliée pour les 10 premiers… »
02/08/2007
Jean Pierre Nicol (Gavottes): 33e au classement de 15h30
« J’ai fait un début de course difficile avec des options extrêmes. J’ai pris quelques ‘bâches’ et du coup, j’avais le moral dans les baskets. Là je me suis reposé et ça va mieux. J’ai beaucoup dormi et un peu payé le prix de ma préparation tardive. »
02/08/2007
Michel Desjoyeaux (Foncia), 10e au classement de 15h30
« Je n’ai jamais vu une étape avec autant de rebondissements, de changement de leaders. C’est très intéressant ! Je ne suis pas toujours dans les bons coups mais je m’en sort pas trop mal. Il y a une partie de la flotte qui est partie de l’autre côté des Scilly. Nous on est le long des Scilly et on vient de virer cap au nord. J’ai une bonne partie de la flotte sous mon vent vers la pointe de Cornouaille. Je suis bord à bord avec Marc Lepesqueux. Il a de l’action , on ne s’ennuie pas. J’ai pas mal dormi entre Start Point et Eddystone. J’ai tout fait sous pilote. Cet après-midi aussi car au près avec du clapot, le pilote se débrouille très bien. A demain en début d’aprem en Irlande ! »
02/08/2007
Grégoire Le Mière (Basse Normandie/OTCex Group), 17e au classement de 15h30
« L’année dernière j’étais dans les profondeurs du classement. Là, je suis à la fin du paquet des 20 premiers et je suis plutôt content. Je suis avec Loison, Rouxel. Devant moi, j’ai Douguet et sous le vent Jeanne Grégiore et Vincent Biarnes. Je vais passer dans le chenal des Scilly, c’est là que passe pile poil la route directe alors je vais aller faire un peu de tourisme là bas. Tout va bien à bord. J’ai fait deux bonnes siestes ce matin après Hand Deeps et j’ai pu récupérer.»
02/08/2007
Marc Emig (A.ST Group), 16e au classement de 10h30
“Là, on a de la pression avec beaucoup de droite, donc pas question de virer maintenant. Ca devrait tourner à l’ouest sud-ouest d’ici la fin de la journée. Apparemment, le passage au sud-ouest sera assez rapide. Il y aura peut-être une petite molle à l’approche de la dorsale mais il devrait y avoir de l’air quand même. En ce moment, ça remue pas mal. J’ai 19 nœuds de vent. J’essaie de me faire à manger mais avec beaucoup de gite et la bouilloire qui n’arrête pas de faire gling gling, ce n’est pas facile.»
02/08/2007
Gildas Morvan (Cercle Vert), 8e au classement de 10h30
« Le vent est monté comme prévu. On a entre 15 et 20 nœuds de nord-ouest. Il fait beau, on a du soleil et de belles vagues avec le vent contre courant. L’objectif est d’aller chercher la rotation du vent à l’ouest sud-ouest. J’ai deux à trois bateaux derrière moi…mais ceux à terre, je ne les vois plus. Je ne comprends pas pourquoi ils sont repartis à terre dans le courant alors qu’il y a une rotation à gauche prévue. Car plus t’es dans l’ouest, plus t’as de la gauche. En tout cas, la course est passionnante. A chaque pointe on s’est bien amusé. A chaque marque, il y a eu des passages à niveau et des rebondissements. Mais il y a encore du boulot avec un peu de brise en fin de parcours. Par contre, la fatigue, ça commence à être dur dur. Depuis le début, je n’ai pas beaucoup dormi. »
02/08/2007
Jacques Caraës en tête de mât…
Ce matin, le catamaran de la Direction de Course a été victime d’une petite avarie : l’émerillon de l’enrouleur d’étai a cassé et le solent s’est retrouvé sur le pont. C’est le directeur de course Jacques Caraës qui s’est retrouvé au charbon, en tête de mât, pour effectuer une réparation de fortune. Le bateau DC qui s’est décalé au large le temps de tout remettre en ordre, expérimente actuellement les mêmes conditions que les concurrents de la Solitaire Afflelou le Figaro : 20 nœuds de nord-ouest et une mer hachée. Une navigation sportive au près, entre les grains de pluie et quelques trouées de soleil….
02/08/2007
Thierry Chabagny (Brossard) prend les commandes à la côte
Quelle régate ! Alors qu’au pointage de 11h Thierry Chabagny (Brossard) a pris les commandes de la flotte quasi à égalité avec Nicolas Bérenger (Koné Ascenseurs) et Marc Lepesqueux (Rapid’Flore-Caen La Mer) sur lesquels il ne possède qu’à peine 200 mètres d’avance, deux nouvelles grandes options se dessinent au Cap Lizard. L’essentiel du paquet de tête - dont les trois leaders - va jouer très à terre au ras de la côte anglaise. Mais à l’inverse quatre bateaux prennent une option au large et non des moindres : dans l’ordre Gildas Morvan (Cercle Vert, 8e à 2 milles), Gérald Véniard (Scutum, 14e à 3,7 milles), Eric Drouglazet (Luisina,15e à 4,8 milles) et Marc Emig (A.ST Groupe, 16e à 4,9 milles). Dans le groupe des poursuivants de ce peloton de tête, à une dizaine de milles de Thierry Chabagny, les quatre mieux placés sont Christopher Pratt (Espoir Crédit Agricole), Corentin Douguet (E.Leclerc Bouygues Telecom), Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires) et Jeanne Grégoire (Banque Populaire). Mais eux n’ont pas encore franchi le Cap Lizard, à l’inverse du peloton des meneurs.
02/08/2007
A couteaux tirés à Lizard
Grosse bagarre en tête avec actuellement Brossard qui semble avoir pris les commandes suivi de Rapid'Flore Caen-La-Mer et Koné Ascenseurs. Le jeu se joue au niveau des bascules de vent qui est très irrégulier en direction. Il faut tenir compte également des veines de courant de directions différentes qui peuvent donner avantage ou au contraire provoquer un ralentissement. Ici au Cap Lizard l'entonnoir de l'avancé de la pointe accélère énormément les courants. Le jeu est passionnant à voir et Patrick Eliès retrouve ses réflexes de coureur de La Solitaire. Il observe, analyse, commente les options des premiers... Passionnant ! Au moment où j'écris ces quelques lignes, un quatrième se joint à la bagarre en tête: Il s'agit de Lenze. Comme le dit Nicolas Bérenger cette étape est incroyable avec "tout qui peut changer en 10 secondes, et tout peut être remis en question... tu fais un gros boulot, tu commences à y croire et d'un seul couip tu perds tout ton avantage...". Rien n'est joué donc et avec les conditions météo qui s'annonce, il y aencore beaucoup de rebondissements à prévoir et dans les heures qui suivent pour ne pas dire les minutes qui suivent...
Jean-Yves Chauve à bord du bateau Médical
02/08/2007
Régate à handicap
Nicolas Bérenger (Koné Ascenseurs) conserve la tête au pointage de 8h, pour un demi mille d’avance devant Gildas Morvan (Cercle Vert) et Marc Lepesqueux (Rapid’Flore-Caen La Mer). Les solitaires tirent maintenant des bords de près dans un flux d’ouest-nord-ouest de 10 à 15 nœuds. Un peu comme si le Cap Lizard était la bouée au vent d’une nouvelle régate. Mais une régate à handicap. Car les écarts sont de plus en plus pertinents dans des classements de moins en moins bouleversés, dans leurs grandes lignes en tous cas. En gros, les 16 premiers, qui tiennent en 4 milles peuvent encore espérer entamer en tête la traversée de la Mer Celtique. Mais ce sera beaucoup plus difficile pour tous les autres, qui accusent au minimum 11 milles de retard à partir de la 17e place. A Un peu plus de 170 milles d’une arrivée à Crosshaven qu’on peut désormais envisager dès demain midi, cela commence à faire beaucoup. Dans le groupe de tête, on note la présence des trois lauréats de l’an dernier : Nicolas Troussel (Financo, 4e à 1,1 mille), Thierry Chabagny (Brossard) est fort bien revenu en 6e position - à égalité avec le Foncia de Michel Desjoyeaux – et Gérald Véniard (Scutum) est désormais 10e à un peu moins de 3 milles du leader Nicolas Bérenger. Mais dans ce peloton de tête, on retrouve aussi des outsiders qu’on n’attendait pas forcément à pareille fête comme Marc Lepesqueux où l’excellent Franck Le Gal (Lenze, 5e à 1,1 mille) qui a lui aussi déjoué les innombrables pièges de cette incroyable première moitié de course, tout comme Etienne Svilarich (Grain de Soleil, 9e à 2,5 mille). Et deux bizuths parviennent à se hisser dans cette échappée du premier tiers de flotte : Nicolas Lunven (Bostik, 13e à 3,5 milles) et Frédéric Rivet. Le skipper de Novotel Caen ferme la marche des prétendants pour le leadership au Cap Lizard, en pointant en 16e position à 3,8 milles alors que son poursuivant immédiat, Corentin Douguet (E.Leclerc-Bouygues Telecom) est donc 17e mais avec déjà 11 milles de retard au leader
02/08/2007
Nicolas Bérenger (Koné Ascenseurs), 1er au classement de 4h00
« C’est la première fois que je passe une marque en tête (celle de Hand Deeps, à 1h10 du matin). J’ai la satisfaction du travail bien fait mais il reste encore 200 milles avant l’arrivée. Quand tu ouvres la voie, tu prends les risques pour les autres. Il y a toujours la possibilité de tomber dans une zone sans vent et de rester piégé »
02/08/2007
Marc Emig (A.ST Group), 12e au classement de 4h00
« J’ai le bonnet depuis hier soir ! Il fait frisquet. En ce moment, j’en profite pour dormir. Depuis le début de course, j’ai fait le yoyo, mais je me suis battu pour revenir. J’espère que je ne vais pas reprendre un coup d’élastique du mauvais côté ! Maintenant, on va attaquer la partie au près. Ce sera un peu plus viril, avec une quinzaine de nœuds. Le moral est revenu, et tout va bien à bord, le bateau va super bien. »
02/08/2007
Corentin Douguet (E.Leclerc-Bouygues Telacom), 18e au classement de 4h00
« Après un bon début de course, je n’ai pas été brillant. Hier je suis parti au large au lieu d’aller à la côte. A Start Point, on s’est fait coincer dans une bulle et j’ai vu le groupe de devant s’échapper. J’ai Côtes d’Armor devant moi, Espoir Crédit Agricole derrière et il doit y avoir Rouxel dans le quartier. Mais il reste encore du chemin jusqu’à Crosshaven et il y a encore des choses à faire. Tout va bien à bord dans ces conditions clémentes. C’est une belle navigation. »
02/08/2007
Thierry Chabagny (Brossard), 7e au classement de 4h00
“Mon début de course a été assez moyen, notamment au passage des Needles où on a vu tout le paquet de tête sous spi défiler sous nos yeux. Depuis, je suis resté dans le groupe de terre avec Nico (Bérenger) et ça a payé. Ca fait plaisir d’être revenu devant. Depuis le début, les conditions de navigation sont exceptionnelle, et surtout, il y a du jeu : à chaque renverse de courant, il y a moyen de se positionner pour gagner un peu de terrain. Je n’avais pas dormi depuis le départ jusqu’à hier soir. Mais depuis que le vent rentre et qu’on fait un peu de près, j’ai enquillé quelques heures de sommeil. »
02/08/2007
Marc Lepesqueux (Rapid’Flore Caen-La-Mer), 3e au classement de 4h00
« Il y a un petit front qui est en train de passer. On a entre 13 et 17 nœuds, la mer est un peu hachée et ça tape un peu. Je ne sais pas si ça va monter beaucoup mais au moins, ça permet d’avancer vite et tranquille. C’est une bonne étape depuis le début. Pour moi, ça se passe plutôt bien. Je me suis fait lâcher hier au passage de Portland. J’ai vu Drouglazet, Chabagny et un groupe de 5 bateaux passer alors que j’étais arrêté. Mais j’ai réussi à recoller donc c’est pas mal. »
02/08/2007
Nicolas Troussel (Financo), 5e au classement de 4h00
Nicolas Troussel (Financo) : « Au large, on s’est retrouvé sans vent, contrairement au groupe de terre. Ils ont eu la renverse de courant avant nous et sont passés devant. Je pensais qu’ils resteraient collés dans la molle plus longtemps mais je ne regrette pas mon choix. Là on est revenu dans le match, l’arrivée est encore loin et il a encore des coups à jouer. Toutes les pointes à passer vont être délicates. Là, j’étais en train de me reposer un peu car je n’ai pas réussi à dormir depuis le départ. Mais je crois que je vais me remettre à la barre car le vent est encore assez capricieux. »
02/08/2007
Le retour de James Bird
Le jeune skipper britannique dont le bateau avait été endommagé après avoir talonné au départ de la première étape, a annoncé à la direction de course qu’il allait quitter le port normand à 22h30 pour regagner l’Irlande en convoyage, accompagné d'une deuxième personne. Il devrait donc être au départ de la prochaine étape de la Solitaire Afflelou le Figaro.
01/08/2007
Tassement de la flotte…remue ménage dans le classement
Nous y voici. La pétole s’est abattue ce soir sur les 49 solitaires et les premières victimes ne sont autres que les leaders de la journée : Desjoyeaux, Véniard, Troussel, Duthil, Mahé ainsi que tous leurs acolytes partis au large pour trouver du vent synoptique. Ces derniers progressent à 3,3, presque exclusivement grâce à un courant portant qui leur sera favorable jusqu’à 21h00 au mieux. Les voilà donc ralentis dans un flux évanescent, impuissants face au retour en force de leurs petits camarades partis chercher dès ce matin leur salut plus près des côtes anglaises. Ils s’appellent Gildas Morvan (leader bien fragile avec ces quelques centaines de mètres d’avance), Nicolas Bérenger, et Franck Legal…entre autres. Ces derniers ont été partisans d’une trajectoire plus côtière pour aller chercher les vents thermiques et se sont recalés sur une route directe. Au pointage de 18h30, ils progressaient à 5 nœuds. Mais attention, aucun de ces deux groupes n’est à l’abri d’un troisième peloton qui s’est littéralement ‘engolfé’ dans la baie de Lyme. Car ce sérieux coup de frein de la mi-journée a fait fondre les écarts entre les concurrents (les 16 premiers se tiennent en 2 milles).
En fait, tout va se jouer sur la bascule de vent (ouest-nord ouest) attendue dans la soirée. Les premiers à en bénéficier seront peut-être les gagnants à Start Point, une pointe qui obligera la flotte à s’aligner, à la sortie de Lyme Bay.
Le suspense est à son comble pour cette deuxième nuit en mer. Les pointages du petit matin pourraient apporter de nouvelles surprises.
01/08/2007
Bonne pioche ?
Finalement, Eole s’est montré grand seigneur. Une petite heure, guère plus, de vraie pétole. Pas de quoi en faire un drame alors que déjà Start Point pointe à l’horizon. Une navigation au reaching, avec alternance spi/génois de rigueur dans un vent de sud-est d’environ cinq noeuds forcément fluctuant. Si la journée a été chaude, autorisant une tenue enfin estivale, le fond de l’air reste frais depuis que l’astre rougeoie au fur et à mesure de sa descente. Cette nuit, sous la lune projecteur, les polaires, sans doute les cirés, seront à nouveau de rigueur. On ne passe pas Eddystone en milieu de nuit impunément ! C’est là que l’on pourra réellement compter les points de cette journée de mercredi, entre les tenants du large et ceux qui ont opté pour une route plus à terre. Mais attention, Eole, s’il sait être bon, reste un incorrigible capricieux. Sous Start point, nous pouvons être tous bloqués, avec une pioche solidement crochée par 30 mètres de fond. De quoi distraire les lieux et autres poissons des parages. Nous, ce soir, nous nous contenterons de maquereaux…
Nicolas Raynaud A bord du cata Direction de Course
01/08/2007
Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires):« C’est un début de course bien tactique.
« C’est un début de course bien tactique. Il y a eu deux gros coups à ne pas rater, le premier à Barfleur où il fallait longer la côte pour éviter le courant. Celui là, je l’ai loupé. Le deuxième c’était l’atterrissage sur Cowes où il ne fallait pas se retrouver à louvoyer face au courant. Là, j m’en suis plutôt bien sorti. Je suis avec Vincent Biarnes (Côtes d’Armor), Corentin Douguet (E.Leclerc Bouygues Telecom) et Christopher Pratt (Espoir Crédit Agricole) . On est sur une route au large de Portland. Mais tous ces efforts risquent d’être réduits à néant, car le vent doit complément tomber dans les heures qui viennent et il risque d’y avoir un nouveau départ. A part ça, les conditions sont sympa : on est au portant, il fait grand beau, on est en short à la barre, donc la vie est belle. »
01/08/2007
Gérald Veniard (Scutum) leader au Grand Prix Suzuki, marque de parcours Needles Fairway
A 6h14, ce matin Gérald Veniard a été le premier à laisser à bâbord la marque de parcours Needles Fairway, Grand Prix Suzuki, située au sud-ouest de l'ïle de Wight. Dans son tableau arrière Fred Duthil (Distinxion) Michel Desjoyeaux (Foncia), Gildas Mahé (Le Comptoir Immobilier), Nicolas Lunven (Bostik), Nicolas Troussel (Financo), Gildas Morvan (Cercle Vert), Ronan Treussart (Groupe Céléos, Corentin Douguet (E.Leclerc/Bouygues Telecom), Thomas Rouxel (Défi Mousquetaires).
01/08/2007
Quentin le Nabour (Votre nom pour le Figaro): j’ai mal tricoté
« J’ai un peu ‘merdé’ cette nuit, j’ai mal tricoté sur la remontée de la Manche. En ce moment, je dois avoir Gavottes (Jean-Pierre Nicol) devant, et Gédimat (Armel Tripon) en dessous à la côte, mais je ne pense pas que ce soit le bon plan. Là, j’étais sur le pont en train de dormir, je viens juste de me réveiller. Le bateau marche tout seul, j’avance à 5 nœuds donc j’arrive à dormir par tranche de 15 à 20 min. Pour la suite, il va falloir négocier Portland et Star Point et ce ne sera pas facile car le vent va tomber. Ce sera le gros morceau de la fin de la journée ».
01/08/2007
Michel Desjoyeaux prend la tête sous les côtes anglaises
Comme prévu, les 49 figaristes expérimentent actuellement un vent mollissant. La flotte continuer d’évoluer sous spi mais les vitesses ont légèrement chuté par rapport à ce matin puisque le groupe de tête était enregistré autour des 4 à 5 nœuds au classement de 14h30. Ce même groupe de tête est actuellement mené d’un cheveu par Michel Desjoyeaux (Foncia). Mais dans son tableau arrière, on retrouve Gérald Véniard (Scutum), Nicolas Troussel (Financo), Frédéric Duthil (Distinxion) et Gildas Mahé (Le Comptoir Immobilier).
Pour l’instant, ces 5 leaders a choisi d’optionner au large de la baie de Weymouth. Tandis que d’autres tentent leur chance plus près des côtes, à l’instar de Jeanne Grégoire (Banque Populaire), certes pointée en 24e position, mais qui avançait à 11 nœuds ! Les prochains classements de la journée risquent donc de réserver quelques surprises. L’autre fait marquant est l’étirement de la flotte avec désormais 47 milles d’écart entre la tête de course et le dernier concurrent Jimmy Le Baut (Port Olona – Arrimer).
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